La cour d’appel de Paris a demandé la reprise de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert, lundi 20 mai, en ordonnant en effet à l’Etat de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées (CIDPH). Cette décision a été vivement saluée par Jean Paillot, avocat des parents de Vincent Lambert, qui a même évoqué « une remontada » au micro de BFMTV, alors qu’il participait à un rassemblement de plusieurs centaines de personnes à Paris pour réclamer une « grâce présidentielle » à Emmanuel Macron.

Le terme de « remontada » a été diversement apprécié sur les réseaux sociaux car il est empreinté au lexique sportif et renvoie notamment à la qualification du FC Barcelone contre le PSG, en 2017. « On a gagné, ce qui veut dire que les mesures provisoires vont pouvoir s’appliquer », a également commenté Jean Paillot, sous les clameurs des manifestants. L’avocat a ajouté qu’il ne s’agissait que de la « première des victoires ». Le 3 mai dernier, le CIDPH – un comité de l’ONU – avait demandé à la France de surseoir à l’arrêt des traitements dans l’attente d’un examen du dossier sur le fond.

Pour s’opposer à l’arrêt des soins, les parents de Vincent Lambert ont tout tenté. Jusqu’à déposer « plainte contre X pour tentative d’assassinat » après la première décision, prise par l’équipe médicale, de suspendre l’alimentation de leur fils en avril 2013 (ils ont été déboutés). Jusqu’à la publication de photos et de vidéos tentant d’accréditer l’idée d’un échange entre ce patient, tétraplégique en « état végétatif chronique irréversible » d’après ses médecins, et les visiteurs.

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