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Pour le retour des gardiens de la paix

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Sous les projecteurs de CTV, reçoit le secrétaire régional du syndicat de police Alliance, M. Stephan Ragoneau.

Cette émission plateau a lieu en pleine actualité et en plein divorce grandissant entre la police et une partie de la société : discussion de la loi de « Sécurité globale », de son article 24 qui fait polémique dans de nombreux milieux en portant atteinte à la liberté de la presse, brutalités policières comme le dit le ministre de l’Intérieur Gérard Darmanin, ou violences policières, comme le disent beaucoup d’autres, de ces derniers jours comme le 23 novembre l’évacuation du campement illicite de migrants, de la place de la République, le tabassage dans le 17e arrondissement de Paris, le samedi 21 novembre, à l’intérieur de son studio et à l’extérieur du rappeur, producteur noir Michel Zecler. Rappelons que les 4 policiers incriminés (dont 2 sont en détention) sont présumés innocents… Espérons que la justice sera, contrairement à son habitude, un peu plus rapide à en juger… !

Il paraissait important et normal de donner la parole à ceux qui, après avoir été applaudis après les attentats de Charlie le 7 janvier 2015, sont maintenant critiqués, malmenés, menacés, insultés par une partie de la population. Inquiétant de voir de vieilles dames parisiennes manifestantes dirent qu’elles ont peur de leur police. D’où vient cette fracture grandissante ente la population et sa police (et sa gendarmerie dans une moindre mesure).

Cette émission va essayer d’apporter quelques réponses vues du côté de la police. Seront donc abordés le manque de moyens matériels et humains de la police* (et de la justice), les conditions de travail, les commissariats et les matériels souvent vétustes, une formation initiale passée de 12 mois à 8 mois, le rôle de l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale), la mise en pâture sur les réseaux sociaux, par certains anonymes, de policiers (nom, prénom, adresse, photo de la famille, appel à la vengeance, voire au meurtre). En 2019, il y a eu 19 décès lors d’intervention et 117 blessés, 59 suicides dans la police. Non, on n’oublie pas, de l’autre côté, les Gilets jaunes éborgnés, les blessés, les morts, les journalistes malmenés…

Le ministre de l’Intérieur Gérard Darmanin reconnaissait, lors de son audition devant la commission des lois du parlement le 30 novembre, des problèmes structurels dans les forces de l’ordre, le manque de moyens, le manque de chef, de sous-chefs, de corps intermédiaire d’encadrement. Il envisagerait une réforme de l’IGPN (un civil à sa tête) mais pas, comme en Grande Bretagne, son indépendance, ce que réclame Amnesty International depuis des dizaines d’années. Il insistait pour déclarer « que les individualités ne sont pas un tout » , ce que partage CTV (Notre police, notre gendarmerie est, selon nous, républicaine, il faut simplement que les « brebis galeuses, violentes, racistes, fascistes, ne respectant pas la loi » soient sanctionnées et exclues sans être protégées par leurs pairs. Les forces de l’Ordre doivent être exemplaires).

Le problème des Forces de l’Ordre est un problème ancien, il ne date pas de la présidence Macron mais de bien plus loin, : suppression de la police de proximité, diminution des effectifs, des moyens, avec des tâches de plus en plus nombreuses à faire.

Espérons que les policiers, gendarmes, CRS,  gendarmes mobiles, Bac… passeront de Forces de l’Ordre à celui de Gardiens de la Paix républicaine et les mots ont un sens… sens qui est souvent perdu dans de nombreux discours slogans… et que la population reprendra confiance en ceux qui assurent leur sécurité et garantissent leurs liberté, nécessaires à toute démocratie.

  • * Selon le journal « 20 minutes » (octobre 2016), il y a eu 13.000 suppressions de postes réparties équitablement entre police et gendarmerie, mais aussi des emplois créés, comme les 2.700 adjoints de sécurité dans la police. Résultat, les effectifs cumulés sont passés de près de 249.700 fonctionnaires en 2007 à environ 240.500 en 2012. Plus de 9.000 emplois en moins, de fait, et un solde négatif proche des 10.000 suppressions dont se défend Nicolas Sarkozy.

