Vendredi 18 décembre 2020 au soir, à la fin de la manifestation organisée par le Collectif Chalon Solidarité Migrants dans le cadre de la journée internationale des migrants, pour défendre les droits humains, quatre militants actifs se sont fait agresser par deux individus aux propos haineux et racistes qui les ont frappés et jetés à terre. Trois des personnes agressées ont d’ores et déjà porté plainte.

En premier lieu nous tenons à apporter tout notre soutien au Collectif Chalon Solidarité Migrants dont nous faisons partie et à la Cimade Chalon.

Soulignons la lâcheté dont ont fait preuve les agresseurs :

  • attaque par surprise et dans le dos
  • coups portés à trois femmes dont deux sont retraitées et la troisième étudiante.

Précisons que depuis, cette agression a été revendiquée sur les réseaux sociaux.

« Au terme d’une manifestation d’une soixantaine de gauchistes en soutien aux migrants, deux nationalistes bourguignons attaquent les jeunes du PCF. Sous la pression ils abandonnent leur matériel. »

Il s’agit d’un groupuscule d’extrême droite.

Il est certain que cette opération était préméditée, nous sommes également convaincus de la participation d’une troisième personne.

Bien entendu dans la revendication nous avons découvert sans surprise que les militants du PCF étaient particulièrement visés.

Si les défenseurs des Droits humains sont qualifiés de « gauchistes » nous rappelons à ces individus que nous  préférons ce terme à celui de « fascistes » que nous pouvons leur décerner sans aucun doute.

Nous revendiquons d’être communistes et nous sommes fiers de l’être, car les nôtres sont encore célébrés tous les 8 mai pour leurs faits de Résistance.

Nous retrouvons là les bonnes vieilles techniques d’intimidation et de stigmatisation ( gauchistes ) dont est friande l’extrême droite.

Sachez que nous n’avons pas peur. Nous continuerons quoiqu’il arrive à nous dresser contre vos idées rances et votre haine.

Le PCF fête ses 100 ans d’existence en ce mois de décembre et nous en avons vu d’autres.

(Image de Une : Humanité -)

le + CTV

La phrase espagnole ¡No pasarán!, signifiant « Ils ne passeront pas ! », a été prononcée par les partisans de la Seconde République espagnole (1936-1939) en lutte contre les rebelles nationalistes commandés par le général Franco, dont le soulèvement le 18 juillet 1936 déclencha la guerre civile espagnole. Ce célèbre slogan politique reste associé à Dolores Ibárruri Gómez (1895 – 1989), par la vigueur avec laquelle celle-ci le proclama dès le premier jour de la lutte dans un discours radio-diffusé, puis dans Madrid assiégée quelques mois plus tard, période durant laquelle ce slogan politique devint le cri de ralliement des républicains espagnols1.

Devenu le symbole de la résistance antifasciste, la phrase « ¡No pasarán! » est ensuite reprise dans de multiples contextes.

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