Ils avaient largement voté pour lui en 2017, mais ont subi de plein fouet, depuis, les mesures fiscales du gouvernement. Message reçu, le pouvoir fait un geste. « Il faut arrêter d’emmerder les retraités ! » Une petite phrase lâchée par Emmanuel Macron devant ses équipes lundi et, fait rare, opportunément distillée dans les médias.

Une petite phrase qui se clôt sur cette annonce d’Édouard Philippe, jeudi matin sur France Inter : 300 000 retraités – et non 100 000 – ne seront pas touchés par la hausse de la CSG. L’opération reconquête est lancée. « Nous montrons que nous sommes à l’écoute », souligne-t-on à Bercy, accusé – comme Matignon – par l’aile gauche de la majorité de trop serrer la vis.

En ces temps d’impopularité record, il y avait urgence. Car les retraités n’ont pas été ménagés depuis le début du quinquennat. Il y a eu la hausse de la CSG en janvier, aujourd’hui encore « complètement assumée » par l’Élysée, malgré la grogne généralisée. L’exécutif revendique sa philosophie : demander des efforts aux anciens, au profit de l’emploi et des salariés. Mais point trop n’en faut !

Le quasi-gel des pensions (+ 0,3 % sur fond d’inflation galopante) dévoilé par le Premier ministre à la rentrée dans Le JDD a fait déborder le vase. « C’était une interview de ministre du Budget », soupire un député LREM. « De directeur du Trésor », renchérit un autre, quand un ministre déplore : « On a retenu que les 0,3 %. »

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