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Gilets jaunes : La bataille des cagnottes continue

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Depuis lundi, soutiens et détracteurs des gilets jaunes s’affrontent par cagnottes interposées. Le succès de celle en faveur de Christophe Dettinger, soupçonné d’avoir agressé deux gendarmes à Paris samedi, a choqué le gouvernement et une partie de la classe politique, qui l’ont vivement dénoncée.  En moins de 48 heures, des internautes favorables à l’ex-boxeur ont rassemblé plus de 117 000 euros, avant que la plateforme Leetchi ne ferme la cagnotte.

En réaction, une caisse de « soutien aux forces de l’ordre« , lancée par le président LR de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Renaud Muselier, a récolté plus de 100 000 euros en quelques heures mardi. Toujours ouverte, ses dons atteignaient plus de 1 300 000 euros jeudi soir.

Éric Drouet, l’une des figures du mouvement des « gilets jaunes », a lancé ce mercredi 9 janvier une cagnotte pour les manifestants blessés. « Cagnotte officielle pour les blessés gilets jaunes de France!! Sont invitées à participer toutes les personnes qui disent soutenir la cause des gilets jaunes plus particulièrement les personnes médiatiques, cela prouverait leur sincérité!! », a écrit sur Facebook le chauffeur routier controversé, pour présenter cette cagnotte lancée en ligne via la plateforme Paypal. Aux alentours de mercredi midi, plus de 2500 euros avaient été rassemblés.

Les 30 ans de la Bobine, acte 2

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La Bobine fête ses 30 ans. Le deuxième temps fort de cette célébration est un festival de comédies musicales (6 films).  » La joie de vivre du cinéma « , au cinéma Axel de Chalon. Le parrain de cette édition, N.T Binh est un vieil ami de la Bobine. Il est critique cinéma, enseignant de de cinéma, réalisateur de documentaires sur le cinéma. Il est aussi commissaire de l’exposition » Comédies musicales, la joie de vivre au cinéma » (Philharmonie de Paris, jusqu’au 27 janvier). Ce festival chalonnais est lié à cette exposition. L’acte 1 avait eu lieu en 2018, au Conservatoire, avec un Concert Cinéma.

(NB CTV : En lancement, l’intégralité de la cérémonie (1h), sans montage, filmé en Facebook Live – Puis en fin d’article, la séquence vidéo est fractionnée en 6 parties : ITW sur le festival (Jannick Leconte, chargé des animations), Itw de N.T. Binh (parrain du festival et des 30 ans), Présentation du festival (J.L Chemorin, secrétaire de la Bobine), La Bobine a 30 ans (Chantal Thevenot, présidente de la Bobine), Discours des élus Laurence Fluttaz, Gilles Platret et  enfinPrésentation des comédies musicales et de « Chantons sous la pluie » ( N.T. Binh)

C’est Jean-Luc Chemorin, secrétaire de la Bobine, qui lance avec beaucoup d’humour cinématographique les festivités de ce 10 janvier. La Présidente de la Bobine Chantal Thevenot retrace l’histoire de l’association. Laurence Fluttaz, VP de la Région BFC et Gilles Platret, maire de Chalon, témoignent de leur attachement et soutien à l’association. N.T. Binh finit par un propos sur les comédies musicales et sur le film qui va être passé. Il sera plus prolixe lors de sa conférence samedi à l’Axel à 17H  » Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les comédies musicales sans jamais avoir osé le demander « .

Les lumières s’éteignent dans la salle pleine de fidèles, et « Chantons sous la pluie  » de Gene Kelly et Stanley Donen éclaire l’écran et nourrit les oreilles de cet air bien connu. Ce soir, avant, pendant et après le film (Gâteau des 30 ans), on chantait en cœur  » Longue vie à la Bobine ».

Le 3e temps fort aura lieu du 27 au 31 mars, soit 5 jours, avec un festival et un coup de Zoom sur les chefs opérateurs, événement couvert par ChalonTV.