Le syndicat de police Alliance

Créé le 8 juin 1995 par le regroupement du Syndicat Indépendant de la Police Nationale (SIPN) et du Syndicat National des Enquêteurs et des Policiers d’Investigation (SNEPI), Alliance Police Nationale regroupe aujourd’hui plus de 30 000 adhérents.

Particulièrement attachée aux institutions de la République, au code de déontologie de la Police Nationale et aux principes de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, l’organisation défend les intérêts moraux et professionnels des policiers en charge de la Paix publique, des Investigations et de l’Ordre public.

Source Syndicat de police Alliance

A lire « Parole de flic » du journaliste Jean-Marie Godard, qui s’est infiltré quelques mois dans la police – paru en janvier 2018 :

lls s’appellent Tony, Betty, Manu, Yasmine, Sylvie, Mélissa, Mourad, Corinne, Jeff. Ils travaillent à Calais, à Marseille, en Seine-Saint-Denis… La plupart du temps, vous ne les remarquez pas… sauf quand vous en avez besoin.
Pourtant ils sont là. Travaillant au contact de la rue, de la violence, de la misère sociale et de la mort. Jouant les assistantes sociales, luttant contre le terrorisme, œuvrant au maintien de l’ordre.
Voici le vrai visage des 149  000 flics de France.
C’est une police épuisée, sollicitée à l’excès, en mal de repères, que nous donne à lire le journaliste Jean-Marie Godard. Un an d’immersion pour cerner au plus près la réalité de la police de France. Et le tableau qu’il brosse fait froid dans le dos.
Des commissariats insalubres. Des planques nocturnes payées 97 centimes d’euro de l’heure. Des voitures poubelles chargées comme des chars d’assaut pour intervenir au pied levé sur des attaques terroristes. C’est le quotidien de ces flics envoyés au front avec un matériel usé jusqu’à la corde.
Bienvenue dans le monde de ceux qui vous permettent de dormir tranquilles la nuit.

Giscard avait lancé le discours du « bon choix » à Verdun sur le Doubs… en janvier 1978

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A Verdun sur le Doubs, il reste des traces de la venue du Président Valery Giscard D’Estaing qui vient de s’éteindre..
VERDUN PLUTOT QUE VITTEAUX
Photo Georges Picard collection G.E.H.V : Le Président VGE aux côtés de Maurice Duvernois

A l’approche des élections législatives de mars 1978, dans un contexte marqué par la victoire de l’Union de la gauche, notamment lors des municipales de mars 1977 et après des victoires acquises en mars 1976, lors des cantonales, le Président a décidé de lancer un appel aux électeurs. Il le fera le 27 Janvier ,en présence d’environ 25 000 personnes. Les services de l’Elysée ont retenu la bourgade de Verdun-Sur- le Doubs plutôt que le chef lieu de canton de Vitteaux en Côte-d’or. Les deux communes ont des maires étiquetés « Giscardien ». A Vitteaux, Gilbert Mathieu est également conseiller général et député.
A Verdun, le maire se nomme Maurice Duvernois, il est en poste depuis près de 20 ans, il est également conseiller général (souvent ré-élu dès le premier tour comme en mars 1976 face au maire socialiste de Gergy, Paul Chateau. De surcroit processionnellement, M.Duvernois est le directeur des silos à grains… et à l’époque cela compte, le maire est un homme d’influence dans le monde rural en pleine mutation.
L’opposition municipale ne compte qu’une seule élue avec Dominique Faussillon, élue

