Ouvrir des discussions avec les talibans n’implique pas une reconnaissance ultérieure de leur gouvernement, a affirmé dimanche Emmanuel Macron sur TF1, en posant plusieurs conditions à une éventuelle reconnaissance, dont « le respect des droits de l’homme » et « de la dignité des femmes afghanes ».

« Nous avons des opérations à conduire, qui sont des évacuations » et « ceux qui ont le contrôle de Kaboul et du territoire (afghan) sont les talibans, donc de manière opérationnelle, (…) nous devons avoir ces discussions » mais « cela ne préjuge pas d’une reconnaissance, parce que nous avons posé des conditions », a affirmé le chef de l’Etat depuis Erbil, en Irak.

M. Macron cite trois conditions dans cet entretien enregistré. « La première chose, c’est que les talibans respectent le droit humanitaire et la protection de toutes celles et ceux qui ont le droit d’être protégés par l’asile », a-t-il fait valoir.

La deuxième condition est « qu’ils soient très clairs à l’égard de tous les mouvements terroristes » car « s’ils pactisent avec les mouvements terroristes présents dans la région, évidemment ce sera inacceptable pour nous tous ». « La troisième chose c’est le respect des droits de l’homme, des valeurs qui sont les nôtres, en particulier du respect de la dignité des femmes afghanes », a-t-il affirmé.

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