Mercredi 30 septembre, en fin d’après-midi, quelques heures avant l’étude de la requête déposée par Nathalie Leblanc, conseillère municipale, devant la cour administrative de Lyon, les opposants au projet de halle commerciale Place du Général de Gaulle, ont fait le point de leurs mobilisations.

DE NOUVEAUX RENFORTS, EUX AUSSI DÉTERMINÉS

Aux côtés des membres du collectif chalonnais pour un urbanisme responsable, les élus municipaux, Nathalie Leblanc, Francine Chopard (Cultivons Chalon), Mourad Laoués (Bien Vivre à Chalon) ont été rejoints par de nouveaux élus chalonnais : Didier De Carli (Chaque Jour Chalon) et Alain Rousselot-Pailley (Ensemble Chalon).
Ce dernier a interpellé le premier magistrat de la ville en l’invitant à  « s’exprimer publiquement sur ces liens avec la Somabi » (Société d’aménageant, porteur du projet). Didier De Carli a lui évoqué « l’esprit de résistance » et mis en avant le développement des circuits courts.

ILS INVITENT LE MAIRE À RETIRER LE PROJET

Au cours d’une rencontre avec la presse, les différents orateurs ont développé différents arguments. Nathalie Leblanc, devait mentionner « la marche forcée sur un secteur désormais inconstructible. Le permis de construire a été déposé la veille du changement de zonage de ce secteur classé en zone inondable par le P.P.R.I » (Plans de Prévention des Risques Inondations). Autres arguments avancés par l’élue d’opposition « l’absence de mise en concurrence, les réserves sur la concertation (émises par le commissaire enquêteur et la déstabilisation du commerce en centre-ville.
L’élu écologiste, Mourad Laoués a lui mis en avant “le succès de la pétition (4000 signataires) et le changement climatique devenu véritable enjeu de société”. Francine Chopard (Cultivons Chalon) remarquant “les élus majoritaires se plient au désirât d’un groupe privé”… Des élus ont invité le maire à retirer le projet, partageant les critiques formulées par le collectif chalonnais pour urbanisme responsable. Les membres de ce collectif n’ont pas manqué de dénoncer : l’absence de concertation avec les chalonnais, le devenir de cette halle “en friche commerciale”, le succès des différentes initiatives (pétition, ateliers de réflexion sur l’aménagement de la place, réunion publique)… Pour la Capen 71, Michel Mellon et Bernard Ciroux, ont réaffirmé le soutien des associations environnementales aux initiatives portées par le collectif chalonnais.

ZONE VIOLETTE ET HISTOIRE DE LA PLACE DEVANT LES JUGES ADMINISTRATIFS

Jeudi, au tribunal administratif de Lyon – A Gauche Nathalie Leblanc

Jeudi en fin de matinée, devant les juges administratifs de la cour d’appel de Lyon, tour à tour M° Barberousse (pour Nathalie Leblanc) et M° Callot (pour la Ville) et M° Camière ont développé leurs arguments. M° Barberousse a remarqué “L’étude commerciale de 2018 ne conforte pas le projet, la place De Gaulle se trouve désormais en zone violette”… Autre argument développé “la surprise devant la chronologie, les élus se sont prononcés 3 jours avant une nouvelle réglementation actuellement en vigueur”… En guise de réponses, les avocates de la ville et de la Somabi ont souligné “le passé commercial de cette place sur laquelle se trouvaient jadis ( jusqu’en 1970) : ‘une halle aux grains devenue salle des fêtes et une station-service démontée en 1985’.

Photo site Chalonevolution.fr (créateur Lional, passionné de cartes postales )
Natif de Chalon, je suis très attaché à son histoire et c’est pourquoi j’ai décidé voici quelques mois de réunir les cartes postales que je possédais déjà avec celles que des amis m’ont gentiment confiées. Depuis, je parcours les vides greniers et brocantes de la région afin de compléter ma collection. Bien évidement si vous possédiez d’autres cartes ou photos, je vous remercie par avance de m’accorder un peu de votre temps pour me contacter et ainsi contribuer à l’évolution du site. Début de la construction de la halle aux grains en 1853; elle fut terminée en 1855. En 1907, on refit le toit et les halles devinrent la salle des fêtes Marcel Sembat qui fut démolie en 1968. Informations tirées du livre « Chalon coins de rues » de Pascal Grapin.

En début d’audience, le rapporteur s’était déclaré ‘favorable ‘au rejet de la requête déposée par Nathalie Leblanc. Le jugement a été mis en délibéré, il devrait être rendu public prochainement.

À l’issue de cette audience, d’une quarantaine de minutes l’avocate de la Somabi, s’est déclaré ‘confiante’, les opposants ont réaffirmé leurs oppositions en n’excluant pas d’autres recours et initiatives.

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