au second tour en mars 1977…
UNE STELE… DEUX RUES
En un mois, Verdun se transforme avec l’aide de l’Etat qui a mobilisé le génie et ses
services( EDF – PTT….etc ) …La cour de ferme de la famille Cattey sera goudronnée afin que l’hélicoptère présidentiel puisse atterrir. Le stade de football est requis. L’ensemble des sociétés locales sont à pied d’œuvre pour assurer les décorations… Le préfet M. Amet supervise les différents aménagements.
Au lieu de 10 000 Personnes le jour J, c’est 25 000 personnes qui sont présentes, des
parkings ont été aménagés. Avant l’allocution présidentiel, il y a un spectacle avec Karen
Cheryl,  Gérard Lenormand etc…
Après cet évènement de portée nationale, V.G.E qui n’est plus président, reviendra en
1988 à Verdun, il sera à nouveau accueilli par Maurice Duvernois, il passera à Chalon,
où Dominique Perben l’accueil au salon d’honneur de l’hôtel de Ville..*
A Verdun, à proximité du stade, de football  une stèle évoque ce temps fort de la
vie politique nationale, deux rues ont été dénommées en mémoire de la venue de
V.G.E dans la ville de la pochouse devenue aussi ville du lancement du « bon choix »
Nos photos : A Verdun…en mémoire de la venue du président V.G.E le 27 Janvier 1978,
une stèle… deux rues sans oublier celle en mémoire de l’inamovible maire, Maurice
Duvernois.
Lire aussi la revue « Trois Rivières » N°91-2018, publiée par le Groupe d’Etudes Historiques de Verdun sur le Doubs ( G.E.H.V )

Une piste « Pour une cohabitation vertueuse entre usagers de la chaussée »….

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De 9 h à 17 Heures, ce samedi 5 décembre, une piste contribuant à la formation des différents usagers de la chaussée sera installée, place de l’obélisque.

Un stand sera également dressé, permettant aux responsables et animateurs de « Two Roule » une jeune start up de la région parisienne d’animer cette journée, la seconde à l’invitation de la direction des mobilités du Grand Chalon, dans notre ville.

POUR LES TROTTINETTES : UNE LÉGISLATION ET UNE LIMITE DE VITESSE

« La vitesse pour les usagers de la trottinette est limitée à 25 kilomètres-heure en ville », lance sous forme interrogative Thomas, fondateur de « Two Roule ». Vendredi avec Pauline, Thomas et Pauline, intervenants, ils ont dressé une piste de 150 mètres carrés place Pierre Semard, devant la gare. L’objectif est de sensibiliser les différents usagers de la route aux dangers des autres : cyclistes, piétons, mais aussi aux nouveaux modes de mobilité comme la trottinette qui ont fait leur apparition dans l’espace public.

« UNE COHABITATION VERTUEUSE ENTRE USAGERS DE LA CHAUSSÉE »

« Une loi existe depuis octobre 2019, pour les usagers de la trottinette » poursuit Thomas, fondateur de la star up « Two Roule ». Le jeune auto entrepreneur de l’Essonne a pris son bâton de pèlerin afin de proposer des animations et interventions aux collectivités territoriales, aux villes, aux entreprises, aux collèges et lycées.

À Chalon, c’est la direction des mobilités placée sous la direction de Maurice Coupat qui avec l’accord des élus a répondu favorablement à la sollicitation de la start up.

Un guide du « Bon trotteur » est diffusé aux participants à cette animation ludique et gratuite.

Nos photos : Durant les animations vendredi, place Pierre Semard, près de la gare.

 

Le calendrier de l’Avent ChalonTV : JOUR 4

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JOUR 4 : Noé

Conteuse : Marie Détampes

Tous les jours de Décembre jusqu’au soir de Noël, un conte sera dévoilé…

ACTE : pour une transition écologique et citoyenne

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Sous les projecteurs de CTV reçoit Mickaël Bouteillley, président de l’association ACTE, association Chalonnaise pour une Transition Écologique et citoyenne

 

ACTE est une association loi 1901 créée en 2012, militant sur les différents sujets liés à la transition écologique dans le Chalonnais. Conformément à l’objet de ses statuts, l’association a pour but principal la promotion d’une transition écologique, énergétique et citoyenne.

Un autre de ses objectifs est de permettre à chacun de s’engager pour la transition écologique et citoyenne selon sa sensibilité propre, ses connaissances et ses compétences. (Texte ACTE)

association chalonnaise ACTE

Pesticides… Phyto victimes

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Suite à un lancement d’appel à témoins, ChalonTV a eu le retour d’une association au nom de Phyto victimes., pesticide, Une exposition à des pesticides peut être dangereuse et provoquer des symptômes (vomissement, douleurs musculaires…) voire même des pathologies plus lourdes telles que les cancers et maladies neuro-dégénératives.

