Après Paris, le convoi de la liberté arrive à Bruxelles

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Plusieurs sont arrivés en voiture, en camion, en camping car, mais c’est bien à pied qu’ils manifesteront aujourd’hui, 14 février, devant les institutions européennes. En effet, le dispositif policier belge a été très efficace. Des voitures de police avançaient à l’avant et à l’arrière du convoi. Les anti-pass sanitaire ont été contrôlés en arrivant près de Bruxelles et escortés jusqu’à un parking fermé sans éclairage, à l’écart du centre ville. Jean-Marie, 65 ans, a fait 1.500 kilomètres pour venir ici. C’est une déception. « Quand on est 15.000, 20.000 voitures, on peut avoir un impact sur une ville. A pied, on va être en métro, on va être emmenés… On ira parce qu’on est là, on est venu pour ça et je suis déçu de m’être fait prendre. »

Un deuxième convoi arrive toujours escorté. Maud, 40 ans, craint que le rassemblement soit complètement étouffé. « Pour moi, on est parqués ici pour pas que ça se sache et pour pas qu’on voie cet effet de masse », estime la quadragénaire. « Ce n’est pas juste pour bloquer, c’est pour montrer qu’on en a ras le bol, quoi. »

Saucisson et bière à la main. Eric est de bonne humeur : ce dispositif est pour lui une première victoire. « On a mobilisé des forces de l’ordre extraordinaires. Le but est atteint : c’est de mettre la pression, de faire parler de nous. » Ils iront donc manifester à pied devant les institutions européennes. Et ces anti-pass sont formels : s’ils ne sont pas entendus, ils reviendront.

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