Les différentes interventions de la soirée et ITW tirés du Live FB :

J. Leconte – Chargé des animations – Présentation du Festival et des 30 ans

Interview de N. T. Binh – Parrain du festival – Les comédies musicales 

J.L Chemorin – Secrétaire de la Bobine – Lancement du festival

Chantal Thévenot – Présidente de la Bobine – La Bobine et ses 30 ans

Les Elus, L. Fluttaz, VP Région BFC et G. Platret, Maire de Chalon

N.T. Binh – Présentation des comédies musicales et du film projeté « Chantons sous la pluie « 

Le programme du FestivalLa plaquette COMEDIE-MUSICALE

« Gilets jaunes » : Chantal Jouanno se retire du pilotage du grand débat national

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Chantal Jouanno a décidé de se retirer du « pilotage » du grand débat national, lancé par Emmanuel Macron pour répondre à la crise des « gilets jaunes » et qui doit débuter le 15 janvier. La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) l’a annoncé mardi 8 janvier au « 20 heures » de France 2 en expliquant ce retrait par la polémique portant sur sa rémunération.

Son salaire s’élève à 14 666 euros brut mensuels soit un revenu quasi équivalent à celui du président de la République ou du premier ministre, qui touchent chacun 15 140 euros brut par mois. « J’ai décidé de me retirer du pilotage de ce débat », a déclaré l’ancienne ministre au journal de France 2, estimant que les débats nés sur son niveau de salaire était « légitimes » mais que les « conditions de sérénité nécessaires pour ce débat » n’étaient pas assurées. « C’est une décision que j’ai prise parce que je crois en ce débat (…) plus que nécessaire », a-t-elle poursuivi. L’ancienne ministre a précisé qu’elle restait toutefois présidente de la CNDP.

« Ceci dit, je remets dans les mains du président de la République et du gouvernement en général, le niveau de rémunération de la présidente de la CNDP qu’il leur appartiendra d’arbitrer, comme les autres rémunérations des autorités indépendantes et des hauts fonctionnaires. » « Le gouvernement prend acte de la décision de Chantal Jouanno et proposera à l’issue du séminaire gouvernemental (mercredi) une organisation et un mode de pilotage du grand débat national qui présenteront des garanties équivalentes en termes d’indépendance et de neutralité », a réagi auprès de l’AFP Matignon. Emmanuel Macron doit aussi publier mardi une lettre aux Français pour expliquer comment se passera ce débat encore flou.

Empêtré depuis près de deux mois dans une crise sociale sans précédent des « gilets jaunes », Emmanuel Macron avait annoncé en décembre l’organisation de ce grand débat national qui contient quatre grand thèmes : « transition écologique », « fiscalité », « services publics » et « citoyenneté »

Droit de Réponse des Gilets jaunes au Préfet

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Droit de réponse au préfet de Saône-et-Loire des Gilets Jaunes

La préfecture de Saône-et-Loire a diffusé le 5 janvier un communiqué non conforme aux faits, selon tous les témoignages y compris celui des journalistes présents.

Les « gilets jaunes » exercent un droit constitutionnel fondamental en manifestant pour le RIC et le référendum budgétaire, pour une fiscalité plus juste, pour une hausse du pouvoir d’achat des moins riches. Le droit de manifester est garanti notamment par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, par des traités internationaux, et par l’article 431-1 du Code Pénal, et tous ces textes ont une portée juridique théoriquement supérieure à celle du décret de 1935 limitant ce droit.

Respectueux du droit, et des forces de l’ordre, les gilets jaunes se sont néanmoins rapidement dispersés, le vendredi 4 au soir. Le JSL a écrit que les « confrontations n’ont pas sombré dans la violence (hormis un jet de pierre) ». Nous déplorons cet acte isolé, évidemment.

Toujours d’après le compte-rendu du JSL, 14 interpellations ont eu lieu entre 20h15 et 21h15 environ, à un moment où il subsistait un énorme bouchon sur la « 6″ dans le sens Nord-Sud, dû aux gaz lacrymogènes et aux charges vers Sevrey, mais plus aucun « attroupement » ni « entrave à la circulation » de la part de « gilets jaunes ».

