Le président Emmanuel Macron a désigné l’ancienne ministre des Armées pour intégrer la future Commission européenne, malgré des affaires en cours. Le président de la République aura pris largement son temps pour cogiter, dépassant même le délai limite, avant de désigner la représentante de la France dans la nouvelle Commission européenne, présidée par l’Allemande Ursula von der Leyen, qui entre en fonction le 1er novembre. Cela faisait pourtant des mois que ce calendrier était connu. C’est donc l’ex-ministre des Armées Sylvie Goulard qui a été désignée, mercredi matin, en remplacement du socialiste Pierre Moscovici.

«Sylvie Goulard dispose à la fois de l’expérience nécessaire et d’une vision, insiste-t-on à l’Élysée. Elle a travaillé avec le président de la Commission européenne Romano Prodi. Elle a été élue eurodéputée. Elle est polyglotte (anglais, allemand, italien) et a participé à la rédaction du programme d’Emmanuel Macron à la présidentielle sur le volet européen. C’est une engagée de la première heure.» Actuellement sous-gouverneure de la Banque de France, elle devrait hériter d’un portefeuille lié au commerce, à la zone euro ou à la régulation financière.

La désignation de cette fédéraliste convaincue doit encore être validée par le parlement européen, selon la procédure classique. Une part d’incertitude demeure. «Cette assemblée est très tatillonne sur la transparence et l’éthique», rappelle un élu important du Parlement européen, en référence à l’affaire des emplois fictifs présumés des assistants des eurodéputés MoDem, mouvement qu’elle a quitté en 2014. Cette enquête est à l’origine de la démission de Sylvie Goulard de son poste de ministre des Armées en juin 2017, alors qu’elle venait d’être nommée.

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