Direct, uppercut, drop… et K.O. ! Depuis 1993, Chalon-sur-Saône a son temple de la boxe, le ROC, ou « Ring Olympique Chalonnais« .

Il s’agit ici de la boxe anglaise, ou « noble art », la seule boxe présente aux Jeux olympiques. Créé par Marcel Martin, qui en est toujours le président d’honneur et Saïd Fergani, qui fut champion de Bourgogne Franche-Comté, le ROC est aujourd’hui dirigé par ce dernier.

Marcel Martin avec Mourad Gmiza, pendant la soirée de Gala au Creusot
Saïd Fergani entraînant Mourad Gmiza au ROC

Le ROC permet à ses 130 membres de pouvoir s’essayer aux combats en amateur, et pourquoi pas d’espérer devenir professionnels. D’exaucer leur rêve, celui d’affronter sur le ring un adversaire de même catégorie, de même poids et de même sexe.

Alors, enfilez vos gants rembourrés (pour limiter le risque de coupure), et le combat peut commencer !

Pour gagner, il faut toucher le visage ou le torse de l’adversaire, et bien sûr éviter le plus possible ses propres coups de poing, directs, crochets et autres uppercuts. Les rounds, ou reprises, sont séparés par une minute de repos, qui permet au combattant d’être conseillé, encouragé et soigné si besoin. Le nombre et la durée des rounds dépendent de la catégorie du combat. Seuls les professionnels hommes combattent torses nus.

Des points sont attribués par trois juges à chaque coup considéré comme net, puissant et précis. La plus belle des victoires s’obtient par KO, ou knockout: il est proclamé lorsque l’arbitre a compté 8 secondes, et que l’adversaire au sol ne peut plus se relever ni reprendre le combat. Le match peut aussi être arrêté si l’un des boxeurs est blessé et que la situation pourrait devenir dangereuse pour lui. On parle alors de KO technique ou TKO.

La boxe, c’est bien sûr une affaire de courage. Un sport dur, physique, où on donne et où on prend des coups, mais avec des règles strictes, du fairplay, de l’empathie. Et où le mental compte au moins autant que le physique. Un mental qu’il faut entretenir, pour en faire une force.

Cependant, bien sûr, en matière de forme physique aussi, le moindre avantage compte. Il permet au boxeur de mettre en pratique son intelligence de combat, intelligence qu’il aura développée avec son coach.

Un KO n’est pas un moment facile à vivre, c’est certes impressionnant, mais sans esprit de violence primitive ou bestiale.

Actuellement, deux boxeurs pros comptent parmi les piliers du club chalonnais : Mourad Gmiza, super léger, et Sofian Ezzejjari, super plume. Parfois, pour le plaisir de tous, ils s’affrontent amicalement sur le ring du ROC. Ce moment, qui leur sert aussi d’entraînement, est fort apprécié. Il permet de montrer la beauté de ce sport, son côté technique et stratégique, la rapidité et la force des coups, le côté offensif et défensif de chaque boxeur… Toute la famille du Roc vibre devant ses champions.

Sofian Ezzejjari au ROC
Mourad Gmiza s’entraînant au Gala du Creusot
Entraînement au Roc : Mourad Gmiza et Sofian Ezzejjari  avec Saïd Fergani

Le club a formé des champions amateurs de Bourgogne et un champion de France universitaire, et ses membres ont remporté de nombreux titres en compétition.

Mais le ROC propose aussi aux garçons et filles, aux hommes et aux femmes et même aux personnes handicapées d’autres activités.

A commencer par la Boxe « Loisir », sans compétition : pour les filles et garçons à partir de 6 ans, c’est un bon moyen d’appréhender la discipline, de découvrir tout en progressant techniquement et physiquement… à son rythme.

Autre variante, la Boxe Éducative, dite aussi « boxe éducative assaut ». Ouverte, là aussi, aux filles et aux garçons à partir de 6 ans, cette discipline propose, non pas de frapper l’adversaire, mais de le toucher sans appuyer. Les comportements violents sont totalement interdits. Cette activité ludique permet de développer la vitesse, l’endurance et la souplesse ainsi que de travailler les valeurs morales telles que le respect des règles et de l’adversaire, le contrôle de soi… Elle permet aux jeunes et aux moins jeunes de prendre confiance en soi, de surmonter, pour les plus craintifs, des inhibitions motrices et pour les plus violents à contrôler leurs gestes. En boxe éducative, il y a 4 grades. C’est une véritable activité éducative très élaborée.

On peut aller plus loin et plus fort, avec la Boxe amateur. En catégorie novice, à partir de 14 ans, la compétition se pratique avec des protections. Selon leur niveau et s’ils le désirent, les boxeurs, après une dizaine de combats, peuvent passer en catégorie élite… où ils abandonnent leurs protections. Et bien sûr, le rêve de beaucoup est de passer en catégorie pro.