Le PSIG a ensuite procédé vers 20h30 à une véritable rafle de « gilets jaunes », à plus de deux kilomètres d’Amazon, et notamment sur le parking du restaurant « O Chalet ». Certaines interpellations ont été violentes : une jeune fille mineure et un quinquagénaire ont été blessés, un jeune homme pacifiste a reçu un coup de poing sur la tête. Plusieurs des gilets jaunes arrêtés au hasard ne s’étaient pas rendus à la manifestation devant Amazon.

Nous condamnons cette opération de police politique disproportionnée, les arrestations au hasard du seul fait de détenir un gilet jaune, les violences injustifiées, les gardes à vue injustifiables, la sévérité des poursuites judiciaires engagées, le fichage des opposants politiques, et les violations de nos droits, y compris la violation du droit à être assisté d’un avocat.

Beaucoup de gendarmes en ont également été visiblement surpris et écœurés, eux qui « n’arrivent pas à faire déférer certains multirécidivistes », disent-ils. Sur les 18 interpellés, cinq n’ont pas pu être poursuivis, faute de motif crédible. Et pour d’autres les heures et lieux d’interpellations ne peuvent pas coïncider avec les infractions reprochées. Ceux-là ne pourront qu’être reconnus innocents, si nous vivons encore dans un état de droit.

Note à CTV de la part des Gilets jaunes

En application de l’article 13 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse (droit de réponse), nous, citoyennes et citoyens réunis en assemblée générale à la salle des fêtes de Lux le lundi 7 janvier, sollicitons la publication du communiqué ci-dessous en réponse au communiqué de la préfecture de Saône-et-Loire du samedi 5 janvier 2019 que vous avez publié.

NB : la photo est prise au camp de Lux. Elle est ajoutée par CTV comme illustration

Les portraits s’exposent au Carmel

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Ce mercredi 9 janvier 2019, c’est l’ouverture de l’exposition « PORTRAITS » à la Chapelle du Carmel organisé par le Collectif chalonnais « Aux Arts ». Les artistes qui participent à l’évènement sont nombreux : 14 au total !  Ces artistes sont plus ou moins connus du public chalonnais : Guy Béraud, Christiane Bruley, Dominique Capelle, Colette Denizot, Philippe Guerry, Heliodora, Pietro Le Berrigaud, Nael, Fabien Petiot, Florent Prudent, Cécile Rateau, David Ribeiro, Marie Odile Roger et Nicole Tramaille.

Pour Aristote, le but de l’art n’est pas de présenter l’aspect extérieur des choses, mais leur signification intérieure. Un portrait bien exécuté doit montrer l’essence intérieure des choses. Dans cet art les 14 portraitistes excellent. Montrer l’état psychologique du sujet et le situer dans un environnement qui lui appartient (ou pas), se fait surtout par le moyen des couleurs, perspectives, et proportions. Les matériaux utilisés vont du bois, pour une sculpture, des photos et de la peinture. Chaque artiste s’exprime sur le sujet à travers un ou deux œuvres exposés.

Si pour Nicole Tramaille, » il faut voir à travers les êtres en allant au fond des choses », pour l’artiste Philippe Guerry par contre : la boîte crânienne garde ses parts d’ombre, de lumière pour elle seule, bien loin de la surface ».

Une exposition riche en contraste et influence, nos artistes grands chalonnais nous dévoilent leur savoir-faire et leur style individuel. À voir absolument !

Expo gratuite ouverte tous les jours sauf le mardi, de 14h à 18h à la Chapelle du Carmel, 16 rue de la Motte à Chalon (du 9 janvier au 3 février 2019)

 

 

L’acte 8 ou huitième round pour les gilets jaunes

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L’acte VIII des gilets jaunes ne s’est pas déroulé sans heurts samedi 5 janvier. Trente-cinq personnes interpellées à Paris lors de la mobilisation ont été placées en garde à vue, a-t-on appris ce dimanche auprès du parquet de Paris. Sur ces 35 personnes, 27 sont majeures.

