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Les épousailles de Mme Coquelicot et M. Climat

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Ce vendredi 5 juillet 2019, place de l’Hôtel de ville, le maire déclare Mme Coquelicot et M. Climat, mariés pour le meilleur et pour éviter le pire.

C’est une habitude, tous les premiers vendredi du mois, devant la Mairie, que les membres de l’association « Nous voulons des coquelicots » se rassemblent devant ce lieu fortement symbolique. C’est un mouvement national qui a été lancé en octobre 2018 contre les pesticides. Avant le mariage symbolique entre Mme Coquelicot et M. Climat, Sabine Blondeau lira aux sympathisants et membres de l’association, le message national ci-dessous. Les coquelicots luttent contre les multinationales qui polluent sans gène les sols. Ils veulent donc un territoire propre et sain, une alimentation saine. Ils ont demandé à la mairie de Chalon de promulguer un arrêté « Stop aux pesticides » sur la ville non seulement sur les terrains municipaux mais aussi chez les particuliers, les industriels. Il y a une urgence climatique, écologique…

Nous voulons des coquelicots

Avez-vous bien regardé autour de vous? L’été 2019 exauce nos vœux les plus chers : on n’a jamais vu autant de coquelicots dans les champs ou sur le bord des chemins. Et jusque dans le pavé des villes! Le Ciel étant avec nous, occupons-nous comme jamais de nos affaires terrestres. Grâce à votre engagement sans faille, ce pays a commencé de changer. Et la légende d’un pays qui relève la tête face à un empoisonnement présenté comme inéluctable est en train de prendre corps.
Car légende il y a. Ces milliers de rassemblements (6173 précisément). Ces dizaines de milliers de participants réunis devant les mairies. Ces foires, ces bourses aux plantes, ces salons que vous avez investis par centaines, partout en France pour diffuser l’Appel et glaner des signatures. Ces cocardes, encore, qui ont envahi les vestons et clament notre lutte pour la vie. Ce maire de Langouët qui, comme habité par l’esprit des Coquelicots, écrit à la préfète « je suis responsable de la santé des habitants de ma commune ». Et nous ne sommes pas isolés: près de 9 Français sur 10 ne veulent plus d’un système criminel qui préfère l’empoisonnement à la vie.

Les amis, il ne faut rien lâcher en juillet et en août. Nos rassemblements sont des place-fortes à tenir et à brandir. Vous l’avez fait malgré la froidure, les averses et la nuit qui tombe à 17h; l’été vous gorgera d’énergie pour faire signer à tour de bras sur les plages, dans les festivals et dans les villages où vous serez disséminés.

Laissons reposer nos corps et notre esprit aussi, car vous avez merveilleusement donné, ces 10 derniers mois. A la rentrée, à l’orée de sa deuxième année, le mouvement des Coquelicots va devoir réussir sa mue. Des idées mûrissent déjà, qui s’entrecroiseront avec celles qui vont naître dans vos esprits si fertiles. Nous allons l’emporter. Avec vous, par vous, pour nous tous.

Texte lu par Sabine Blondeau, de l’association « Nous voulons des coquelicots », lors du mariage

Tour de France : Maillot Orange

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Podium

[ Reportage Vidéo de cette installation et sur l’arrivée, en cliquant sur la phrase] Vers 18h, venant de Belfort (départ vers 11h30), pour cette 7e étape la plus longue du tour (230 km à 38 km/h en moyenne), comme prévu le peloton des 22 équipes et de 171 coureurs arrive de Saint Rémy, longeant la Saône, pour un sprint, après une petite montée, au niveau du pont Jean Richard. Le sprint est remporté par Dylan Groenewegen (Jumba Visma) à la photo-finish. Certains spectateurs sont là, le long des barricades, depuis 10 h.

