Après le monde rural, Emmanuel Macron a répondu lundi 4 février pendant six heures pile aux doléances des maires et associations de banlieue auxquels il a annoncé un « grand plan » pour aider les petites associations. Pour son cinquième débat depuis le 15 janvier, le chef de l’Etat a tenu une nouvelle séance de questions-réponses marathon avec 300 maires, responsables associatifs et citoyens engagés dans une salle municipale à Evry-Courcouronnes (Essonne). Après avoir rapidement tombé la veste, il a défendu, en bras de chemise, ses réformes lors d’un nouvel exercice intégralement retransmis en direct sur les principales chaînes d’information en continu.

Retrouvant des accents de sa campagne électorale, il a balayé tous les sujets: immigration avec une pique à Donald Trump (« je ne crois pas aux gens qui font des murs »), droit de vote des étrangers, auquel il préfère l’accès à la citoyenneté, le Grand Paris (« on a mis un mille-feuille sur un mille-feuille »), l’engorgement des urgences à l’hôpital ou encore le revenu universel d’activité, avec un dégagement final sur le thème de l’utopie.

Plusieurs dizaines d’intervenants se sont succédé pour protester contre la suppression des contrats aidés, les fusions forcées de communes, les fermetures de classes, les ghettos urbains ou encore le manque persistant de logements et de médecins.Les maires d’Ile-de-France ont aussi réclamé le maintien des services publics, certains regrettant l’enterrement du plan Borloo pour les banlieues. Le chef de l’Etat a répondu en bloc, rappelant sa mesure-phare, le dédoublement des classes de CP dans les quartiers défavorisés et s’élevant contre « la morphine » des dépenses publiques qui ne corrige pas les problèmes. En revanche il a esquissé un mea culpa sur la suppression des emplois aidés, en reconnaissant que cette mesure avait posé « un vrai problème pour beaucoup…

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