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Grand débat dans la Drôme : Macron face à Wauquiez et Collomb

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Pour son troisième déplacement, celui-là dans la Drôme, dans le cadre du grand débat national, le chef de l’État voulait innover sur la forme après les deux marathons de sept heures, passées au milieu des maires la semaine dernière. Là, il a bousculé ses habitudes en s’invitant, en fin de journée, à un débat citoyen à Bourg-de-Péage après un « déjeuner républicain » avec une cinquantaine d’élus locaux de la région Auvergne Rhône-Alpes. L’occasion de rencontrer ou de revoir deux figures locales. Et pas des moindres : Laurent Wauquiez, président de LR et patron de la région, puis son ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, qu’il n’avait plus revu depuis son départ précipité de la place Beauvau en octobre dernier.

Si les retrouvailles avec le maire de Lyon sont restées polies, c’est loin d’avoir été le cas avec Wauquiez. Enfermés avec tous les autres maires dans le huis clos de ce déjeuner fermé aux micros et aux caméras dans une salle de la préfecture, le président de la République et le chef de file de la droite se sont rendus coup pour coup. Assis face à face.

Entre le consommé de bœuf et les ravioles de Roman servis en entrée, et le pintadeau de la Drôme en plat principal, les deux hommes ne se sont que très rarement regardés dans le blanc des yeux, préférant d’abord se concentrer sur les questions des autres maires présents : les fermetures de classes en milieu rural, le problème de financement des communes, le poids des grosses métropoles, etc.

le ROC, temple de la boxe

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Direct, uppercut, drop… et K.O. ! Depuis 1993, Chalon-sur-Saône a son temple de la boxe, le ROC, ou « Ring Olympique Chalonnais« .

Il s’agit ici de la boxe anglaise, ou « noble art », la seule boxe présente aux Jeux olympiques. Créé par Marcel Martin, qui en est toujours le président d’honneur et Saïd Fergani, qui fut champion de Bourgogne Franche-Comté, le ROC est aujourd’hui dirigé par ce dernier.

Marcel Martin avec Mourad Gmiza, pendant la soirée de Gala au Creusot
Saïd Fergani entraînant Mourad Gmiza au ROC

Le ROC permet à ses 130 membres de pouvoir s’essayer aux combats en amateur, et pourquoi pas d’espérer devenir professionnels. D’exaucer leur rêve, celui d’affronter sur le ring un adversaire de même catégorie, de même poids et de même sexe.

Alors, enfilez vos gants rembourrés (pour limiter le risque de coupure), et le combat peut commencer !

Pour gagner, il faut toucher le visage ou le torse de l’adversaire, et bien sûr éviter le plus possible ses propres coups de poing, directs, crochets et autres uppercuts. Les rounds, ou reprises, sont séparés par une minute de repos, qui permet au combattant d’être conseillé, encouragé et soigné si besoin. Le nombre et la durée des rounds dépendent de la catégorie du combat. Seuls les professionnels hommes combattent torses nus.

Des points sont attribués par trois juges à chaque coup considéré comme net, puissant et précis. La plus belle des victoires s’obtient par KO, ou knockout: il est proclamé lorsque l’arbitre a compté 8 secondes, et que l’adversaire au sol ne peut plus se relever ni reprendre le combat. Le match peut aussi être arrêté si l’un des boxeurs est blessé et que la situation pourrait devenir dangereuse pour lui. On parle alors de KO technique ou TKO.

La boxe, c’est bien sûr une affaire de courage. Un sport dur, physique, où on donne et où on prend des coups, mais avec des règles strictes, du fairplay, de l’empathie. Et où le mental compte au moins autant que le physique. Un mental qu’il faut entretenir, pour en faire une force.

Cependant, bien sûr, en matière de forme physique aussi, le moindre avantage compte. Il permet au boxeur de mettre en pratique son intelligence de combat, intelligence qu’il aura développée avec son coach.

Un KO n’est pas un moment facile à vivre, c’est certes impressionnant, mais sans esprit de violence primitive ou bestiale.

