En ce deuxième jour de ce 72ème festival de Cannes, le Saône-et-Loirien* Damien Bonnard foule, pour la deuxième fois, le tapis rouge du prestigieux Festival de cinéma avec le film les Misérables de Ladj Ly. Sa première montée remontait à 2016 pour le film Restez vertical d’Alain Guiraudie. Même si le festival ne fait que commencer et réservera encore beaucoup de surprises, la Croisette bruisse déjà d’un grand prix pour ce film ou d’un prix d’interprétation pour Damien Bonnard…On Verra bien…Rendez-vous pour le palmarès le samedi 25 mai. En tout cas, selon les critiques, ce film ne restera pas inaperçu et déjà fait beaucoup de bruit, d’émotions, bruits qui pourraient durer jusqu’au 25 mai, espérons-le…!

C’est lors de la sortie à Chalon de Rester vertical pour La Bobine, le 24 février 2017, que ChalonTV avait interviewé Damien Bonnard  (voir l’interview de Damien Bonnard)

Au Centre Damien Bonnard

Cette fois-ci, il joue le premier rôle dans «  Les Misérables », le premier long métrage de fiction de Ladj Ly. Même si Victor Hugo est très à la page avec Notre-Dame, aucun rapport, juste ici un clin d’œil, au célèbre roman de Hugo.
Damien Bonnard joue le rôle du brigadier Stéphane Ruiz. Tout tout juste arrivé de Cherbourg, celui-ci intègre la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, deux « Bacqueux » d’expérience. Il découvre rapidement les tensions entre les différents groupes du quartier. Alors qu’ils se trouvent débordés lors d’une interpellation, un drone filme leurs moindres faits et gestes. Les « Misérables » est l’histoire d’une bavure policière dans une cité de Montfermeil (Seine–Saint-Denis). Vingt-quatre ans après « La Haine », quatorze ans après les émeutes qui avaient suivi la mort de Zyed et Bouna, le cinéaste décrit les relations entre les différents « clans » des quartiers – les policiers de la BAC, les trafiquants de drogue, les frères musulmans, les éducateurs et bien sûr les jeunes. Et il fait monter la tension jusqu’à un final en apnée…

A gauche, le brigadier Stéphane, Damien Bonnard

Le film a été tourné l’été dernier avec trois comédiens professionnels (Damien Bonnard, Alexis Manenti et Djebril Zonga) et quelque deux cents habitants de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil. Il plonge le spectateur dans le quotidien des flics de cités jusqu’à ce que survienne l’étincelle – la bavure, filmée par un enfant – qui met le feu aux poudres. Le réalisateur de 39 ans raconte que  » Tout ce qui est dans les « Les Misérables », il l’a vécu et que rien n’a changé « . Il prévient que si on ne fait rien dans ses banlieues (éducation, culture…), la situation risque de dégénérer… comme lors des émeutes de 2005. Ce film se veut réaliste, ce n’est pas un film ni anti-flics, ni anti-racailles, ce n’est qu’un cri d’alerte aux politiques… bougez sinon, eux ils bougeront… et Les 25 samedis des Gilets jaunes prouvent que tout peut trembler dans une société qui va mal…!

Bande annonce du Film :

Ce que la Presse pense :

Pour  20 minutes, ce premier film français en compétition est un vrai brûlot et première déflagration sur la Croisette : choc des mondes, choc des cultures. Si le film fonctionne si bien, ce n’est pas seulement pour le réalisme des situations, mais parce qu’il a la bonne idée d’embarquer dans l’aventure un flic candide, nouveau venu auquel il est facile de s’identifier et de traiter son sujet sans cliché ni manichéisme outrancier

Pour Caroline Besse de Télérama «  La thématique brûlante des violences policières, remise au premier plan avec les Gilets jaunes, devrait résonner ardemment sur la Croisette. Comme en 2016, à Clermont, où le court de Ladj Ly a été projeté au moment de “l’affaire Théo” d’Aulnay-sous-Bois, Les Misérables version longue pourrait avoir un troublant écho avec l’actualité. On parie sur un Grand Prix »

Pour Première, Le film de Ladj Ly est la première bombe du Festival, un inquiétant état des lieux de la banlieue, 24 ans après La Haine.

Pour L’Express ( » Les pépites à suivre du Festival  » ) : Parmi les chocs et les coups de cœur, difficile de choisir tant les films annoncés sentent bon le sable chaud. On se permettra d’en citer deux qui agitent déjà la croisette et qui devraient se retrouver au Palmarès – on dit ça, on dit rien mais tant pis, on prend le risque d’être ridicule : Les Misérables de Ladj Ly (deux jours dans la vie quotidienne d’une cité de banlieue parisienne, entre policiers de la BAC et djeuns) et Le lac des oies sauvages de Diao Yi’nan (réalisateur de Black Coal), film noir qui associe flics et voyous.

Le Monde, ce 16 mai, le lendemain de la projection : S’il venait l’envie aux zombies qui hantent plusieurs films du Festival de Cannes cette année de retrouver leur dynamisme de jeunesse, qu’ils le sachent : un électrochoc suffisamment puissant a été mis à leur disposition. Les Misérables, premier long-métrage de Ladj Ly, présenté en compétition, mercredi 15 mai, a en effet de quoi ranimer un mort et couper la respiration aux vivants. Il est né d’un fait réel, une bavure policière sur un jeune homme noir, qui s’était produite à Montfermeil en Seine-Saint-Denis, le 14 octobre 2008, et que le réalisateur avait alors filmée.

Voir Aussi Les « Marches » , film officiel du Festival de Cannes (TV Festival de Cannes) présentant la montée des marches de toute l’équipe des « Misérables »

Voir Aussi « Les Misérables en coulisse » par MyCanal

Le Pitch du long métrage « Les Misérables » est aussi celui du Court-métrage remarqué à Clermond-Ferrand en 2017 et nomimé aux Césars en 2018 dans la section Court-métrage

  • Damien Bonnard a vécu jusqu’à son grande adolescence à Lugny – 71
  • Sources/Photos : Le Parisien, AlloCiné, Télérama, 20 minutes, Première, L’Express, ChalonTV – Photos : AlloCiné
  • Sortie du film en salle : non connue

Extraits du Film sur AlloCiné

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