Des mesures “wahou” à l’effet plouf. Après plusieurs mois de grand débat national, vingt-trois samedis de manifestations, Emmanuel Macron a livré ce jeudi 25 avril ses conclusions et formulé plusieurs propositions. Plus de deux heures de conférence de presse au cours desquelles le chef de l’État a promis d’améliorer le référendum d’initiative partagé, de ré-indexer les petites retraites sur l’inflation ou encore une baisse d’impôt chiffrée à cinq milliards d’euros.

Une série d’annonces qui n’a pas franchement satisfait les oppositions et encore moins les gilets jaunes qui n’attendaient pas grand chose du président de la République. Tous, ou presque, avaient conscience qu’Emmanuel Macron n’accéderaient pas à leurs principales revendications, à savoir le référendum d’initiative citoyenne, le retour de l’ISF ou la suppression de la TVA pour les produits de première nécessité.

Le président de la République a fait un pas de côté sur son action depuis mai 2017. Il a reconnu quelques maladresses. « Le sentiment que j’ai donné, c’était une forme d’injonction permanente, d’être dur, parfois injuste. Ça, je le regrette. D’abord parce que ce n’est pas ce que je suis profondément et parce que je pense que ça n’a pas aidé à la cause. » Il s’est défendu d’avoir fait « fausse route » mais promet une « nouvelle méthode ». Il a livré ses arbitrages. Parmi ceux-ci, le fondateur d’En Marche ! a choisi de faciliter la mise en œuvre du référendum d’initiative partagée (RIP) plutôt que du référendum d’initiative citoyenne (RIC). « Je ne crois pas à la République du référendum permanent », a-t-il lâché. Toujours sur le référendum, Emmanuel Macron, a tenu à rappeler ses prérogatives. « C’est une liberté que je conserve et qui à certains moments peut permettre un débat, peut clarifier les choses, c’est l’ordalie de la République en quelque sorte… ».

Sur l’imposition, le président a annoncé une baisse de cinq milliards d’impôts pour répondre à la demande de plus de « justice fiscale ». « Il me semble que la meilleure orientation pour répondre aux besoins de justice fiscale n’est pas d’augmenter les impôts de tel ou tel, mais plutôt de baisser les impôts pour un maximum de nos concitoyens, en particulier pour celles et ceux qui travaillent », a déclaré le locataire de l’Elysée.Emmanuel Macron a souhaité « ne plus avoir d’ici à la fin du quinquennat de nouvelles fermetures, ni d’hôpitaux, ni d’écoles sans l’accord du maire ». « Ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de réorganisations, elles sont parfois indispensables. Ça veut dire qu’il n’y aura plus de disparitions, comme on l’a trop vécu », a-t-il souligné.

Le président Macron a pris soin de ne pas négliger le volet social dans son intervention. « Ces fameuses familles monoparentales sont souvent ces mères vivant seules », a souligné le président de la République, estimant qu’ « on ne peut pas faire reposer sur des mères l’incivisme de leurs anciens conjoints ». Macron a aussi été ferme sur ses fondamentaux en maintenant le cap des réformes engagées. « Je crois très profondément que les orientations prises durant ces deux premières années, à bien des égards, ont été justes, a-t-il affirmé. Les transformations en cours et les transformations indispensables à faire dans notre pays ne doivent pas être arrêtées, parce qu’elles répondent profondément à l’aspiration de nos concitoyens. »

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