Actuellement, deux boxeurs pros comptent parmi les piliers du club chalonnais : Mourad Gmiza, super léger, et Sofian Ezzejjari, super plume. Parfois, pour le plaisir de tous, ils s’affrontent amicalement sur le ring du ROC. Ce moment, qui leur sert aussi d’entraînement, est fort apprécié. Il permet de montrer la beauté de ce sport, son côté technique et stratégique, la rapidité et la force des coups, le côté offensif et défensif de chaque boxeur… Toute la famille du Roc vibre devant ses champions.

Sofian Ezzejjari au ROC
Mourad Gmiza s’entraînant au Gala du Creusot
Entraînement au Roc : Mourad Gmiza et Sofian Ezzejjari  avec Saïd Fergani

Le club a formé des champions amateurs de Bourgogne et un champion de France universitaire, et ses membres ont remporté de nombreux titres en compétition.

Mais le ROC propose aussi aux garçons et filles, aux hommes et aux femmes et même aux personnes handicapées d’autres activités.

A commencer par la Boxe « Loisir », sans compétition : pour les filles et garçons à partir de 6 ans, c’est un bon moyen d’appréhender la discipline, de découvrir tout en progressant techniquement et physiquement… à son rythme.

Autre variante, la Boxe Éducative, dite aussi « boxe éducative assaut ». Ouverte, là aussi, aux filles et aux garçons à partir de 6 ans, cette discipline propose, non pas de frapper l’adversaire, mais de le toucher sans appuyer. Les comportements violents sont totalement interdits. Cette activité ludique permet de développer la vitesse, l’endurance et la souplesse ainsi que de travailler les valeurs morales telles que le respect des règles et de l’adversaire, le contrôle de soi… Elle permet aux jeunes et aux moins jeunes de prendre confiance en soi, de surmonter, pour les plus craintifs, des inhibitions motrices et pour les plus violents à contrôler leurs gestes. En boxe éducative, il y a 4 grades. C’est une véritable activité éducative très élaborée.

On peut aller plus loin et plus fort, avec la Boxe amateur. En catégorie novice, à partir de 14 ans, la compétition se pratique avec des protections. Selon leur niveau et s’ils le désirent, les boxeurs, après une dizaine de combats, peuvent passer en catégorie élite… où ils abandonnent leurs protections. Et bien sûr, le rêve de beaucoup est de passer en catégorie pro.

Le ROC organise et participe à des galas de boxe avec une notion festive où aucun titre n’est en jeu.

Une autre activité, beaucoup moins « ring », mais reconnue par la Fédération Française de Boxe, est l’AéroBoxe ou cardio-boxe, qui se pratique en groupe. Il s’agit d’enchaîner pendant une heure des mouvements pieds-poings en associant diverses techniques de la boxe et de l’aérobic. Il n’y a, bien sûr, aucun contact. L’activité est ouverte à toutes et à tous, même si la gent féminine est majoritaire. L’apprentissage est rapide et ne nécessite pas de connaissances particulières en matière de discipline de combat. Cette activité, très prisée, associe exercices d’endurance, de vitesse et de souplesse, le tout en musique. Elle va agir sur vos systèmes cardiovasculaires et respiratoires. Elle est idéale pour une remise en forme progressive, pour lutter contre le stress ou entretenir sa silhouette.

Enfin, dernière activité, et non des moindres, proposées par le Roc, la Handiboxe. Jeunes ou moins jeunes, garçons et filles en situation de handicap, battants et motivés, viennent pratiquer dans la salle une boxe éducative adaptée. Ce moment les valorise, leur donne confiance en eux et en leurs possibilités, les latéralise, les rend plus forts, plus heureux. Ils sont en inclusion, c’est-à-dire dans un club où ils côtoient des boxeurs valides, cela facilite leur sociabilisation et leur intégration. C’est aussi dans cette salle de combat, sur ce ring, que les préjugés disparaissent, ou tout au moins s’atténuent… Certains d’entr’eux ont participé au challenge Handi Boxe Gilbert Joie qui accueille une centaine de handi-boxeurs.

Comme dans n’importe quel sport, la boxe suppose un entraînement préalable. Et le ROC propose avec son président, son prévôt, ses instructeurs, ses directeurs d’assaut toutes les compétences requises et nécessaires. La formation est assurée par des personnes pédagogues, formées et diplômées, qui font progresser tous les adhérents, quels que soient leur niveau et l’activité pratiquée.

