Alexandre Benalla a tenté mercredi de s’expliquer devant le Sénat sur son rôle à l’Élysée, assurant qu’il n’était pas le garde du corps d’Emmanuel Macron même s’il lui est arrivé de porter une arme lors de déplacements officiels, mais sans convaincre totalement les sénateurs.

Décidé à faire baisser la tension et à montrer une parfaite maîtrise de lui-même, l’ex-chargé de mission du président s’est d’emblée excusé auprès de la commission d’enquête et de son président Philippe Bas qu’il avait respectivement qualifiés de « petites personnes » et de « petit marquis ».

Tiré à quatre épingles, sans son avocat, M. Benalla, 27 ans, a déclaré sous serment n’avoir « jamais été le garde du corps d’Emmanuel Macron », que ce soit pendant la campagne présidentielle ou après l’arrivée de M. Macron à l’Élysée.

Cette question est au centre des débats de la commission d’enquête qui cherche à établir les fonctions précises qu’occupait auprès du président M. Benalla, mis en examen pour avoir frappé un manifestant le 1er mai à Paris.

Il n’a pas été interrogé sur ces faits en raison de la séparation des pouvoirs. Hasard du calendrier, le manifestant et sa compagne ont eux été entendus mercredi par les juges d’instruction: ils ont reconnu avoir jeté des projectiles mais nié toute appartenance à un groupe violent, selon leur avocat.

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