Cependant tout commence sur les quais très tôt. Les camions arrivent de Belfort vers 2h et 3h du matin. Puis on s’active… Vers 7h30, heure de notre arrivée, beaucoup de choses sont déjà en place… plein de fils partout, des barricades avec le nom des sponsors majeurs que l’on installe, la ligne d’arrivée que l’on monte… À 8h un petit débriefing des organisateurs, de la sécurité… en présence du Maire de Chalon, Gilles Platret et du Président du Grand Chalon, Sébastien Martinet et d’Hervé Dumaine, 1er adjoint responsable de la sécurité. Avant de reprendre le travail sous une chaleur montante, petit casse-croûte offert par la ville… avec bien sûr du Bourgogne.

Quand on regarde le Tour à la télé sur la 2 ou la 3 ou sur le bord de route ou des trottoirs, on est très loin de s’imaginer de la technologie qu’il faut déployer, de la sécurité qu’il faut engager, de la publicité qu’il faut mettre en place.

Ces images filmées en moto, en hélicoptère par les équipes de France Télévision que vous recevez, comme des millions d’autres de 190 pays, c’est Orange qui vous les transmet. (7 000 heures de diffusion)

Cela fait 20 ans qu’Orange accompagne le tour de France. Cette grande boucle (Le Tour de France) est la compétition sportive la plus regardée dans le Monde après la coupe du Monde de foot et les JO.

Du départ à l’arrivée, Orange intervient pour toutes les familles du Tour : d’abord le diffuseur officiel France Télévisions, les médias nationaux et internationaux, mais aussi pour l’ensemble des motos, des équipes, de l’organisation du tour, des voitures officielles, partenaires et des spectateurs qui font avec leurs smartphones des centaines de photos et qu’ils envoient à leurs amis avec « J’y étais ».

Cet exploit technologique Orange le réalise non pas une fois, mais tous les jours, avec 21 étapes en 3 semaines, 3640 kilomètres.

40 techniciens, mobilisés jour et nuit, assurent le transport, le montage, la mise en route et la maintenance des infrastructures nécessaires au déroulement de la compétition. Ainsi, Orange a équipé le Palais des expositions de Chalon, reconverti en immense salle de presse pour les médias écrits, de la fibre [ah bon, ce n’était déjà fait…!].

En soutien à cette équipe permanente, 30 techniciens régionaux et 20 superviseurs surveillent jour et nuit les différents réseaux (mobiles, fibres, acheminement du trafic international).

3 semi-remorques transportent les 15 tonnes de matériel et les 32 kilomètres de câbles nécessaires à la mise en place des solutions de communication. Ces camions sont de véritables centraux téléphoniques itinérants.

Pour renforcer la sécurité, à la demande de l’organisateur ASO (Amaury Sport Organisation), Orange fournit l’intégralité du système de vidéosurveillance du village de départ, de la ligne d’arrivée…

Pour les journalistes de la presse écrite dont la salle est souvent éloignée de la ligne d’arrivée (à Chalon à 1.2 km), Orange assure un système de visioconférence en haute définition, ce qui permet aux collègues des médias écrits de questionner, à distance, le porteur du maillot jaune et le vainqueur de l’étape du jour.

Salle de presse des médias écrits – Palais des Expos

Les chiffres (Source Orange)

  • 2 000 journalistes accrédités
  • 4500 personnes travaillent sur le tour
  • 29 000 policiers, CRS, gendarmes et pompiers
  • 10 à 12 millions de spectateurs sur le bord de la route
  • 12 millions de téléspectateurs à l’international
  • 71 millions de vidéos vues sur le site officiel tour.fr
  • 12.8 de spectateurs uniques sur le site
  • 600 médias
  • 160 véhicules caravanes
  • 42 marques commerciales
  • 5 millions d’objets publicitaires distribués

Municipales à Paris: Griveaux désigné candidat LREM

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Le suspense a pris fin. Cédric Villani l’avait annoncé dans un communiqué sur Twitter avant même le début du bureau exécutif du soir : Benjamin Griveaux a été désigné candidat La République en marche pour la Mairie de Paris par la commission nationale d’investiture. « Il est clair que je n’obtiendrai pas d’investiture de l’appareil de LREM. » Avant même d’avoir été désigné, l’ancien porte-parole du gouvernement pouvait déjà crier victoire. « Nous avons tendu la main en proposant une consultation et des débats pour permettre le rassemblement le plus large et le plus légitime, le seul à même de gagner Paris en mars 2020 », avait écrit un peu plus tôt le mathématicien.