Pour les loisirs ou les compétitions, l’entraînement, vise à développer vitesse, endurance, résistance et enfin puissance. En plus, il faut acquérir la maîtrise des gestes techniques et des situations tactiques indispensables.

Au ROC une séance d’entraînement varie bien sûr en fonction du public – simples pratiquants ou compétiteurs – de l’objectif à atteindre, de la discipline pratiquée et du professeur.
La leçon est un cours donné collectivement par le professeur, l’entraîneur à ses élèves. Les exercices sont accomplis soit en groupe, comme pour l’échauffement, soit à deux, comme pour les enchaînements, soit seul avec le professeur. La séance se termine par des étirements généraux et de musculation des bras, des abdominaux.

L’apprenant peut aussi perfectionner sa technique seul ou sous l’œil et les conseils de l’entraîneur. Les exercices sont accomplis soit dans le vide, comme le shadow-boxing, soit avec un partenaire soit enfin avec un accessoire spécifique à la boxe (sac de frappe, punching-ball, poire, corde à sauter…), soit avec des appareils plus généralistes comme les appareils de musculation ou les systèmes d’étirements.

Enfin, notre boxeur peut être mis dans une situation proche du combat sur un ring.

Deux heures d’entraînement hebdomadaire maintiennent seulement la condition physique. Pour progresser et obtenir le niveau souhaité, il faut compter au moins 3 séances de deux heures par semaines.

Nourreddine, l’aîné des Fergani est aussi boxeur. Il décroche trois titres de Champion de Bourgogne France-Comté en 1980, 81 et 82, puis il met fin à sa carrière en 1984. Il retourne alors vivre dans son pays natal l’Algérie (Annaba – ex Bône). Il est revenu, il y a peu de temps, en novembre 2018, passer un petit séjour dans le Chalon de son enfance. Le Roc en a profité pour honorer ce boxeur émérite et généreux de cœur en organisant le jubilé de Nourredine.

Au-delà des bénéfices physiques de la pratique de la boxe, sous toutes ses formes, la boxe, c’est toute une philosophie. Elle permet d’acquérir ou de développer la concentration, la réflexion, le respect de soi et des autres, l’humilité, la solidarité, le rapprochement entre les générations, l’apprentissage par des plus anciens qui ont l’expérience de la vie et du combat. Elle favorise enfin la mixité. C’est toutes ces valeurs que le ROC entend développer auprès de ses adhérents.

La famille du ROC
  • Ring Olympique Chalonnais (ROC)
  • 35 rue du Général Hoche
  • 71 100 Chalon-sur-Saône
  • Renseignements :
  • Président Saïd Fergani : 06 13 18 35 53

m.ferganipro@gmail.com

Bientôt un diaporama des activités du ROC

Voir aussi les articles que nous avons publiés

Le boxeur Mourad Gmiza (ROC) gagne au Creusot

Handicapés mais combattants

 

Schiappa fera son grand débat chez Hanouna

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« C’est bienvenue chez les Tuches… » Atterré, un Macroniste ne se remet pas de l’initiative de la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les hommes et les femmes. Marlène Schiappa coanimera vendredi soir en direct avec Cyril Hanouna « La parole aux Français », une émission consacrée au grand débat sur C8.
Plus que la présence de la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes sur le plateau du présentateur sulfureux, c’est surtout la formule retenue – une ministre animatrice – qui suscite des vagues. Twitter s’est enflammé, l’opposition s’en est donnée à cœur joie, dénonçant une « télé spectacle » et la « recherche du buzz ». « Le degré zéro… (mais on savait déjà !) », a réagi sur Twitter le député RN Sébastien Chenu.

Certains, au sein même de la majorité, s’interrogent sur la pertinence de la démarche de Schiappa. « C’est iconoclaste, mais Marlène aime les choses iconoclastes. Cela ne nous surprend plus. Elle aime prendre des risques, c’est courageux », justifie le député parisien Pacôme Rupin. Schiappa elle, assume.