Pascal Fourneau est membre de l’association Phyto victimes, dont le but est de venir en aide aux personnes travaillant en contact avec les pesticides. Il a travaillé pendant 30 ans dans les vignes. Il y a 10 ans, Pascal Fourneau a commencé à avoir des problèmes de jambes, de vue, de dos, de respiration, de peau. Plusieurs médecins ont affirmé que cela n’était rien de grave et que c’était « dans sa tête » suite aux résultats médicaux qui ne montraient rien. Les maladies telles que Parkinson, des cancers se déclarent à cause des pesticides. Les personnes faisant appel à Phyto victimes travaillent dans les vignes, dans les espaces verts, dans la nourriture d’animaux, en contact avec les produits.

Au sein de l’association (créée en 2011), il s’occupe des malades, les conseille sur les démarches administratives à effectuer et réalise des interventions dans les établissements scolaires agricoles et viticoles. A leur actif, 530 dossiers sont en cours. Le silence des patients continue et la méconnaissance dans le corps médical se perpétue.

L’association dispose des services d’un avocat parisien, car il connaît les problèmes des pesticides et de l’amiante.

L’Assemblée nationale a voté pour mettre en place un fonds d’indemnisation aux victimes au mois de novembre 2020. Le texte entre en vigueur dès le lendemain du vote. Il permet aux personnes malades des pesticides, aux personnes ayant pris leur retraite avant 2002 et aux enfants d’agriculteurs d’être dédommagés.

Photo de Une : Needpix.com – autres photos fournies par l’association

Pourquoi rejeter la loi « Sécurité globale » et manifester samedi

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Conférence de presse tenue, ce mercredi 2 décembre, au siège du PCF pour appeler à manifester contre la loi « Sécurité globale« . Animée par Jean Michel De Almeida (P.C.F Grand Chalon) et Aline Mathus-Janet (L.D.H – Ligue des droits de l’Homme de Chalon) en présence d’autres signataires. Cette conférence explique les raisons données par les organisateurs pour faire retirer la loi « sécurité globale » et à manifester samedi 5 décembre.

Voir l’article paru hier sur notre site, le 3 décembre au matin

Le rendez-vous est fixé à 14 h 30, samedi 5 décembre et ce sera pour une manifestation pour exiger le retrait total de la loi « Sécurité globale »… Un cortège se formera Place de Beaune pour se dissoudre à l’arrivée, Place de l’Hôtel de Ville.

UNE VINGTAINE D’ORGANISATIONS CHALONNAISES

Cette manifestation « déclarée et autorisée »‘ a précisé Jean Michel De Almeida (P.C.F Grand Chalon) est organisée par un collectif regroupant une vingtaine d’organisations chalonnaises. Côte à côte donc les organisations de gauche (E. E. L. V – P. C-F- P.. R.G-P.S – France Insoumise), des associations de défense des droits de l’homme et à vocation humanitaire (L. D. H- Collectif Chalon Solidarité Migrants – C.C. F.D-Terres Solidaires- C. I. M.A. D. E – Planning Familial), des syndicats (C.G.. T – F. S.U-Solidaires-Sud-Confédération Paysanne), des formations classées à l’extrême gauche sur le panel politique (N.P.A), le collectif « Justice et Liberté pour Jérôme Laronze » et la Conférence Nationale pour une résistance nouvelle (C.N.R.N)

Le calendrier de l’Avent ChalonTV : JOUR 3

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JOUR 3 : Le Noël de l’hérisson 

Conteuse : Marie Détampes

Tous les jours de Décembre jusqu’au soir de Noël, un conte sera dévoilé…

Samedi après midi, une manifestation à Chalon, pour le retrait total de la loi « Sécurité Globale »

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Le rendez-vous est fixé à 14 h 30, samedi 5 décembre et ce sera pour une manifestation pour exiger le retrait total de la loi « Sécurité globale »… Un cortège se formera Place de Beaune pour se dissoudre à l’arrivée, Place de l’Hôtel de Ville.