L’argument du « marcheur de la première heure » aura sans doute eu plus de poids. « La décision de la CNI est incompréhensible, que ce soit au regard de la dynamique politique autour de Cédric Villani ou au regard des aspirations des Parisiens, qui veulent le renouvellement », déplore-t-on dans ses équipes. Son entourage laisse entendre que, malgré la défaite, le mathématicien envisagerait de se lancer seul dans la course à la Mairie de Paris.

Du côté du camp Villani, la déception est grande. « LREM serait dingue de se priver de la possibilité d’avoir un maire génial, d’une grande bienveillance et avec une vraie capacité à faire travailler les gens ensemble, ce qui est la principale qualité requise pour le ou la future maire de Paris », analysait déjà Anne Lebreton, seule femme en lice, au moment de rallier le mathématicien.

« Si c’est tranché aujourd’hui en faveur de Benjamin Griveaux, cela pose problème pour le rassemblement. Et on ne pourra plus tenir les Marcheurs. Le délitement a déjà commencé », assure une Marcheuse parisienne. « Les animateurs locaux sont en majorité en faveur de la candidature de Cédric Villani, qui est rassembleuse.

Les dîners fastueux de François de Rugy

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Dans la tourmente depuis la publication, mercredi 10 juillet, d’un article de Mediapart révélant qu’il a organisé entre octobre 2017 et juin 2018 au moins une dizaine de dîners luxueux lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale, François de Rugy est revenu sur ces accusations à la sortie du conseil des ministres.

« Je comprends que cela puisse interpeller les Français », a-t-il notamment déclaré, dénonçant toutefois une « présentation tendancieuse » et un « parti pris militant qui est l’habitude » de Mediapart. Sur la table des salons de l’hôtel de Lassay, résidence du président de l’Assemblée, ont notamment été servis des homards géants, du champagne et des vins de la cave de l’Assemblée – du Château Cheval Blanc 2001 estimé à 550 euros la bouteille ou du Château d’Yquem 1999, estimé à 265 euros.

« Il n’y a pas eu de dîners entre amis (…) qui auraient été financés par l’Assemblée nationale », a-t-il poursuivi, préférant parler de « dîners informels de travail » avec « un paléontologue », un « directeur d’études à Sciences Po » ou encore des « chefs d’entreprise ». Or, parmi les convives identifiés par Mediapart figurent notamment des membres de sa famille et des amis de sa femme Séverine, journaliste à Gala. Cette dernière avait confirmé au site d’information qu’elle opérait elle-même un « filtre relationnel » et que les invités appartenaient pour l’immense majorité à son cercle « amical ».

D’après d’autres éléments recueillis par Mediapart, les moyens de l’Assemblée nationale auraient également été utilisés pour organiser le dîner de Saint-Valentin du couple en 2018. « Je trouve ça assez anecdotique », a répondu M. Rugy mercredi, reconnaissant toutefois que « c’est quelque chose d’inopportun ».