« Je crois que c’est une bonne initiative que d’aller s’adresser à 700 000 personnes qui regardent l’émission de Cyril Hanouna, et qui, peut-être, n’auraient pas su comment participer au grand débat », s’est-elle défendue sur BFM. Elle revendique au passage de « sortir des codes de la politique traditionnelle », sa marque de fabrique depuis sa nomination au gouvernement…

La secrétaire d’Etat n’est pas non plus perturbée par le profil de l’animateur télé, régulièrement brocardé pour ses propos sexistes ou homophobes. Elle rappelle en outre que si Hanouna, alias « baba », a été sanctionné par le CSA, c’est aussi parce qu’elle-même l’avait saisi. Une façon pour cette militante féministe d’envoyer sur les roses ceux qui lui intentent un procès en sorcellerie.

Sauvés de la poubelle pour la marmite

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Rencontre avec celle qui donne une seconde chance aux fruits et légumes.

Mercredi matin 16 janvier, 12 heures. Sur la place de l’hôtel de ville, la présidente de l’association « les Bulles vertes chalonnaises » débute, elle, son marché. Les marchands vont bientôt remballer alors il ne faut pas traîner ! Dominique Copreaux commence à glaner. Tous les légumes ramassés serviront à concocter une soupe. Celle-ci sera proposée aux seniors ce soir à 20h à la maison de quartier de la paix.

 

Au fait, ça veut dire quoi « glaner » ? Rien de plus simple, explique Dominique Copreaux, présidente de l’association organisatrice. Il suffit de récolter des fruits et légumes déclassés qui sont destinés à être jetés à la fin des marchés. Facile ! Dans son panier on y trouve carottes, poireaux, choux, pommes de terre et courges. Des produits de saison qui ne sont malheureusement plus commercialisables ne répondant plus à certaines « normes ».

Une étude Ipsos réalisée pour le secours populaire en 2018 fait le constat d’une précarité inquiétante. D’après le baromètre, un Français sur cinq ne mangerait pas à sa faim, chaque jour. Des personnes, jeunes ou moins jeunes qui ont du mal à s’offrir des fruits et légumes frais. Pour tenter d’y remédier, des idées naissent, des actions solidaires se créent.

Chalonnaise depuis une cinquantaine d’années, Dominique Copreaux est à la tête de l’association « les Bulles vertes ». L’association voit le jour en 2017 dans le but de mettre en valeur le patrimoine vert de Chalon. Ses objectifs sont simples et verts : être plus proche de la nature en ville, limiter nos déchets dans le respect de l’environnement et créer un lien social. [Voir notre reportage vidéos sur les Bulles vertes]

Pour la rencontre de ce soir, l’idée est de faire un repas simple et convivial à partager entre amis, voisins, inconnus. C’est parti pour la dégustation d’une bonne soupe d’hiver. Gratuite ! Pour les seniors chalonnais et non chalonnais.

Anciennement membre des glaneurs chalonnais, Dominique a une grande expérience de la redistribution alimentaire et est fière de la partager.

Dominique est présente à la maison de quartier dès 18h30 avec ses gamelles. La soupe et la compote de pommes ont été préparées la veille et dans l’après-midi. Sur place, on observe une attention toute particulière à la disposition des tables, favorable à la discussion… Des feuilles de laurier déposées sur les tables pour la décoration. Du fromage râpé, des tranches de pain toastées, de l’huile d’olive, de la compote… L’ambiance est chaleureuse.

Dominique Copreaux montre aux convives l’exemple facile de l’utilisation possible de légumes un peu abîmés et ainsi sensibilise la quinzaine de personnes présentes à l’anti-gaspillage.

Fatma maraichère de Mâcon sensibilisée au gaspillage alimentaire donne des pommes.

Quand on sait que le gaspillage alimentaire représente entre 20 à 30 kg de déchets par an et par habitant dont 7 kg d’aliments encore emballé. Selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), la réduction de nos déchets constitue un réel enjeu sociétal, car il s’observe à tous les niveaux de la chaîne alimentaire. Nous sommes tous concernés. Producteurs, transformateurs, transporteurs, distributeurs, restaurateurs et bien sûr le consommateur final. L’ADEME nous informe des données obtenues à partir d’une étude réalisée fin 2014 auprès de 20 foyers français.

