La municipalité de Marseille ne décolère pas après la décision d’Olivier Véran de fermer les bars et restaurants, annoncée dans la soirée de ce mercredi 23 septembre. Ils estiment ne pas avoir été consultés au préalable, et n’ont pas hésité à le faire savoir à leurs administrés sur les réseaux sociaux. Dans la foulée des annonces du ministre de la Santé, la maire de Marseille Michèle Rubirola a immédiatement dénoncé sur Twitter des “décisions politiques que personne ne peut comprendre” et qui de plus ont été faites alors que la municipalité “n’a pas été consultée”. Même son de cloche du côté du président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui a critiqué une décision “prise sans concertation, de façon unilatérale”.

Des critiques rapidement balayées par Olivier Véran. En réponse à Michèle Rubirola, le ministre de la Santé a affirmé avoir échangé “dans l’après-midi” avec Renaud Muselier et Benoît Payan, le premier adjoint de Marseille qui assure l’intérim de Michèle Rubirola, en convalescence après une opération.

Selon Renaud Muselier, les élus régionaux et locaux n’ont été informés de la décision qu’une demi-heure avant les annonces du ministre, et n’ont donc pas eu voix au chapitre. “Un coup de téléphone n’est pas une concertation”, a tancé le président de la région PACA. Benoît Payan est allé plus loin et a assuré que l’appel est venu de lui, et non du ministre de la Santé. “Je vous ai appelé car vous n’aviez pas pris la peine de le faire, pour vous dire tout le mal que je pensais de votre méthode et de vos décisions”, a-t-il répondu à Olivier Véran, accusé de “perdre le sens des réalités”.   “Mon 1er adjoint a juste été informé par vos soins 10 minutes avant la conférence de presse alors qu’il a essayé de vous joindre cet après-midi. Information PAS concertation!”, a ensuite appuyé Michèle Rubirola. Au-delà du manque de concertation avec les élus, Michèle Rubirola et son premier adjoint ont déploré une décision injustifiée selon eux du point de vue sanitaire.

Début septembre, les Bouches-du-Rhône avaient largement dépassé le seuil d’alerte en termes d’incidence de la maladie, avec 212 cas pour 100.000 habitants. Le 11 septembre, le Premier ministre avait demandé au préfet des Bouches-du-Rhône de prendre, après discussions avec les collectivités, des mesures complémentaires pour endiguer la progression de l’épidémie, ce qui avait conduit à l’interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes dans les parcs et sur les plages et une jauge de 1000 personnes pour les grands événements.

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