Le ministre est également revenu sur son bilan à la tête du Palais-Bourbon : « Lorsque j’étais président de l’Assemblée nationale je me suis lancé dans un certain nombre de réformes, nous avons engagé des transformations très importantes sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Dès le 2 août 2017, nous avons voté la réforme du régime de retraite des députés. J’ai engagé également une réduction des frais de réception, des frais de déplacement, la rémunération des membres de mon cabinet. J’ai supprimé les avantages des anciens présidents de l’[Assemblée nationale]. »

la Balade de l’Atelier Citoyen

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Ce samedi 6 juillet 2019, 6 membres de L’Atelier Citoyen Chalon 2020 se rassemblent aux Près Saint-Jean, devant le Skate-Board, pour commencer « La balade urbaine de L’Atelier citoyen » du quartier. L’objectif est de mieux connaître ce quartier, sa vie, son habitat, sa circulation, ses services et de voir les modifications, les progrès à apporter pour que les habitants y vivent mieux et tout cela en marchant. Chacun a une feuille pour noter ses observations sur le quartier.

Nathalie Leblanc montrant les feuilles d’observations relatives au quartier

Cela fait plusieurs mois, depuis le printemps, qu’une soixantaine de Chalonnais, de sensibilité de gauche, avec des valeurs républicaines et humanistes, se réunissent en atelier participatif pour inventer le Chalon de demain. Ces ateliers ont tourné autour de l’investissement citoyen, de la démocratie participative, de la gouvernance de la ville, de la vision de Chalon, ce qui va ou ne va pas, de l’environnemental, de la vie associative, de la culture. Ce samedi, c’est un atelier sur le terrain des Près Saint-Jean, d’autres quartiers seront « visités », étudiés dès septembre.

Bien sûr l’ambition de L’Atelier Citoyen est de présenter une liste aux élections municipales 2020 à Chalon, que le couple Gilles Platret et Sébastien Martin ont bien abîmé à différents niveaux selon Nathalie Leblanc, conseillère municipale d’opposition, membre du PS, membre impliquée de L’Atelier Citoyen. Le programme sera issu du travail des ateliers qui reprendront en septembre. Des membres de ces ateliers, ouverts à tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs, sensibilités, ci-dessus énoncés et qu’ils soient encartés ou non, élus ou anciens élus, sera créée la liste de 43 candidats aux municipales. Et de cette liste sera élue, désignée, la tête de liste, donc peut-être le (la) futur(e) Maire de Chalon. Une démarche différente de la LAREM qui a déjà désigné sa tête de liste, Alain Rousselot-Pailley. Nul doute que Les Républicains (avec le soutien ou non du RN) feront de même, en la personne du Maire sortant Gilles Platret.

D’autres initiatives voient le jour et ce n’est que le début…!

La balade qui devait se terminer par un pique-nique a été écourtée par l’orage.

 

Solidarité avec les migrants assignés à résidence et en voie d’expulsion

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[Voir notre reportage Vidéo] Ce mardi 9 juillet 2019, devant la sous-préfecture de Chalon, ils sont venus, une cinquantaine, soutenir les Accompagnants au commissariat, association de Solidarité avec Tou.tes les Immigré.e.s et différentes autres associations engagées en faveur de l’accueil, la défense et le suivi des réfugiés (A.S.T.I, C.I.M.A.D.E, Ligue des Droits de l’Homme, Emmaüs, Collectif Chalon Solidarité Migrants…). Une délégation a été reçue par le secrétaire général de la sous-préfecture, une personne administrativement courtoise, mais si loin du terrain et des réalités concrètes des migrants assignés à résidence et en voie d’expulsion, dira un membre de la délégation.

Au retour de la délégation, un geste hautement symbolique a lieu le long du mur de la sous-préfecture où ont été déposés des panneaux « Solidarité avec les Exilés, Halte aux assignations à résidence, Halte au contrôle au facies, Non au délit de solidarité…).

Un à un, les présents, de l’autre côté de la rue, viennent se saisir d’un panneau et reste immobile le long du mur. Un moment de soutien à tous ceux qui pour fuir la persécution, la dictature, la faim, l’insécurité, la guerre…. tentent de venir, très souvent au péril de leur vie, dans une Europe qui leur paraissait plus fraternelle et accueillante. Que de désillusions… !

