DR F.Copreaux, derrière le pneumologue, tout simplement un Homme

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François Copreaux, pneumologue en retraite, va recevoir, normalement en septembre, une décoration qui lui est importante, l’Ordre National du Mérite, promotion 2021 du Premier ministre Elle lui est décernée pour son travail de pneumologue, mais surtout pour avoir cofondé le centre médical pluridisciplinaire NICOLAS DE PONTOUX (vers l’hôpital privé St Marie) qui fut l’une des premières maisons médicales en France réunissant des spécialistes et des paramédicaux. La personne qui lui remettra cette médaille n’est pas une figure de pouvoir, mais quelqu’un de bien plus important pour lui, en l’occurrence sa femme Dominique Copreaux, sa compagne de route, sa complice…, elle-même chevalier de cet ordre. Dominique Copreaux est très impliquée dans la vie sociale, écologique et humanitaire sur le Chalonnais, son Chalonnais.

Dominique et François
Paul Copreaux, le Grand-père

François Copreaux est issu d’une famille de 4 garçons, Dominique d’une famille de 4 filles. Ils eurent quatre filles..! Le grand-père de François Copreaux était médecin, le père pneumologue travaillant particulièrement sur la tuberculose, le fils François lui sur le cancer du poumon. Médecin de père en fils. Aucune des filles n’est médecin, la chaîne semble rompue, mais pas tant que cela, deux des quatre filles sont dans le médical. Derrière le pneumologue connu et reconnu, se cache un Homme au service de ses patients, un humaniste, parfois timide, un médecin comme, hélas, on en fait plus. C’est le premier portrait de nouvelle série « Portrait » et ma foi, on commence très bien, tout en respect et admiration. Un homme, une femme, deux vies mêlées, pleines de symboles…!

Maurice Copreaux, le père

PARCOURS DE VIE DU DOCTEUR FRANCOIS COPREAUX par lui-même

Ma promotion à l’Ordre National du Mérite m’a incité un retour en arrière sur ma vie :

François interne au Centre hospitalier de Chalon

J’ai été médecin pneumologue depuis 1982 à Chalon-sur-Saône, installé en libéral à l’ancienne clinique Sainte Marie où je crée le premier service de pneumologie.  Chalonnais depuis 5 générations dont trois générations de médecins. En 1986 je me montre novateur en m’associant à un confrère de la même spécialité de la clinique concurrente d’alors, la clinique de Bourgogne. Cette association préfigurait déjà le regroupement de ces deux établissements et permettait d’offrir un plateau technique de qualité. Cette association a grandi jusqu’à compter 6 médecins.

J’ai été nommé expert dans ma spécialité médicale auprès du Tribunal de Grande Instance de DIJON.

J’ai présidé le comité d’éthique de cette même clinique lorsqu’ elle a investi ses nouveaux locaux.

En 2005 j’ai été l’un des co-fondateurs du centre médical pluridisciplinaire NICOLAS DE PONTOUX qui fut l’une des premières maisons médicales en France réunissant des spécialistes et  des paramédicaux et j’en suis encore le co-gérant.

En ce qui concerne le Conseil de l’Ordre, j’ai été élu pour la première fois en 1992, conseil départemental d’abord puis régional et j’ai participé à la mise en place du CROM après la réforme de 2007, avec des postes à responsabilité.

Assesseur à la chambre disciplinaire à partir de 1997 jusqu’en

A travers ce parcours qu’ai-je voulu incarner ?

  • Un humanisme médical pour notre temps

Les progrès de la médecine ont été, sont et seront encore vertigineux, je me suis toujours battu dans mes différentes fonctions, pour que la technologie reste au service de l’humain. Pour moi, l’humanisme est consubstantiel à la médecine, ces deux mots sont indissociables. La médecine doit rester au service de l’homme et je me suis toujours engagé pour la pérennité d’une médecine à visage humain.

  • Une médecine qui doit faire face au consumérisme et à l’individualisme de notre époque. Les relations sont parfois difficiles avec la sécurité sociale et les malades, le vieillissement des médecins et de leurs patients pose un problème sociétal énorme.

L’exigence de la qualité des soins, le souci constant de la bientraitance sont un combat quotidien pour notre corps médical. Les malades deviennent trop souvent des anonymes faisant ainsi naître une méfiance mutuelle ce qui m’a amené, au sein du conseil de l’ordre, à m’investir dans la médiation et le comité d’éthique de l’établissement de soins dans lequel j’exerçais.

  • J’ai participé, sans en être tout le temps conscient, à la révolution silencieuse des professionnels de santé. Médicalisation croissante des soins, leur intensité lus grande dans des séjours en hospitalisation de plus en plus courts, la demande de maîtrise des coûts, sont des défis auxquels nous avons dû répondre.
  • Parfois, il y a des fautes, les médecins doivent alors rendre compte de ce qu’ils ont fait et répondre à une exigence de qualité afin de retrouver une confiance réciproque sans laquelle rien n’est possible.
  • La défaillance des dispositifs de prévention (canicule 2002) mais aussi des maladies résurgentes et menaçantes en raison de leur non réponse aux antibiotiques (tuberculose)
  • Les modifications de l’exercice professionnel : création d’une maison médicale pluridisciplinaire, une nouveauté à l’époque et qui est devenue un modèle.

Que cette occasion unique me permette de remercier tous les confrères avec lesquels j’ai travaillé au service des malades, mes patients qui m’ont fait confiance toutes ces années et tous ceux que j’ai rencontré au cours de ce chemin.

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