Nous gaspillons 31 % de légumes, 24 % de liquides, 19 % de fruits, 12 % de riz, pâtes, céréales. 4 % viande, poisson, 4 % pain, 3 % crèmerie, 2 % plats préparés, 1 % produits sucrés (hors liquides).

53 % des déchets alimentaires viennent des ménages et représente l’équivalent de 159 euros de perte par personne pour les seuls ménages.

Il est donc important de sensibiliser tout le monde nous explique la présidente. Avec des dons récupérés auprès de seulement deux commerçants, elle réussit à rassasier une quinzaine d’invités et plus encore… Elle confie que ce premier événement est un test. Aidée par ses petits-enfants et sa mère pour la réalisation de cette soupe et compote. Elle espère à l’avenir renouveler cette opération et l’élargir au plus grand nombre notamment auprès des jeunes enfants. Mais elle rappelle que cette mission est un engagement de tous les jours, régulier et qu’il faut avoir le temps de le faire. L’hôte de ce soir sait prendre soin de ses convives en leur donnant avant leur départ un bouquet de laurier frais à faire sécher…

NDLR : Vous ne verrez, hélas, aucune image fixe ou vidéo de cette soirée festive. Nous n’avons pas été, administrativement, autorisés à filmer.

Dominique Copreaux, pendant son interview, devant la Maison de quartier de la Rue de la Paix

Les participants confient vouloir revenir. Informés de l’événement par le bouche-à-oreille ou par l’information des maisons de quartiers. Ils ou elles viennent chercher la convivialité, faire de nouvelles rencontres, le partage et le vivre ensemble.

« J’étais intriguée par cette histoire de soupe. Je n’en avais jamais entendu parler ailleurs et je ne savais pas ce qu’il m’attendait. Comme je suis seule chez moi, c’est agréable de venir passer du bon temps. J’ai même proposé à une amie de venir avec moi. » Raconte Marie-Claire. Elle nous dira plus tard qu’elle serait prête à revenir une fois par mois si le rendez-vous devient plus régulier.

Hum…! La bonne soupe (à gauche, la compote)

Alors à quand le prochain rendez-vous ?

Menu :

Soupe de carotte, poireaux, chou, pomme de terre et courge. Laurier et thym en guise d’épices. Ardéchoise d’origine, elle nous donne le conseil de déguster la soupe avec une tranche de pain toasté et de l’huile d’olive.

Pour le dessert, une compote avec des pommes et des poires. Le tout sans sucre ajouté !

Si vous êtes touché par cet élan de solidarité. Soyez les bienvenus ! N’hésitez pas à contacter la présidente de l’association, Mme Dominique Copreaux – Les Bulles vertes : 03 85 93 33 97.

Bientôt sur notre site le reportage vidéo

Premier reportage de nos deux jeunes journalistes : Ashley Blirando et Jessy Caricchio

Le Grand débat national fleuve d’Emmanuel Macron avec les maires

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Pour la première semaine du grand débat national, le président de la République, Emmanuel Macron, a participé à deux longues séances de questions-réponses avec des maires de Normandie et d’Occitanie. Des interventions parfois retransmises dans leur intégralité par les chaînes d’infos en continu.

Le CSA indique qu' »a priori, les propos tenus par le président de la République, en raison de leur contenu et de leur contexte, pourraient être considérés comme relevant du débat politique national, et à ce titre, être décomptés, en application de la délibération du 22 novembre 2017 relative au principe de pluralisme politique dans les services de radio et de télévision ».

Cette délibération, disponible ici, précise que, sur un mois, « le temps d’intervention cumulé du président de la République relevant du débat politique national, de ses collaborateurs et des membres du gouvernement, doit correspondre au tiers du temps total d’intervention » des personnalités politiques. Les autres – majorité présidentielle comprise – se partagent les deux tiers restant, « au regard des éléments de leur représentativité, notamment les résultats des consultations électorales, le nombre et les catégories d’élus qui s’y rattachent, l’importance des groupes au Parlement et les indications de sondages d’opinion, et de leur contribution à l’animation du débat politique national ».