UNE VINGTAINE D’ORGANISATIONS CHALONNAISES

Cette manifestation « déclarée et autorisée »‘ a précisé, ce mercredi 2 décembre lors d’une conférence de presse, Jean Michel De Almeida (P.C.F Grand Chalon) est organisée par un collectif regroupant une vingtaine d’organisations chalonnaises. Côte à côte donc les organisations de gauche (E. E. L. V – P. C-F- P.. R.G-P.S – France Insoumise), des associations de défense des droits de l’homme et à vocation humanitaire (L. D. H- Collectif Chalon Solidarité Migrants – C.C. F.D-Terres Solidaires- C. I. M.A. D. E – Planning Familial), des syndicats (C.G.. T – F. S.U-Solidaires-Sud-Confédération Paysanne), des formations classées à l’extrême gauche sur le panel politique (N.P.A), le collectif « Justice et Liberté pour Jérôme Laronze » et la Conférence Nationale pour une résistance nouvelle (C.N.R.N)

Cette conférence de presse a été filmé en vidéo par CTV et sera mise en ligne jeudi 3 décembre

POUR LE RETRAIT TOTAL DE LA LOI

« Nous voulons un retrait pur et simple de la loi » a annoncé Aline Mathus Janet. La présidente de la section chalonnaise de la Ligue des Droits de l’Homme (L.D.H) a dénoncé  » la cacophonie gouvernementale à propos de l’article 24. Avec leurs différences, les représentants des différentes organisations chalonnaises se sont concertés au cours d’une rencontre lundi en début de soirée et ont rédigé un texte unitaire stipulant un soutien à l’appel national de la coordination « Stop Loi Sécurité globale »… Poursuivant, Aline Mathus Janet a relevé  » Les articles 21-22-23 et 24 sont incompatibles avec les valeurs humanistes »…

UN APPEL AUX CITOYENS 

Christophe Regard (E.E.L.V)

Au cours de la conférence de presse, s’étant déroulée, mercredi en début de soirée, les représentants d’E.E.L.V (Christophe Regard), du Parti Socialiste (Michel Clerc), de Sud Solidaires (Pascal Poyen,)

Cyrille Milien (F.S.U) et Guillaume Chaux pour la C.G.T Éducation ont demandé le retrait de la loi.

 

*Les organisations chalonnaises ont lancé un appel à toutes les organisations démocratiques et aux citoyens chalonnais afin qu’ils soutiennent l’initiative de samedi prochain et les autres actions à venir.

Deux autres rassemblements sont programmés samedi, un à Montceau-les-Mines à 10 h et à Mâcon à 15 Heures. La première manifestation à Chalon, avait eu lieu le mardi 17 novembre dernier, en début de soirée, « Nous étions plus de 250, nous avons été surpris par l’ampleur de ce premier rassemblement départemental a indiqué Jean Michel De Almeida. Samedi dernier, une centaine de manifestants se sont réunis « bravant l’interdiction préfectorale, c’est un signe de résistance citoyenne », a commenté le syndicaliste Pascal Poyen….

Aline Mathus-Janet (L.D.H) et Jean Michel De Almeida (P.C.F) ont présenté les pourquoi et le déroulement de la manifestation du 5 décembre à Chalon

Le texte de la conférence de presse lu par Aline Mathus-Janet (L.D.H) et Jean Michel De Almeida (P.C.F) 

Loi « Sécurité Globale »  – Manif à Chalon samedi 5 décembre 14h30 place de Beaune

•    pour défendre nos libertés en France

•    pour exiger le retrait total de la loi « Sécurité Globale »

Nous, organisations associatives, syndicales et politiques de l’agglomération chalonnaise, nous nous joignons l’appel national de la coordination « Stop Loi Sécurité Globale » et nous appelons nos concitoyens à manifester dans l’unité

le samedi 5 décembre 14h30, place de Beaune à Chalon sur Saône

car :

