Point de homards pour Élisabeth Borne, la nouvelle ministre de l’Écologie est du genre vertueuse ! Ceux qui ont travaillé avec elle racontent volontiers qu’elle règle ses repas sur ses propres deniers, réside chez elle et non dans un palais de la République, ne possède pas de voiture comme Nicolas Hulot -qui en avait une collection- et prend souvent les transports en commun -elle a dirigé la RATP.

Un profil « sans casseroles », vantent ses proches, de nature à rassurer le pouvoir en ces temps rugissants où les Français attendent de leurs élus une attitude exemplaire. « Sa quiche et son jus d’orange du midi, elle les paye avec son argent », confie une source qui a longtemps œuvré à ses côtés. Sa petite tare ? Une addiction compulsive à la cigarette électronique.

Pas de quoi réconforter les écolos, qui lui reprochent un profil trop « techno » d’ancienne de Polytechnique. Elle vient pourtant des rangs de la gauche et a dirigé le cabinet de Ségolène Royal. « Ça ne fait pas rêver, c’est le prototype de la productiviste des Ponts et chaussées ! Ça va être le ministère des Transports, version chemin de fer. Elle sera une courroie de transmission », se résigne déjà une grande figure écologiste.

D’autres l’accusent d’avoir tué les petites lignes SNCF, enterré les autoroutes ferroviaires et déroulé le tapis rouge au tout camion, érigeant en symbole la ligne Perpignan-Rungis de transport de fruits et légumes, qui périclite. « 25 000 camions rebasculés sur les routes ! » s’indigne un cadre Vert. « Si le fret SNCF est dans une situation catastrophique, c’est de sa faute », accuse à l’unisson Erik Meyer, délégué SUD Rail.

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