Le ROC organise et participe à des galas de boxe avec une notion festive où aucun titre n’est en jeu.

Une autre activité, beaucoup moins « ring », mais reconnue par la Fédération Française de Boxe, est l’AéroBoxe ou cardio-boxe, qui se pratique en groupe. Il s’agit d’enchaîner pendant une heure des mouvements pieds-poings en associant diverses techniques de la boxe et de l’aérobic. Il n’y a, bien sûr, aucun contact. L’activité est ouverte à toutes et à tous, même si la gent féminine est majoritaire. L’apprentissage est rapide et ne nécessite pas de connaissances particulières en matière de discipline de combat. Cette activité, très prisée, associe exercices d’endurance, de vitesse et de souplesse, le tout en musique. Elle va agir sur vos systèmes cardiovasculaires et respiratoires. Elle est idéale pour une remise en forme progressive, pour lutter contre le stress ou entretenir sa silhouette.

Enfin, dernière activité, et non des moindres, proposées par le Roc, la Handiboxe. Jeunes ou moins jeunes, garçons et filles en situation de handicap, battants et motivés, viennent pratiquer dans la salle une boxe éducative adaptée. Ce moment les valorise, leur donne confiance en eux et en leurs possibilités, les latéralise, les rend plus forts, plus heureux. Ils sont en inclusion, c’est-à-dire dans un club où ils côtoient des boxeurs valides, cela facilite leur sociabilisation et leur intégration. C’est aussi dans cette salle de combat, sur ce ring, que les préjugés disparaissent, ou tout au moins s’atténuent… Certains d’entr’eux ont participé au challenge Handi Boxe Gilbert Joie qui accueille une centaine de handi-boxeurs.

Comme dans n’importe quel sport, la boxe suppose un entraînement préalable. Et le ROC propose avec son président, son prévôt, ses instructeurs, ses directeurs d’assaut toutes les compétences requises et nécessaires. La formation est assurée par des personnes pédagogues, formées et diplômées, qui font progresser tous les adhérents, quels que soient leur niveau et l’activité pratiquée.

Pour les loisirs ou les compétitions, l’entraînement, vise à développer vitesse, endurance, résistance et enfin puissance. En plus, il faut acquérir la maîtrise des gestes techniques et des situations tactiques indispensables.

Au ROC une séance d’entraînement varie bien sûr en fonction du public – simples pratiquants ou compétiteurs – de l’objectif à atteindre, de la discipline pratiquée et du professeur.
La leçon est un cours donné collectivement par le professeur, l’entraîneur à ses élèves. Les exercices sont accomplis soit en groupe, comme pour l’échauffement, soit à deux, comme pour les enchaînements, soit seul avec le professeur. La séance se termine par des étirements généraux et de musculation des bras, des abdominaux.

L’apprenant peut aussi perfectionner sa technique seul ou sous l’œil et les conseils de l’entraîneur. Les exercices sont accomplis soit dans le vide, comme le shadow-boxing, soit avec un partenaire soit enfin avec un accessoire spécifique à la boxe (sac de frappe, punching-ball, poire, corde à sauter…), soit avec des appareils plus généralistes comme les appareils de musculation ou les systèmes d’étirements.

Enfin, notre boxeur peut être mis dans une situation proche du combat sur un ring.

Deux heures d’entraînement hebdomadaire maintiennent seulement la condition physique. Pour progresser et obtenir le niveau souhaité, il faut compter au moins 3 séances de deux heures par semaines.

Nourreddine, l’aîné des Fergani est aussi boxeur. Il décroche trois titres de Champion de Bourgogne France-Comté en 1980, 81 et 82, puis il met fin à sa carrière en 1984. Il retourne alors vivre dans son pays natal l’Algérie (Annaba – ex Bône). Il est revenu, il y a peu de temps, en novembre 2018, passer un petit séjour dans le Chalon de son enfance. Le Roc en a profité pour honorer ce boxeur émérite et généreux de cœur en organisant le jubilé de Nourredine.

Au-delà des bénéfices physiques de la pratique de la boxe, sous toutes ses formes, la boxe, c’est toute une philosophie. Elle permet d’acquérir ou de développer la concentration, la réflexion, le respect de soi et des autres, l’humilité, la solidarité, le rapprochement entre les générations, l’apprentissage par des plus anciens qui ont l’expérience de la vie et du combat. Elle favorise enfin la mixité. C’est toutes ces valeurs que le ROC entend développer auprès de ses adhérents.

La famille du ROC
  • Ring Olympique Chalonnais (ROC)
  • 35 rue du Général Hoche
  • 71 100 Chalon-sur-Saône
  • Renseignements :
  • Président Saïd Fergani : 06 13 18 35 53

m.ferganipro@gmail.com

Bientôt un diaporama des activités du ROC

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