Sénatoriales : Jean Paul Émorine, une longue carrière politique s’achevant ce dimanche

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C’est sans doute avec un peu nostalgie, mais avec la mention « devoir accompli » que Jean Paul Émorine glissera un bulletin dans l’urne ce dimanche pour les élections sénatoriales. Une occasion de saluer aussi ces « mandants » que sont les grands électeurs.

DU COLLÈGE AGRICOLE AU SÉNAT EN PASSANT PAR LE CONSEIL GÉNÉRAL

Jean Paul Émorine est un homme de la terre, le « bon sens » paysan aux pieds. Il apparaît sur la scène départementale, lors des cantonales de mars 1985. Alors étiqueté U.D.F, centriste version libérale, il s’impose au premier tour en devançant Raymond Saluaux, maire de Saint Ambreuil, bénéficiant du soutien d’André Jarrot et de Dominique Perben, les poids lourds du R.P.R départemental. Il devance aussi le maire de Bresse sur Grosne, Robert Guyon, ancien directeur départemental de l’office des anciens combattants. Au second tour, il bat le conseiller général sortant, le socialiste Daniel Cautel. Pour la petite histoire départementale, l’écologiste Thierry Grosjean, habitant alors Boyer et avait été pour la première fois candidat à une élection politique pour la jeune formation « Les Verts »…

UN LIEN COURTOIS ET DIRECT POUR CET AUTODIDACTE

Jean Paul Émorine : Il a débuté sa longue carrière élective en mars 1971, en qualité de conseiller municipal de Sennecey-le-Grand dont il a été maire en 1989 à mars 2008, conseiller général de 1985 à 2011

L’ancien élève du collège agricole de Fontaine, déjà conseiller municipal de Sennecey-le-Grand, fait « ses classes » au conseil général. Ses liens avec les leaders départementaux du R.P.R deviennent excellentes, pour preuve, Dominique Perben a choisi celui qui est alors maire de Sennecey-le-Grand, comme suppléant lors des législatives de 1993. Il deviendra député dans la foulée, lorsque le maire de Chalon, devient ministre. En septembre 1995, il est élu sénateur tout André Pourny et Jean Patrick Courtois. M. Émorine succède à Marcel Lucotte. En 2004, Jean Paul Émorine est le sénateur le mieux élu. Il préside à l’époque le groupe d’opposition au conseil général, cette institution est présidée par Christophe Sirugue.

UN HOMME DE DOSSIERS ET LES RÉSEAUX RURAUX

La force du travail alliée aux contacts directs avec les élus de toutes sensibilités constitue en partie la longévité élective de cet homme attaché au terroir. Si Marcel Lucotte ou encore René Beaumont sont ces « pairs », il a su trouver une certaine sérénité et modération auprès de Jean Braillon, maire de Boyer, conseiller général de 1967 à 1979, Député de 1974 à 1978, après avoir été suppléant d’André Jarrot. L’office du tourisme -syndicat d’initiative été pour le maire de Sennecey, l’un de ses réseaux à l’échelon cantonal. À L’échelon départemental, ce sont les réseaux agricoles et ruraux ont nourri électoralement les scores de M. Émorine… Des réseaux  » trans-partis « qui ont fait aussi un temps les beaux jours des radicaux-socialistes (les sénateurs Lechenault, Pinsard, Borgeot, Maupoil), et de certains socialistes (Marcel Mathy, Bernard Desbriere). Des réseaux qui se sont néanmoins affaiblis au fil du renouvellement des conseils municipaux…

Photos : Sénat et wikipédia

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