Ce mercredi soir du 17 octobre part une « Marche de la Fraternité » du square Thévenin à travers le centre-ville de Chalon pour arriver devant la Mairie de Chalon. Elle est organisée dans le cadre de la « 31e Journée mondiale du refus de la misère », par l’association chalonnaise :  ATD Quart Monde. Participent également des associations chalonnaises : LDH, Secours catholique, CCFD-Terre Solidaires, Emmaüs, Artisans du Monde, CFDT, Habitat et Humanisme et Amnesty International et des nombreux marcheurs individuels, touchés soit eux-mêmes par la pauvreté ou la misère ou par solidarité avec des amis, voisins, SDF ou d’un sentiment de fraternité avec l’humanité en souffrance.

Mais qu’est-ce que distingue au fait la pauvreté de la misère ?

Si la pauvreté peut se définir comme : « l’état d’une personne qui manque des ressources, des moyens surtout matériels pour mener une vie décente, la misère est l’état aggravé et permanent de la pauvreté. Ses synonymes sont : le besoin, la souffrance morale, le manque, le chagrin, le malheur, l’épreuve, la privation, l’impuissance, la douleur et la déchéance.

Les personnes touchées par la misère ont le sentiment d’être exclues d’une vie normale au sein de notre société qui se définit majoritairement par la capacité de consommer et d’exhiber ses acquisitions. La honte d’être diffère et le sentiment de culpabilité, de ne pas pouvoir s’en sortir malgré les aides de l’extérieur, accompagnent souvent cet état ressenti comme une descente sans espoir.

Dans le monde environ 800 millions de personnes, ce qui correspond à environ 10 % de la population mondiale, vivent en dessous du seuil de cette extrême pauvreté (moins de 1,90 dollar par jour et par personne)

En France, selon l’Observatoire des Inégalités, au moins 5 millions des personnes (8 %) vivent dans la pauvreté avec moins de 855 euros par mois. On peut constater une inquiétante progression de la pauvreté des jeunes adultes (35 % de moins de 20 ans) conséquence de la dégradation du marché de travail et des familles monoparentales (25 %) mais aussi des femmes et des personnes âgées, eux aussi très touchées.

Pourtant existent des dispositifs comme “ Territoires zéro chômeur longue durée ” (depuis 2016 dans une dizaine des territoires, dont un tout proche à Cluny et à Tournus) et le “ revenu universel ”. Celui-ci est en train d’être expérimenté dans plusieurs départements mais d’une manière expérimentale et trop isolée pour pouvoir montrer son efficacité et être applicable au plus grand nombre. À Chalon d’ailleurs, aucun de ces dispositifs n’est à notre connaissance mise en œuvre pour lutter d’une manière efficace contre l’appauvrissement d’une partie importante de la population. Le sentiment pour beaucoup  des personnes présentes à cette marche est que l’argent public est investi dans d’autres projets jugés plus prioritaires par la municipalité.

Cette année l’accent de cette journée d’action est mis sur les droits fondamentaux de chaque être humain, ancrés dans la « Déclarations universelle des Droits de l’Homme de 1948 ». La déclaration fête donc son 70e anniversaire cette année.

La pauvreté et la misère constituent une atteinte aux droits fondamentaux du citoyen qui sont par exemple le droit à la santé, au logement et au travail.

Voici quelques Témoignages des Chalonnais et Chalonnaises qui ont participé a la marche de la Fraternité à Chalon :

Ils ont répondu à deux questions :

  1. Pourquoi participez-vous à cette marche de la Fraternité ?
  2. Y a-t-il pour vous des solutions simples et rapides pour sortir les personnes de la pauvreté et de la misère ?

Témoignage de Ludovic un Chalonnais de 37 ans :

  1. Je participe à cette marche parce que c’est un moyen efficace et nécessaire de montrer que la pauvreté existe à Chalon.
  2. Des solutions simples et rapides il y en a, il suffit de récupérer les milliards du CAC40 et les distribuer aux gens dans le besoin.

Témoignage de Catherine une Chalonnaise de 52 ans 

  1. La misère existe à Chalon et elle me touche personnellement, mais la Mairie ne tient pas compte de ses personnes et de leur besoin d’aide.
  2. Comme solution je vois la redistribution des aliments que jettent les supermarchés à des personnes dans le besoin. Dans ce domaine il y a un gaspillage incroyable.

Témoignage de Line une Chalonnaise de 68 ans :

  1. Je me suis toujours battue contre les inégalités dans la société qui sont de plus en plus fortes et non-admissibles.
  2. Il y a certainement des solutions, mais ils sont à appliquer au coup par coup, car chaque problème a une solution. Dans le domaine des logements vides par exemple on peut les mettre rapidement à disposition des personnes qui n’en ont pas.

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