« 1500 personnes au moins avaient assisté aux obsèques des huit aviateurs de la Royal Air Force*. Le maire de l’époque avait été emprisonné, révoqué et déporté » a rappelé, dimanche en fin de matinée Thomas Brugger. Des propos tenus par le directeur départemental de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, dans la cour des écoles, à l’issue des deux cérémonies en mémoire des aviateurs abattus dans la nuit du 14 au 15 août 1943.

RELIGIEUX ET LAÏQUES

Thomas Brugger, aux côtés des élus de Sassenay

Comme depuis 1988, un cortège s’est formé, ce dimanche 15 août 2021, place Fernand Theulot, composé des élus, de la section locale des anciens combattants, des sapeurs-pompiers, il s’est rendu au cimetière sur la tombe des aviateurs, puis devant le monument, maquette de l’avion Lancaster (conçue par Alain Longet et inaugurée en 1988). Ces deux dépôts de gerbes faisaient suite à une cérémonie religieuse célébrée par le père Philippe Gernevois, le prêtre en fonction dans la paroisse en 1943, l’abbé Teste, avait célébré, les obsèques (à la demande des jeunes du village, dont un était en étroite relation avec l’Armée secrète et les autorités de la résistance). Didier Réty maire, a souligné les liens unissant de longues dates, les familles de deux soldats Making (excusée) et Ford. Il n’oublia pas d’associer la mémoire de Gabriel Badet, électrocuté en arrivant sur les lieux de cette catastrophe aérienne.

Le maire honoraire Guy Fracheboud et Roger Pertet, ancien président des A.C-C.A.T.M, ils organisèrent notamment les cérémonies du 15 août 1983 (la première) et cette de 1988, inauguration de la maquette de l’avion à l’entrée du village.

Dans l’assistance avaient place Catherine Lauriot adjointe au maire de Crissey, sa collègue Danièle Begonin, ainsi que Guy Fracheboud, maire honoraire et Roger Pertet, anciens présidents de la section locale des anciens combattants. Roger Clément et Henri Léglise, représentant la section locale des anciens combattants… Le major Desmaris, commandant la brigade de gendarmerie de Chatenoy-le-Royal…

  • Les aviateurs de la R.A.F (Royal air force) étaient à bord d’un bombardier qui a été abattu dans la nuit du 14 au 15 août 1943 à l’entrée du village. Le maire de l’époque, Louis Brondeault, avait alors permis des obsèques religieuses, organisées par les jeunes du village et suivies par de nombreuses personnes. Ces obsèques avaient été considérées comme un acte de résistance face à l’autorité allemande qui occupait alors le village. Elles avaient valu au maire d’être relevé de ses fonctions et déporté en Allemagne.

 

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