En clair, si le président de la République, ses collaborateurs ou les membres du gouvernement s’expriment davantage, les chaînes de télévision et les stations de radio doivent rééquilibrer en accordant plus de temps d’antenne aux autres responsables politiques, de manière à ce qu’ils pèsent effectivement deux tiers du temps de parole politique. Chaque mois, les médias audiovisuels doivent transmettre un relevé au CSA, qui vérifie tous les trimestres que les règles sont bien appliquées.

La nuit du Rameur

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Ce vendredi 18 janvier, c’est la Folie à la salle Marcel Sembat pour cette deuxième nuit du Rameur organisé par le CAC (Cercle d’Aviron de Chalon). 50 équipes de 4 personnes (hommes, femmes, mixtes, jeunes, seniors) vont ramer, ramer, ramer sur des ergomètres. La compétition, dans une ambiance sportive et festive, commence à 19 heures pour finir après minuit.

Le Fil rouge de cette année est consacré à l’association « Un Avion, un Enfant, un Rêve ». Tous ceux qui le veulent rament… et cela fait un total de 54 km… et un chèque de 1500 euros pour cette association qui aide les enfants (et adultes) handicapés à voler, rouler en side-car, se promener en bateau sur le Canal du Centre….à rêver en somme.

Ici vous trouverez l’intégralité de cette nuit inoubliable filmée en direct avec les moyens techniques et la compétence de la société Constance Production et de Christophe Henry, le patron et le réalisateur… avec 6 caméras. Il va s’en dire que le spectacle est grandiose, l’ambiance retracée et rien ne vous échappe.

Cette vidéo a été diffusée, et c’est une première, sur ChalonTV EN DIRECT. Merci à Flo

Bientôt :

  • Le Film sur l’association « Un avion, un Enfant, Un Rêve »
  • Le film du making off réalisé par ChalonTV
  • Le film de la soirée réalisée par ChalonTV avec des interviews

Brexit: De plus en plus hard pour Theresa May

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En pleine crise politique, la vie continue. Entre une séance hebdomadaire de questions à la première ministre aussi houleuse que d’ordinaire et une motion de censure contre Theresa May, la Chambre des communes a débattu, mercredi… de la hauteur des boîtes aux lettres, jugée trop basse dans les bâtiments neufs. C’était la contribution aux sujets brûlants pour la démocratie britannique de l’ex-eurodéputée conservatrice Vicky Ford, désormais élue nationale, qui a trouvé au passage des vertus à une norme européenne en la matière.

Une première ministre «zombie» (dixit Jeremy Corbyn), mais plus en poste que jamais, un chef de l’opposition s’opposant sans rien proposer, la routine se poursuivait dans la bulle de Westminster, au lendemain de la défaite parlementaire la plus cinglante de l’histoire britannique. Après deux ans de bras de fer avec les Vingt-Sept, l’accord accouché dans la douleur sur la sortie de l’UE a été torpillé par les parlementaires mardi soir.

Cela n’empêche pas Theresa May de poursuivre comme si de rien n’était, au milieu de joutes politiciennes redoublées. Comme une formalité, elle a survécu par 325 voix contre 306 à la motion de censure perdue d’avance déposée par Jeremy Corbyn. Les frondeurs tory, qui avaient voté à 117 voix contre 200 la défiance envers leur leader en décembre, se sont cette fois ralliés derrière elle comme un seul homme. Une stratégie de survie: aucun d’eux n’a d’appétit pour des élections anticipées et la possibilité de voir Corbyn entrer à Downing Street.

À 72 jours de la date prévue de sortie de l’Union européenne, c’est une journée de plus de perdue. Comme si rien n’avait changé, malgré les appels qui se multiplient pour reporter l’échéance. Niant tout sentiment d’urgence, la première ministre répète que «c’est la politique du gouvernement de sortir le 29 mars», assortie des mêmes lignes rouges que la veille. «Ne comprend-elle pas que son accord a été rejeté? Elle doit présenter quelque chose de différent», s’égosillait Jeremy Corbyn au Parlement, raillant un «déni» des réalités.

Grand Débat : Macron passe à l’oral devant les maires

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Emmanuel Macron a lancé mardi le grand débat national par un échange-marathon de près de sept heures avec 653 maires normands, qui témoignaient des « fractures » françaises. « Nous pouvons faire du moment que traverse la France une chance », a souhaité le président devant les maires rassemblés dans le gymnase de Grand Bourgtheroulde (Eure), la première d’une dizaine de rencontres qu’il mènera dans toute la France, sa réponse politique à la crise des « gilets jaunes« .

