Hommage national à Hubert Germain aux Invalides – Massacre du 17 octobre 1961 : l’hommage d’Emmanuel Macron aux Algériens

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Le Président de la République Emmanuel Macron a présidé l’hommage national rendu à Hubert Germain, chancelier d’honneur de l’Ordre de la Libération et dernier Compagnon de la Libération, dans la Cour de l’Hôtel national des Invalides.

Combattant de la première heure au sein des Forces Françaises Libres dès 1940, Hubert Germain s’est attaché jusqu’à la fin à promouvoir et perpétuer les valeurs de la Résistance et de la Libération, en veillant à ce que l’Ordre, dont il était la dernière incarnation, devienne une boussole de citoyenneté, notamment auprès des plus jeunes. Dans la continuité de cet hommage, la cérémonie d’inhumation d’Hubert Germain sera présidée par le Président de la République, le 11 novembre 2021, à l’Arc de Triomphe et au Mont-Valérien.

Le 17 octobre 1961, alors qu’ils manifestaient pacifiquement, de nombreux Algériens avaient été la cible d’une répression sanglante. Le président de la République s’est rendu sur un des lieux du massacre, samedi 16 octobre.

Un geste pour l’histoire : Emmanuel Macron a rendu hommage, samedi 16 octobre, aux Algériens tués durant la nuit du 17 octobre 1961. Il est le premier président français à se rendre sur l’un des lieux de la tragédie, le pont de Bezons (Hauts-de-Seine) d’où sont partis de nombreux manifestants. Il y a observé une minute de silence. Il a qualifié, à travers un communiqué de l’Elysée, les crimes commis durant cette nuit sanglante d' »inexcusables pour la République ».

Le 17 octobre 1961, en pleine guerre d’Algérie, 25 000 manifestants défilent à Paris. Ils demandent la fin du couvre-feu qui leur est imposé tous les soirs. Armés de matraques et de fusils, les policiers chargent. Des Algériens sont tués ou jetés dans la Seine, avec l’assentiment du préfet de police d’alors, Maurice Papon. Plusieurs dizaines de personnes auraient perdu la vie, selon les historiens.

Aujourd’hui, certains militants du 17 octobre auraient aimé que le président reconnaisse un crime d’État et que justice soit rendue. « On peut assassiner des gens sans qu’il n’y ait ni poursuite, ni que ces gens soient nommés. (…) C’est un petit peu insupportable », commente Mehdi Lallaoui, président de l’association Au nom de la mémoire.

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