  • Nous ne voulons pas d’une loi qui porte atteinte aux libertés fondamentales et au regard des populations.
  • Nous refusons que la France soit le pays des violences policières, des dérives racistes et des atteintes à la liberté d’informer.
  • Nous alertons sur le fait que la France risque de se retrouver cette année aux côtés du Pakistan, du Soudan, de la Somalie, de la Turquie, d’Israël et de la Chine… sur la liste des pays qui violent la liberté de la presse, lors de la prochaine session du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme des Nations-Unies, à Genève, début 2021.
  • Nous soutenons que sans images diffusées par la société civile, les violences policières resteront sans suites judiciaires et impunies.
  • Nous ne voulons pas d’une société où l’État peut voir avec des drones et des caméras piétons, sans être vu.
  • Nous rappelons que le droit français sanctionne les actes et non les intentions, comme le prévoit l’article 24.
  • Nous affirmons que l’atteinte au droit des citoyens et de la presse à informer est disproportionnée et que l’arsenal juridique existant est amplement suffisant pour protéger les forces de l’ordre d’éventuelles agressions consécutives à la diffusion d’images.
  • Nous rappelons que l’article 12 de la Déclaration des Droits de l’Homme et de du Citoyen institue une force publique et non pas une force floutée.
  • Nous condamnons ces lois liberticides, comme l’on fait l’ONU, la Commission européenne, le Parlement européen, la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), la Défenseure des Droits, et toutes les forces progressistes.

Fidèles aux valeurs républicaines que la Révolution française nous a transmise, avec la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, nous partageons ce que le député révolutionnaire Jean-Paul Marat, médecin, physicien et journaliste écrivait en 1774 dans son ouvrage « Les chaînes de l’esclavage » :

« Dans un état bien ordonné, la liberté de la presse doit être illimitée pour les écrivains qui surveillent les fonctionnaires publics. »

Conscient que la nécessité des mesures sanitaires ne saurait nous priver du droits de manifester pour défendre nos libertés, nous appelons les participants à adopter pendant la manifestation, les mesures de protection individuelle et collective, notamment le port du masque.

 Les organisations signataires:

Ligue des Droits de l’Homme (section de Chalon, du Creusot, Paray Le Monial), Parti communiste Français (fédération 71 et section du Grand Chalon), , Union Locale CGT Chalon, CCFD-Terre Solidaire Chalon s/Saône, CGT éduc Action 71, section de Chalon sur Saône du Parti socialiste, association « Justice et Vérité pour Jérôme Laronze », PRG 71, Confédération Paysanne 71, NPA71, Solidaire 71, EELV, Fédération de Saône et Loire de la Libre Pensée, SNUipp-FSU 71, Planning Familial 71, CNNR71, FSU71, CIMADE Chalon, Collectif Solidarité Chalon Migrants, FI.

Le texte de la conférence de presse sur la manifestation du 5 pour le retrait de la Loi « Sécurité global » en PDF

André Faivre : Un militant communiste au croisement du monde paysan et ouvrier

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André Faivre s’est éteint lundi 30 novembre 2020, dans sa 97e année, à l’Ehpad de Mervans où il résidait depuis quelques mois.

Vétéran du Parti Communiste Français, André Faivre a été de toutes les batailles politiques durant près de soixante-dix ans.

Militant actif, secrétaire fédéral intransigeant, il a été de ceux ayant animé l’union de la gauche en Saône-et-Loire dans les années 70-80, lui-même élu au conseil général durant 28 ans, il a été un élu respecté non seulement pas ses collègues, mais aussi par ses adversaires à Mâcon, à Dijon, à la communauté urbaine, mais aussi à Montceau, ville dans laquelle il est tout d’abord conseiller municipal en 1977, puis adjoint de Didier Mathus de 1995 à 2001.

Sa première carte du PCF recto

Sa première carte du PCF verso

UN NOCTAMBULE TRAVAILLEUR  

« André Faivre, c’est un personnage qui étudie ses dossiers la nuit et prépare ses interventions dans la foulée » confiait avec un brin d’humour, le socialiste, Maurice Mathus, lui-même conseiller général. Ces deux figures de la gauche départementale, se sont croisés, l’un natif du bassin minier a fait une carrière politique dans le Chalonnais et en Bresse alors que l’autre natif de Bresse s’est fait élire en 1973 dans le canton composé des communes de Saint-Vallier et de Montceau-les-Mines

Pierre Joxe, lui-même relevait à propos d’André Faivre : « Un homme de la terre, formé à la grande époque par le Parti Communiste Français (dans les années 50) qui connaît bien ses dossiers »… Des propos renchéris non seulement par les différents responsables politiques, mais aussi par celles et ceux, nombreux ayant sollicité l’élu lorsqu’il résidait dans un immeuble au Vernois dans ce quartier populaire de Montceau-les-Mines.