Ensuite est dit, à deux voix, un poème très émouvant de Christine Billard « La Lumière est implacable » sur tous ces morts en Méditerranée. François lit, lui, un texte, plus engagé, de refus de cette politique migratoire et de l’asile, cynique, honteuse et criminelle que mènent, selon les organisations, notre France et bien d’autres pays européens.

Les manifestants célèbrent le courage de celles et ceux qui en mer aident les exiler qui fuient l’enfer des camps où ils sont assignés. Ils applaudissent le capitaine Karola Rackete*, à qui la justice italienne a donné raison contre l’avis de son gouvernement. Ils saluent aussi les maraudeurs de Briançon et tous celles et ceux qui, dans les Alpes assistent les exilé.e.s contre les traques policières. Ils appellent les citoyens à résister aux tentatives d’expulsion des exilé.e.s débouté.e.s du droit d’asile et les incitent à les accompagner lors des pointages au commissariat lorsqu’ils/elles sont assigné.e.s à résidence.

Ils déclarent, enfin, leur solidarité indéfectible en pensée et actes à tous ces rejetés et harcelés, solidarité qu’ils leur doivent au nom des droits de l’Homme, au nom de leur dignité et de celle de tous.

*Karola Rackete est une capitaine de navire et activiste allemande. Elle est connue pour avoir forcé le blocus italien en juin 2019, aux commandes du navire humanitaire Sea-Watch 3, à la suite de quoi elle est arrêtée et poursuivie en justice, notamment pour « aide à l’immigration clandestine ». Elle a, en effet, débarqué en Sicile avec 42 personnes secourues en mer deux semaines plus tôt, se passant de l’autorisation des autorités. La justice l’a libérée mardi, considérant que les charges de «résistance avec violence envers un navire de guerre» et «obstruction à la force publique» ne tenaient pas. Elle reste un symbole de la « criminalisation de la solidarité »

Duel fratricide entre Griveaux et Villani à Paris

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Six candidats, une  commission nationale d’investiture (CNI) et, à la fin, la désignation sans surprise du favori, Benjamin Griveaux, pour porter les couleurs de la République en Marche (LREM) en mars 2020 pour l’élection municipale à Paris. Mais comme en politique rien ne se passe jamais comme prévu, la machine s’est légèrement enrayée depuis la semaine dernière et la montée en puissance de la  candidature de Cédric Villani, mathématicien et député de l’Essonne.

L’investiture de LREM pour la mairie de Paris est devenue un feuilleton riche en rebondissements dont la fin reste à écrire. Un coup de théâtre n’est pas totalement à exclure. En appelant en fin de semaine dernière à une candidature du Premier ministre Edouard Philippe, Antoine Rufenacht, l’ancien maire du Havre et père en politique de l’actuel locataire de Matignon, a ajouté une dose de confusion dont le parti présidentiel se serait bien passé. Si personne ne doute que la décision se prendra au final à l’Elysée, LREM joue le jeu de la CNI. « Macron ne veut pas donner l’impression d’un choix imposé d’en haut et il ne peut pas faire totalement abstraction de ce qui se passe sur le terrain », confirme un de ses proches.

Vendredi, Emmanuel Macron a reçu à l’Elysée Marie Guevenoux et Alain Richard, coprésidents de la CNI, accompagnés par Stanislas Guerini, patron du parti. « Le président ne gère pas les situations individuelles des villes. Pour Paris, c’est l’affaire de la CNI, qui doit se faire sa conviction en toute indépendance », assure l’Elysée, où on rappelle aussi que le président regarde les « dynamiques par rapport à la stratégie globale ».