Après avoir promis en arrivant qu’il n’allait « pas parler longtemps, car l’objectif, c’est surtout de vous entendre », le chef de l’Etat a parlé pendant près de 3h30, répondant en détail à des questions pointues, et finissant par échanger des rires avec son auditoire d’abord méfiant. Les maires l’ont longuement applaudi debout à la fin de l’échange, vers 22h10, quand il a prôné « une République de la délibération permanente ».

« J’ai donné mon avis mais je n’ai fermé aucun sujet », a-t-il déclaré à l’AFP à la sortie. « J’ai beaucoup donné de faits, la réalité. Et j’ai donné un avis. Je dois me découvrir, avec sincérité », a-t-il dit, en promettant que durant ces deux mois ils rencontrerait aussi de simples citoyens. Sa première sortie en région depuis un mois se déroulait sous haute sécurité. Aux cris de « Macron démission », une centaine de « gilets jaunes » s’étaient rassemblés à Grand Bourgtheroulde après avoir réussi à contourner les barrages. Les forces de l’ordre ont fait deux fois usage de gaz lacrymogènes pour les contenir et interpellé deux hommes.

Pour la première fois, le chef de l’Etat a nommé publiquement les « gilets jaunes », ce qu’il avait évité depuis le début de leur mobilisation il y a deux mois. Cette crise est « une chance » pour « réagir plus fort » et continuer à réformer plus profondément, a-t-il plaidé, en se reprochant de ne pas avoir suffisamment impliqué les Français depuis son élection.

Etes-vous Linky ou pas ?

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Le Collectif Stop Linky organise une réunion la Maison du Syndicat ce vendredi soir 11 janvier, pour débattre sur l’utilité des installations des compteurs Linky dans les foyers français. Le public est venu bien nombreux et cherche des réponses claires face à leurs inquiétudes quant à l’installation de ces compteurs chez eux.

ENEDIS va installer jusqu’à 35 millions de ces compteurs, qui font transiter les données de la consommation par la technique du CPL* et qui utilisent des fils électriques classiques pour transmettre les données par radiofréquence. Le CPL et le compteur émettent des ondes électromagnétiques, comme le font de nombreux appareils électriques sous tension. Ces ondes ont été classées comme « peut-être cancérigène pour l’homme », d’où l’inquiétude et l’attitude opposées de certains clients récalcitrants.

À Chalon, l’adjoint au Maire, Monsieur Joël Lefèvre, a reçu ce dernier temps 203 lettres des Chalonnais qui demandent la non-installation des compteurs Linky, qu’il a transmis à Enedis. Après le temps de demande de refus d’installation, vient maintenant le temps de la dépose des compteurs Linky déjà installés.

Dans les collectifs Stop Linky, répartis partout en France il y a de plus en plus d’opposants qui se mobilisent pour empêcher ces installations leurs foyers. Environ 800 communes refusent l’installation de ces compteurs, mais les tribunaux refusent systématiquement ces demandes et donnent raison à ENEDIS.

Quels sont les arguments des opposants aux compteurs Linky ?

Selon eux, il faut stopper les installations, car elle entraînerait une altération de la santé des consommateurs, surtout de ceux qui sont affectés par l’EHS*, via la fréquence des ondes électromagnétiques émises. Ils craignent aussi pour leurs données personnelles et voient venir une augmentation importante des incendies, des perturbations, pannes et dysfonctionnements sur leurs autres appareils électriques.

En ce qui concerne l’impact des compteurs sur la santé, l’ANSES* conclut dans un rapport de mars 2018 : » que ces souffrances correspondent à une réalité ».

Selon les mesures réalisées récemment par des experts indépendants, le compteur émet un champ électrique compris entre 0,2 et 3,9 volts par mètre (V/m) loin de la limite réglementaire de 87 V/m et un champ magnétique de 0,26 micro tesla (µt), le maximum autorisé est de 6,25 µt.

