Ce samedi matin 13 mars 2021, bénéficiant du soutien de la CAPEN71, des militants antinucléaires de A.C.T.E (Association Chalonnaise pour la Transition Ecologique) et du réseau « Sortir du nucléaire » se sont regroupés au rond-point de l’IUT en zone sud.

Le lieu est stratégique, outre le fait qu’il se trouve à proximité d’une zone commerciale importante, il est situé face au CETIC et pas tés loin des établissements Framatome.

Les militants ont dénoncé les risques liés au « Tout nucléaire » en souhaitant la fermeture des plus anciennes centrales nucléaires et en réclamant la non-construction de nouveaux E.P.R (réacteur pressurisé européen)

Voir le reportage vidéo d’Emma sur cette action

Le + CTV  (Source Wikipédia)

Le réacteur pressurisé européen ou EPR (initialement European Pressurized Reactor, renommé Evolutionary Power Reactor) est un type de réacteur nucléaire de troisième génération (classification internationale), conçu et développé, dans les années 1990, par la société NPI (Nuclear Power International), détenue à parts égales par Framatome SA (50 %) et Siemens KWU (50 %). Il fait partie de la filière des réacteurs à eau pressurisée.

Il a pour objectif d’améliorer la sûreté de fonctionnement et la rentabilité économique des centrales nucléaires par rapport à celles dotées de réacteurs de génération précédente. Il est destiné à des pays disposant de réseaux électriques capables de distribuer une puissance électrique de l’ordre de 1 600 MW. Il est conçu pour utiliser de l’uranium enrichi à 5 % ou du combustible nucléaire MOX.

Le premier EPR, Taishan 1, est entré en fonctionnement en 2018 et sa performance l’a classé en 2019 premier réacteur mondial en quantité annuelle d’énergie électrique produite.

En juillet 2020, deux EPR sont en service en Chine, quatre autres sont en construction : un en Finlande à Olkiluoto, un en France à Flamanville et deux au Royaume-Uni (Hinkley Point).

Prévues initialement pour durer quatre ans et demi, les constructions des réacteurs finnois et français ont commencé respectivement en 2005 et 2007, et leur mise en service a été repoussée à plusieurs reprises, jusqu’en 2021 et 2022. Parallèlement, leur coût a dérivé, passant de 3 à 11 milliards € pour Olkiluoto et de 3,5 à 19 milliards € pour Flamanville.

D’autres réacteurs EPR sont en projet : six à Jaitapur (Inde), deux à Sizewell (Royaume-Uni) et six autres en France.

France – Flamanville 3

Le projet de Flamanville 3, en 2010.

FA3, un « démonstrateur tête de série » EPR est en construction à Flamanville (maître d’ouvrage : Électricité de France). La coulée du premier béton a eu lieu en décembre 2007.

Alors que la mise en service était initialement prévue en 2012, en juillet 2011, EDF annonce un report de la mise en service à 2016 et un coût passant de 3,3 à 6 milliards d’euros. Le 3 décembre 2012, EDF annonce que le coût du projet s’élèverait maintenant à 8,5 milliards d’euros (la mise en service étant toujours prévue pour 2016). Le 18 novembre 2014, EDF annonce un nouveau report de la mise en service à 2017 : la durée de construction prévue atteint désormais dix ans.

Le 15 avril 2015, l’ASN relève des « anomalies de fabrication » sur le fond et le couvercle de la cuve de l’EPR déjà installée sur le site : la composition de l’acier comporte trop de carbone, ce qui fragilise la cuve. Aussi, le 3 septembre 2015, EDF annonce un nouveau report de la mise en service au quatrième trimestre 2018. Le coût de construction prévu atteint désormais 10,5 milliards d’euros. En mai 2016, le journal Les Echos révèle que des pièces défaillantes dans les centrales nucléaires sont sorties de l’usine du Creusot, grâce à des dossiers falsifiés119. En juin 2017, l’ASN demande à EDF de changer le couvercle de la cuve avant 2024, puis autorise le 11 octobre suivant la mise en service du réacteur.

En juillet 2018, un nouveau retard d’un an est annoncé à la suite des « écarts de qualité » constatés sur 33 soudures, et le coût de construction prévisionnel est relevé de 400 millions d’euros, à 10,9 milliards d’euros. Le chargement du combustible est désormais prévu au quatrième trimestre 2019, le raccordement au réseau électrique au premier trimestre 2020 ; le fonctionnement à pleine puissance ne sera pas effectif avant le deuxième semestre 2020

En avril 2019, l’IRSN et un groupe d’experts de l’ASN émettent un avis défavorable sur la justification initialement présentée par EDF du maintien en l’état moyennant une surveillance renforcée, de 8 soudures sur les 33 incriminées. Ces 8 soudures sont situées au niveau des traversées de l’enceinte de confinement, ce qui rendra nécessaire son percement ; leur réparation (tâche particulièrement complexe) entraînera un surcoût important, ainsi qu’un nouveau report de la date prévue pour chacune des étapes de la mise en service de la centrale.

En juin 2019 l’ASN ordonne la réparation des huit soudures situées au milieu de la double enceinte de béton qui protège le bâtiment réacteur, donc très difficiles à atteindre ; selon l’ASN, la rupture de ces soudures « ne peut plus être considérée comme hautement improbable » ; cette décision repousse le démarrage de la centrale à la fin de l’année 2022 au plus tôt. Le président de l’ASN, Bernard Doroszczuk, a écarté l’idée d’une réglementation française qui serait trop tatillonne : le niveau d’exigence est « comparable » à celui « retenu et atteint » pour les autres réacteurs EPR de Taishan (Chine) et Olkiluoto (Finlande). « Nous ne sommes donc pas face à une exigence française qui serait d’un niveau supérieur au niveau d’exigence fixé, pour ces soudures, sur les EPR construits à l’étranger ». Bernard Doroszczuk précise que cette décision « ne remet à aucun moment en cause la conception de l’EPR ni les avancées indiscutables pour la sûreté que présente ce réacteur ». En juillet 2019, EDF annonce que la mise en service du réacteur ne peut être envisagée avant fin 2022.

Photo de Flamanville : Par schoella — panoramio, CC BY 3.0, 

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