Benjamin Griveaux et Cédric Villani font la course aux ralliements et soutiens. Après avoir rallié deux candidats à l’investiture, Mounir Mahjoubi et Anne Lebreton, le mathématicien a réussi le tour de force de réunir 800 personnes lors d’un meeting jeudi soir à Paris. De son côté, Benjamin Griveaux bénéficie du soutien de quasiment de tous les députés et référents LREM de Paris. En réponse à l’offensive dans la dernière ligne droite de Cédric Villani, 34 élus parisiens ont publié une tribune de soutien à Benjamin Griveaux ce week-end dans le « JDD ». Dimanche, Antonio Duarte, autre candidat à l’investiture LREM, a retiré sa candidature au profit de celle de l’ancien porte-parole du gouvernement.

Que la cyberhaine dégage des réseaux…!

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Pour l’inauguration de son Espace citoyen départemental au 20 rue aux Fèvres, ce samedi 6 juillet, La République en marche (LAREM), accueille en plus des députés Raphaël Gauvain, Rémy Rebeyrotte, d’Alain Rousselot-Pailley candidat de LAREM à la mairie de Chalon, de l’ancien ministre et maire de Chalon Dominique Perben, la députée Laetitia Avia, porteuse du projet de loi contre la cyberhaine. Ce projet de loi sera voté en première lecture au parlement le 9 juillet avant de passer au Sénat en septembre. Après l’inauguration de l’Espace citoyen, Laetitia Avia tient un atelier sur ce projet. Cette loi, elle la défend avec force et passion. La cyberhaine envahit avec beaucoup d’importance, de brutalité, de nuisance et souvent en toute impunité tous les réseaux sociaux, les Facebook, Les Twitter, les Youtube et autres… !

La cyberhaine s’étend avec célérité, donc, de plus en plus, en tout anonymat, presque en toute impunité, les réseaux sociaux, détruisant au passage la réputation et parfois la vie de certains. Les démarches faites auprès des plateformes de ces réseaux sociaux par les personnes touchées aboutissent rarement. Ces messages de haine, presque du quotidien, ne sont pas seulement le fait de jeunes ados, les adultes y jouent aussi, en toute illégalité et parfois hélas avec plaisir et parfois bêtise. Ah… ! que c’est bon l’anonymat qui permet de cracher tant de haine.. Passez dons à un peu de respect, d’amour…

Ce nouveau texte améliore celui de 2004. Il prévoit tout un arsenal pour lutter contre des propos illicites, haineux tenus en ligne. Il responsabilise les hébergeurs de contenus d’une certaine importance. YouTube, Facebook, Dailymotion, Twitter seront évidemment concernés, mais aussi le Monde et d’autres grands sites de presse en ligne, s’agissant des zones de commentaires. En cas de tels propos du genre sale Négresse, sale Pédé, sale Juif, Sale Bougnoule…(La liste est longue), d’apologie de crime contre l’humanité, de messages à caractère terroriste, pédopornographiques…, les plateformes concernées auront à supprimer les messages dans les 24 heures d’une dénonciation. Elles devront, donc, savoir faire une sélection fine entre les mauvaises blagues de beaufs et les vraies infractions, les vrais discours de haine. Seuls devront être traités dans ce court laps de temps, les messages « manifestement » haineux ou injurieux. Les autres, celles de la « zone grise », ceux qui sont donc limites, continueront à devoir l’être « promptement », nuance… après un examen plus approfondi avec appel possible à un juge.

Si les propos ne sont pas supprimés dans les 24 heures, le CSA (Le Conseil supérieur de l’Audiovisuel) sera l’autorité de régulation.  Les manquements des plateformes pourront même faire l’objet d’une sanction pécuniaire pouvant atteindre jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires mondial, soit des milliards, mesure assez dissuasive on peut le dire

toutes les plateformes, dite importante selon le nombre d’utilisateurs – 2 millions ?-  devront en outre adopter un « dispositif de signalement facilement accessible et uniformisé ». Ce bouton d’alerte permettra de dénoncer en langue française un tweet ou un commentaire directement dans les mains de la plateforme.