Environ 3500 personnes ont manifesté dans la capitale samedi pour cette nouvelle mobilisation qui a rassemblé près de 50.000 personnes dans toute la France, selon les chiffres des autorités. Les premiers heurts entre manifestants et forces de l’ordre se sont produits vers 14h sur les quais de Seine, près de l’Hôtel de Ville, et des affrontements ont ensuite éclaté sur la passerelle Léopold Sédar Senghor, reliant les deux rives de la Seine au niveau du Jardin des Tuileries.

Pendant cet épisode, un gendarme a été blessé après avoir été frappé par des manifestants. Une enquête a été confiée à la Sûreté territoriale mais aucune interpellation n’a eu lieu pour l’instant, selon le parquet.

D’autres incidents parfois violents ont aussi éclaté à Bordeaux et Toulouse et ont quelque peu éclipsé le message d’un mouvement qui ciblait initialement la hausse des prix des carburants et porte aujourd’hui des revendications plus larges comme le référendum d’initiative citoyenne.

A Paris, l’entrée du ministère du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a été défoncée par un engin de chantier.

Le + ChalonTV

Deux gendarmes molestés lors de l’« acte 8 » des « gilets jaunes » à Paris ont déposé plainte, a appris l’AFP dimanche 6 janvier auprès de la gendarmerie. Lors de cette nouvelle manifestation dans la capitale, des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, qui relie les deux rives de la Seine au niveau du Jardin des Tuileries.

Sur des images largement diffusées sur les réseaux sociaux, on voit un gendarme à terre, entouré de manifestants et frappé par l’un d’eux portant un manteau et un bonnet noir. Ce gendarme s’est vu prescrire 15 jours d’incapacité totale de travail (ITT) et a porté plainte dimanche. Sur une autre vidéo, on voit un homme portant également un manteau et un bonnet noir attaquer tel un boxeur professionnel un gendarme derrière son bouclier. Ce dernier a eu 2 jours d’ITT et a également porté plainte.

Un homme identifié mais pas interpellé

« L’enquête dira si l’homme habillé de noir est le même sur les deux attaques », souligne une source proche de l’enquête. Les investigations ont été confiées à la sureté départementale, mais aucune interpellation n’a eu lieu pour l’instant, d’après des sources concordantes à l’AFP.

Samedi soir, le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) avait indiqué avoir « identifié » cet homme. La Fédération française de boxe a également condamné dimanche dans un communiqué le « comportement inacceptable » d’un « ancien boxeur professionnel » auteur de violences à l’égard des forces de l’ordre.

Sources Franceinfo avec AFP

Un vendredi agité avec 18 inculpations

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Ce samedi 5 janvier 2019, commence l’acte 8 du mouvement des Gilets jaunes. 14h, ils sont 20 à 30 au QG du rond-point de Lux pour organiser les actions de l’après-midi. Certains sont partis rejoindre les rassemblements GJ à Dijon et Paray. L’action envisagée, cet après-midi, est une distribution de tracts, dans un lieu non encore décidé. Le soir, il y aura l’habituelle maraude à 20h au palais de justice et à 21h à la gare en alternance avec le Samu social de la Croix-rouge. Bien sûr on parle beaucoup de ce qui s’est passé la veille, vers 19h, au rond-point donnant accès à Amazon, une sorte de répétition de l’action du vendredi précédent. Avec un peu les mêmes problèmes, altercation avec les gendarmes mobiles, charges de ceux-ci, interpellation de 18 personnes, dont 5 gardes à vue (qui auraient été libérés en fin d’après-midi de ce samedi). Cette action, avec violence, n’est pas approuvée par tout le monde. Pour en savoir plus voir le communiqué du Préfet. Impossible d’avoir plus de renseignements au QG, aucun des présents n’ayant participé à l’action du vendredi.

