General Electric et Whirlpool sont deux dossiers distincts mais qui provoquent chacun une pluie de critiques contre le gouvernement et Emmanuel Macron. Le géant américain General Electric a annoncé mardi qu’il envisageait la suppression de plus de 1.000 postes en France. « La cathédrale industrielle de Belfort est en train de flamber et le gouvernement attise le feu« , a accusé l’intersyndicale de ce site, premier touché par ces suppressions de postes, lors d’une conférence de presse donnée ce mercredi. Depuis Bruxelles où il participait mardi à un sommet européen, Emmanuel Macron a assuré que le gouvernement serait « extrêmement vigilant » à l’égard de General Electric.

Devant ces coupes claires, les salariés du site de production de turbines à gaz de Belfort ont appelé le gouvernement et les dirigeants de General Electric à venir les rencontrer. « Venez voir les experts pour redresser le business », a lancé Philippe Petitcolin (CFE-CGT) au nom d’une intersyndicale avec la CGT et Sud Industrie. Réponse positive du ministre de l’Economie Bruno Le Maire qui a annoncé peu après qu’il irait la semaine prochaine à leur rencontre pour étudier avec eux les pistes d’une réindustrialisation du site. Le ministre a évoqué l’aéronautique, la rénovation des centrales et les énergies renouvelables. Il entend aussi s’entretenir avec le président de General Electric afin de lui demander « d’améliorer son plan social ».

En toile de fond de cette colère : le rôle controversé joué en 2014 par Emmanuel Macron dans la vente du pôle énergie d’Alstom à General Electric. Alors ministre de l’Economie de François Hollande, il avait donné son feu vert à cette vente. Son ministère avait même souligné qu’elle avait été réalisée « avec vigilance », répondant implicitement à Arnaud Montebourg, le prédécesseur d’Emmanuel Macron, hostile à ce projet de reprise.

L’autre dossier majeur est celui de l’usine Whirlpool d’Amiens. Celle-ci est devenue symbolique depuis que Marine Le Pen et Emmanuel Macron s’y étaient rendus dans l’entre deux tours de la présidentielle. A peine un an après la reprise très médiatisée du site par l’industriel local Nicolas Decayeux, l’entreprise « se trouve dans une impasse de trésorerie très importante, qui va la conduire à se placer sous la protection du tribunal de commerce », a indiqué mardi soir la préfecture, notant le « faible chiffre d’affaires généré » par WN et ses difficultés à trouver des « débouchés commerciaux concrets ». Le député insoumis de la Somme François Ruffin a dénoncé mercredi « six mois d’inaction » du gouvernement dans le suivi de l’ex-usine Whirlpool Amiens, dont le repreneur est en redressement judiciaire, l’Insoumis exigeant désormais « une implication du président de la République et de l’argent sur la table ».

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