À la veille d’une nouvelle marche pour le climat et à trois jours des élections européennes, Emmanuel Macron a présidé à l’Élysée la première réunion de son Conseil de défense écologique. Créée à l’issue du grand débat national, cette instance vise à coordonner l’action écologique du gouvernement et à s’assurer de la priorité des questions environnementales dans les politiques publiques. Présidé par le chef de l’État, ce conseil réunit le premier ministre et douze ministres, dont ceux de la Transition écologique, des Transports, de la Santé ou encore des Territoires.

Le thème du réchauffement climatique ne s’est pas imposé au premier plan de la campagne pour les élections européennes. Mais «l’écologie est une trame de fond générale», observe un ministre. Le thème apparaît ainsi régulièrement en tête de liste des préoccupations des Français, notamment chez les jeunes. «Il sera désormais impossible d’obtenir le vote des moins de 25 ans sans parler des questions d’environnement, assure un poids lourd du gouvernement. L’écologie est la nouvelle religion. Ce sera très compliqué à l’avenir de remettre du rationnel dans ces préoccupations.» C’est pourtant ce à quoi s’est attelé le gouvernement à l’issue du Conseil de défense écologique en annonçant une série de mesures pour la défense de l’environnement.

Le premier d’entre eux est un cadeau aux Verts: l’abandon de la Montagne d’or, un projet de mine d’or à ciel ouvert en Guyane. Façon de tirer le tapis sous les pieds des écolos à deux jours des européennes. Depuis plus d’un an, l’abandon de ce projet est devenu l’une des revendications emblématiques des écologistes, et notamment de Yannick Jadot, la tête de liste EELV. Ils ont donc obtenu gain de cause. «Le projet ne se fera pas», a assuré François de Rugy.

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