Réunion en Voyage

DANS LE SILLAGE DE RÉMI BOUTAVANT ET DE WALDECK ROCHET

André Faivre avait ses racines terriennes, natif du canton de Cuisery, il s’engagea en 1943 au sein du P.C.F. Tout d’abord, secrétaire de la cellule de Loisy, il grimpe très vite au sein de la hiérarchie de la fédération communiste de Saône-et-Loire, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Tout d’abord membre du secrétariat fédéral, il est ensuite le premier secrétaire d’une fédération dont l’un des animateurs n’est autre que Rémi Boutavant, un temps député…Une fédération fidèle à l’enfant de Sainte-Croix en Bresse, Waldeck Rochet, mais aussi à un autre dirigeant national né lui à Bantanges, Gaston Plissonnier.

Rassemblement familiale à la Salle Aragon de St Vallier

À CHALON POUR CONDUIRE DES BATAILLES ET ANIMER LE P.C.F

Permanent du P.C.F, André Faivre sillonne le département, anime des formations, mais aussi des réunions publiques, candidat une première fois dans le canton de Cuisery, en 1955 il le sera à de multiples reprises, pour les cantonales et les législatives, mais aussi pour les municipales à trois reprises à Chalon : en 1959 aux côtés de Victor Ponsot puis en 1965 et 1971, alors que face au maire « social-démocrate » Georges Nouelle les relations sont tendues pour ne pas dire exécrables depuis la Seconde Guerre mondiale, elles s’apaisent avec l’arrivée de Roger Lagrange. Ce dernier à la tête de la S.F.I.O (ancêtre du P.S) départementale, n’a pas été en conflit avec les communistes durant et à l’issue de la Seconde Guerre mondiale.

André Faivre anime et préside l’amicale des locataires (C.N.L) aux Aubépins tout comme il préside l’amicale des parents d’élèves de ce quartier dans lequel il habite jusqu’en 1973

Manifestation des lycéens de Louhans en 2002

À MONTCEAU POUR FAIRE GAGNER LE P.C.F DANS LE BASSIN MINIER 

Lorsqu’en 1972, André Faivre s’oriente sur Montceau, le challenge est double, tout d’abord il s’agit de conforter une présence militante déjà forte sur la ville et dans les environs. La ville de Saint-Vallier est déjà « une place forte pour ne pas dire un bastion communiste »…

À Montceau, les divisions de 1965 perdurent chez les socialistes, la greffe du jeune parachuté socialiste, Daniel Malingre n’a pas prise au sein du PS montcellien toujours orphelin du

Docteur Fernand Mazué ! Le temps est à l’union de la gauche, même si bon nombre de plaies ont toutefois des difficultés à se cicatriser

André Faivre est élu conseiller général, en 1973, à Mâcon, il retrouve de nouveaux élus dont Pierre Joxe (élu alors de Chalon Périphérie, les élus bressans Robert Petit, Yves Uny), il siège aux côtés de son camarade François Chapuis. Le groupe communiste au conseil général s’étoffera en 1979 avec l’arrivée de Louis Cantat élu à Digoin, puis celle d’André Juillard, à Saint-Martin-en-Bresse en 1982. Tête de liste aux municipales de mars 1977, André Faivre est élu au 2émle tour, conseiller municipal avec le socialiste Henri Moissenet. Il affronte alors André Jarrot et son successeur le Docteur Michel Thomas au sein de l’assemblée municipale. Les personnages se connaissent de longue date, M.Faivre ayant été à plusieurs reprises le candidat du P.C.F dans la circonscription détenue par le gaulliste Compagnon de la Libération.

Régulièrement ré-élu conseiller général, il lui faudra attendre 1995 et l’élection du député socialiste Didier Mathus pour siéger en qualité d’adjoint. Entre temps, M. Faivre aura été conseiller communautaire, conseiller régional, vice-président du conseil régional….