On voit encore les traces de l’accident de la St Sylvestre : la glissière en béton démolie et les trace de la voiture (à côté des palettes) et le souterrain pour les piétons

Un gilet jaune, que nous avons contacté enfin d’après-midi, a une version un peu différente. Selon lui, quand ils sont arrivés au Rond-point Amazon de Sevrey, les gendarmes sont déjà là, une trentaine avec boucliers… plus une cinquantaine qui sont à l’écart. Les Gilets sont une soixantaine avec des GJ extérieurs. Les évaluations numériques sont toujours difficiles, de plus pendant la nuit. Au bout d’un quart d’heure, on leur demande d’évacuer le rond-point. Un lancer d’un fumigène a lieu. Notre témoin, dont ce n’est pas la première rencontre avec les gendarmes, trouve la discussion plus tendue, plus ferme, plus répressive que d’habitude où c’était plus « convivial ». Il semble évident que les forces de l’ordre ont reçu de leur ministre des consignes de fermeté : on ne filtre pas, on ne bloque pas, on n’occupe pas et les campements des ronds-points (illégaux selon la loi) doivent cesser et disparaître. Puis de ce rond-point Amazon jusqu’au rond-point du QG de Lux c’est la course-poursuite sur la route N6… charge des gendarmes, provocations, blocage de l’ancienne N6 d’un quart d’heure environ au niveau du restaurant chinois… et c’est pendant ce temps que la plupart des interpellations a lieu. Le préfet parle de jets de pierres qui auraient blessé un officier de gendarmerie au pied. Notre témoin, après s’être renseigné, reconnaît qu’une pierre a été lancée [correction du 6 janv]. C’est un peu la débande des GJ sur cette N6 dont certains se réfugient dans leur QG qui est sur un terrain privé. Ils sont encerclés, pendant plus d’une heure, par les gendarmes qui auraient menacé de pénétrer dans ce terrain. Puis tout redevient normal.
Selon certains Gilets la mineure Margot (16 ans) qui aurait été interpellée vendredi soir, l’aurait été violemment. Le Père avait été lui aussi interpellé et placé en garde à vue (libéré samedi en fin d’après-midi). Il semblerait, mais l’info est à confirmer, qu’il ait porté plainte [ajout du 6 janvier]. A suivre

Ce que l’on peut dire c’est que le ton se durcit à la fois du côté de certains GJ et des forces de l’ordre. Une source proche de la police nous confirme que les forces de l’ordre, sur le qui vive de puis le 17 novembre, sont un peu fatigués et exaspérés que tous ces samedis où cela se répète. Le ras-le-bol est là. On sait que la fatigue peut entraîner des débordements des deux côtés. Pour l’instant, on a évité le pire (sans parler de l’accident de voiture de la St Sylvestre) à Lux… espérons que cela va continuer et que le dialogue (de sourds nous disent les gilets) va enfin commencer pour trouver des solutions raisonnées et raisonnables.

 

Préfet : 18 interpellations GJ à Lux

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Communiqué du préfet en date du 5 janvier

Hier, vendredi 4 janvier, après s’être rassemblé à Lux, un groupe d’une soixantaine de « gilets jaunes » s’est rendu à 18h45 à proximité de la plateforme logistique Amazon sur la commune de Sevrey avec pour objectif de bloquer les accès à cette plateforme.

Après intervention de cinquante gendarmes du groupement de gendarmerie départementale, les gilets jaunes ont quitté les lieux. Ils ont alors commencé à entraver et bloquer la circulation sur la D906 (anciennement nationale 6) entre Sevrey et Lux.

Ils ont insulté les forces de l’ordre et jeté des pierres, blessant au pied un officier de gendarmerie.
Lors des différentes phases d’intervention des gendarmes pour débloquer la circulation, il a été procédé à des interpellations pour entrave à la circulation et refus de se soumettre aux sommations de se disperser.