L’ANSES affirme que la fréquence des ondes de radiofréquence n’est pas supérieure à une télécommande de TV.

Sur les incendies, ERDF (par communiqués de presse), réagit en invoquant » que le compteur lui-même ne serait pas en cause, il s’agirait d’une erreur d’installation ou d’un défaut de serrage qui provoquerait un court-circuit ». Questionné sur la transmission des données personnelles, ERDF rassure : «  le CPL s’arrête au compteur et ce dernier communique que quelques secondes  avec son concentrateur qui recueille les données par CPL et c’est entre minuit et 6h du matin. »

Qui va payer la facture ?

Dernière question et non la moindre, ces installations massives ont un coût ! Qui va payer la facture ? C’est bien entendu le consommateur via le TURPE*, qui va augmenter notre facture d’électricité à partir de 2021 !

Pour résumer, deux visions s’affrontent. Pour un client moyen, c’est argument contre argument, à lui de voir vers quel côté il va pencher. Pour le compteur Linky, faut-il mieux appliquer le  principe de précaution et stopper l’installation de ces compteurs, face à une nouvelle technologie dont on ne connaît pas encore tous les dangers potentiels ou faut-il faire des observations et études à long terme pour évaluer les impacts sur notre santé et sur notre foyer et ajuster/réparer une fois les installations seront faites ? Les enjeux sont énormes et le débat sur ce sujet ne fait que commencer !

Ont participé à l’organisation de cette réunion : Stop Linky Chalon, Accu71, AlerteLinky Mancey, Indecosa-Cgt71, Picama et VPEG

Un peu de vocabulaire pour mieux comprendre les compteurs Linky et ses enjeux :

ANSES  : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

CPL :(courant porteur en ligne) – est une technologie utilisée depuis les années 1950 et développée, dans les maisons pour les box Internet ou des usages domotiques, mais aussi dans tous les compteurs avec option heures pleines-heures creuses, soit dans environ 10 millions des foyers.

TURPE : Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité environ 130 euros par foyer à partir de 2021, c’est le consommateur qui paiera l’installation des compteurs

ERL : Émetteurs radio Linky (Zigbee) sont des modules supplémentaires, conçus pour être rattachés aux compteurs communicants et de leur donner des nouvelles fonctionnalités. Il permet de connaître en temps réel la consommation des appareils électriques ou permet de les piloter.

EHS : Electrohypersensibilité, environ 3 millions des Français sont concernés qui ont des symptômes variés : maux de tête, insomnies, vertiges, nausées, etc.

 

Macron démarre son Grand débat à Grand Bourgtheroulde

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Tous les regards seront braqués sur Grand Bourgtheroulde, commune de 3800 habitants le 15 janvier. Cette ville de l’Eure s’apprête à recevoir Emmanuel Macron pour le lancement du grand débat national. Certains habitants craignent des débordements avec les gilets jaunes.

Alors que le gouvernement a dévoilé le 14 janvier les contours de son grand débat national, le président de la République effectue son premier déplacement en province depuis le début de l’année, dans un climat de tension après les incidents qui ont émaillé les rassemblements des gilets jaunes durant l’acte IX, samedi 12 janvier. Pour cette occasion, Emmanuel Macron a décidé de mettre le cap sur l’Ouest. Le chef de l’Etat est attendu en début d’après-midi dans cette commune située à une trentaine de kilomètres de Rouen.

En compagnie des 600 maires venus pour l’occasion des cinq départements de la Normandie, il tentera d’écouter les doléances de chacun, dans une France rurale encore farouchement opposée à la limitation à 80km/h. « Il sera dans une position d’écoute » et « la parole sera laissée aux maires », chargés de « faire remonter les préoccupations de leurs concitoyens », précise-t-on à l’Élysée. Il n’est pas question pour le président de trancher sur un des sujets abordés par les maires afin d’éviter de préempter les résultats du grand débat prévu pour durer jusqu’au 15 mars, précise par ailleurs la présidence. Les échanges devraient durer au moins deux heures.

Emmanuel Macron devrait prendre la parole au début de la réunion, introduite par Vincent Martin, le maire sans étiquette de Grand Bourgtheroulde, puis animée par Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriales et ancien président du Conseil départemental de l’Eure.