Manifestation à Louhans en 2009 pour les retraite

DE RETOUR EN BRESSE …

En 2001, André Faivre ne se représente pas aux municipales et il transmet le mandat de conseiller général à Alain Philibert, Maire de Saint-Vallier.

M.Faivre milite en 2005 pour le non à la constitution européenne, dans le même temps il anime le groupe bressan ATTAC, un comité de défense des valeurs républicaines fondé après la présidentielle de 2002. Il continue d’animer des réunions publiques sous l’égide de ce collectif, il est le maître des cérémonies en mémoire du 100e anniversaire de la naissance de Waldeck Rochet, lors d’une importante rencontre regroupant pas moins de 500 personnes à Branges en 2005…

Habitant Mervans, il est jusqu’à dernièrement de toutes les manifestations pour la défense des retraités, pour la laïcité, contre l’extrême droite, pour la défense des services publics à Louhans et Chalon.

UN PERSONNAGE PUDIQUE, VOIRE RÉSERVÉ 

Comme tout homme, André Faivre emporte avec lui quelques secrets notamment ceux liés au fonctionnement et rapports humains avec l’un de ces prédécesseurs à la tête du P.C.F au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, René Moreau

Ce dernier a été dans les années 80-90, Maire de Jours-en-Vaux, dans le secteur de Nolay.

Pudique voir parfois réservé, André Faivre a rencontré Auguste Lecoeur (1), qui résida près de Pierre-de-Bresse, la rencontre de ces personnages était-elles voulue par la place du Colonel Fabien ou étaient-elles, plus intimes entre deux bressans ? Enfin autre silence à propos des quelques militants et élus communistes ayant opté comme engagement et initié la Franc-Maçonnerie… André Faivre s’était montré surpris lors des obsèques en 2004 de l’un de ses camarades du P.C.F, Gérard Pretesacque, un temps élu municipal de Beaune et le vénérable de la loge du Grand Orient de France dans cette ville.

Ayant consacré presque toute sa vie aux idées du communisme, M.Faivre, épris de laïcité entretenait des liens étroits avec certains catholiques et protestants très engagés !

(1) Numéro 2 du P.C.F en 1950, exclu du P.C.F, il résida à Lays sur le Doubs, près de Pierre de Bresse.

BIO EXPRESS

Né le 4 juillet 1923 à Bantanges (Saône-et-Loire) ; maçon ; militant communiste, secrétaire de la fédération PCF de Saône-et-Loire (1950-1975), membre du comité central du PCF (1961-1971) ; conseiller général (1973-2001), conseiller municipal (1977-1995) puis adjoint au maire (1995-2001) de Montceau-les-Mines – Conseiller communautaire dès 1977 – Conseiller régional 1977 à 1983- Rédacteur de « La voix de Saône-et-Loire » organe du P.C.F. Père de 2 enfants.

DISTINCTIONS : 

  • Chevalier de l’ordre national du mérite
  • Médaille des collectivités locales
  • Titulaire des palmes académiques.

PUBLICATIONS :

  • « Des Combats-Continuions » témoignage personnel publié et édité en 2011.
  • « Un été pas tout à fait comme les autres » note d’un élu de Saône et Loire… 50 Pages – Publié en 1991.

 

 

 

Première réaction

RÉACTION DE DENIS LAMARD : CONSEILLER RÉGIONAL

J’apprends le décès de Monsieur André Faivre, ancien Vice-Président de la région Bourgogne et Conseiller départemental de Saône-et-Loire. Figure du Parti Communiste Bressan c’était un militant acharné de la justice sociale et la lutte contre le racisme.

Il fallait le voir du haut de son grand âge à la tête des manifestations de jeunesse contre l’extrême droite, récemment encore dans les mobilisations contre les lois de casse sociale du droit du travail ! Un sacré bonhomme !

90 ans bien passés (il est né en 1923) et il m’appelait encore pour me dire « faut faire quelque chose tu ne vas pas laisser élire ce Macron ! »

Présent à chacun de nos rassemblements, au premier rang de chaque fête de Frangy en Bresse.

Photos fournies par Daniel Faivre, son fils, merci à lui