Au total, 18 personnes (dont une mineure de 15 ans) ont été interpellées et placées en garde à vue.
L’opération s’est déroulée en liaison avec le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Chalon-sur-Saône et a pris fin vers 21h30.

Le préfet félicite les gendarmes pour leur intervention qui a permis de faire droit au principe de libre circulation et pour leur engagement indéfectible pour assurer la protection de nos concitoyens.

 

Philippe sur le terrain pour l’entrée en vigueur des nouvelles mesures

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A la veille du premier Conseil des ministres de l’année, Edouard Philippe s’est rendu jeudi dans le Val d’Oise pour vérifier l’application des mesures économiques et sociales entrées en vigueur le 1er janvier.

« C’est important de concevoir des dispositions nouvelles et de les faire voter, mais c’est peut-être plus important de venir voir comment elles s’appliquent » et d’avoir « le ressenti des Français au moment où elles entrent en application », a expliqué le Premier ministre à Viarmes, petite ville située à une trentaine de kilomètres de Paris. « C’est l’art de l’exécution », selon lui.

Il a notamment discuté de la défiscalisation des heures supplémentaires avec des commerçants et des chefs d’entreprises. « Une aubaine », a salué un pharmacien de Viarmes, qui lui a proposé « une boîte de Doliprane pour l’année à venir ». « Si vous voulez », a répondu en riant Edouard Philippe.

Auparavant, il avait évoqué les dispositifs en faveur de la création de PME, dont l’année blanche de cotisations sociales, en visitant une entreprise de désenfumage naturel, Madison, à Saint-Ouen-l’Aumône.

Benalla s’invite encore aux bons vœux de Macron

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Emmanuel Macron a adopté un ton pugnace et offensif lundi pour ses voeux 2019 en appelant à « l’unité retrouvée » des Français après la crise des « gilets jaunes », qui démontre que la France n’est « pas résignée ». Le chef de l’Etat a également utilisé des termes forts pour dénoncer « les porte-voix d’une foule haineuse » et affirmer, dans une allusion aux débordements des dernières semaines, que « l’ordre républicain sera assuré sans complaisance ».

« Je suis au travail (…) Je crois en nous », a conclu le président qui a présenté durant un quart d’heure ses voeux debout, sans pupitre, en agitant beaucoup ses mains. Ces deuxièmes voeux du quinquennat étaient très attendus au terme d’une année 2018 très difficile pour le président et l’exécutif, au plus bas dans les sondages après une succession d’épreuves, de l’affaire Benalla au conflit social des « gilets jaunes », en passant par les démissions de ministres de premier plan.

Il a mis en garde contre le « déni flagrant de réalité » dans lequel « nous nous sommes installés »: « On ne peut pas travailler moins, gagner plus, baisser nos impôts et accroître nos dépenses, ne rien changer à nos habitudes et respirer un air plus pur ». Le chef de l’Etat n’a pas fait de nouvelles annonces sociales, trois semaines après son allocution télévisée du 10 décembre au cours de laquelle il avait annoncé 10 milliards d’euros d’aides en faveur du pouvoir d’achat pour tenter de répondre aux demandes des « gilets jaunes ».

Si Alexandre Benalla a été licencié l’été dernier après sa mise en cause pour des violences le 1er mai, cela ne l’aurait pas empêché de garder contact avec Emmanuel Macron. L’ancien chargé de mission a affirmé à Mediapart, dimanche 30 décembre, avoir continué à échanger régulièrement avec Emmanuel Macron, via la messagerie Telegram. Des échanges qui durent depuis son licenciement au sein de l’Élysée.

Et ce n’est pas tout, Alexandre Benalla a pris soin de conserver la preuve de ces échanges. « Ça va être très dur de le démentir parce que tous ces échanges sont sur mon téléphone portable « , a-t-il déclaré dans cet entretien mis en ligne dans la nuit de dimanche à lundi. Des propos pour le moins étonnants étant donné que la présidence avait assuré ne plus entretenir aucun contact avec l’ex-chargé de mission, adjoint au chef de cabinet du président de la République, depuis son licenciement.