La classe politique est, bien sûr pour la fin ou l’atténuation notoire de la cyberhaine. Cependant l’opposition ne devrait pas voter le texte le 9 juillet, considérant néfaste de donner trop de pouvoir aux plateformes qui décideront seules les propos qu’elles suppriment, l’absence de juges et la possibilité de censure sur les réseaux.

Dans l’interview exclusive que Laetitia Avia, elle qui subit 200 à 300 propos haineux, racistes, inadmissibles par jour, nous explique avec conviction sa loi et veut rassurer ses détracteurs. Elle rappelle que l’objectif n’est pas de faire une proposition de loi contre les plates-formes, mais avec les plates-formes, et pour les internautes. Elle rappelle aussi que l’École doit continuer d’éduquer et de lutter contre ces discours dès l’école élémentaire et qu’il ne s’agit pas de censurer la parole publique et politique.

 

Journaliste monteur : Dominique Gaye – Images : Ashley Blirando

Citoyens en Marche vers votre Espace

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Que de monde dans la rue aux Fèvres au niveau du numéro, ce samedi 6 juillet à 14h30. ! Que se passe-t-il ? Ouverture d’un nouveau magasin tendance et qui sera comme beaucoup d’autres éphémère. ?! La présence des députés Raphaël Gauvain, Rémy Rebeyrotte, Laetitia Avia, porteuse du projet de loi contre la cyberhaine, tous élus de La République en marche, de Alain Rousselot-Pailley candidat de LAREM à la mairie de Chalon, de l’ancien ministre et maire de Chalon Dominique Perben montre à l’évidence que l’événement est politique et symbolique. En effet il s’agit de l’ouverture du premier espace citoyen départemental de la République en marche, lieu de vie, d’expérimentation et de rencontre, ouvert à tous.

Pour ce premier atelier de ce jour inaugural, c’est la Députée Laetia Avia qui prend la parole et répond aux questions. Elle présente son projet de loi qu’elle défend avec force et passion sur la cyberhaine. Celle-ci envahit avec beaucoup d’importance, de brutalité, de nuisance et souvent en toute impunité tous les réseaux sociaux, les Facebook, Les twitter, les Youtube et autres. La nouvelle loi, votée le 9 juillet au parlement avant de passer en septembre au Sénat, obligera, en 24 heures, les plateformes à supprimer tous ces propos haineux et contraires à la loi. Un grand pas en avant.

Journaliste : Dominique Gaye – JRI et monteur : Ashley Blirando

Trump a enfin son défilé

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En septembre 2017 Donald Trump confiait à Emmanuel Macron avoir été très impressionné par le défilé militaire du 14-Juillet auquel il avait assisté deux mois plus tôt à Paris. L’idée germe alors dans le cerveau du président américain d’une parade militaire à Washington mais encore plus grande, pour le Veterans Day. Face aux réticences du pentagone et au coût d’une telle manifestation, environ 100 millions de dollars, le président américain y renoncera.

Mais pour cette fête de l’Indépendance, il y aura bien quelques chars déployés dans les rues de Washington, un défilé aérien (des avions de chasse F35 et Air Force One vont survoler la capitale) et le soir, une allocution de Donald Trump sur les marches du mémorial de Lincoln, à l’endroit même où Martin Luther King, le 28 août 1963, avait prononcé son discours historique « I have a dream ».

De son côté, l’opposition s’étrangle, à l’image du candidat à l’investiture démocrate Julian Castro, hier sur CBS : « Quand je vois que le service des parcs nationaux va dépenser 2 millions et demi de dollars, pour permettre à des chars de circuler sur le National Mall à Washington ! Tout ça pour gonfler l’ego du président. Quelles dépenses inutiles ! »

Un hommage à l’amérique très différent des précédentes fêtes nationales. « Ce sera le spectacle d’une vie ! » a affirmé Donald Trump sur Twitter mercredi. Ses opposants ont prévu de manifester aujourd’hui dans les rues de Washington contre la main mise du président sur cette fête de l’Indépendance, normalement apolitique et transpartisane.