L’acte VIII des gilets jaunes ne s’est pas déroulé sans heurts samedi 5 janvier. Trente-cinq personnes interpellées à Paris lors de la mobilisation ont été placées en garde à vue, a-t-on appris ce dimanche auprès du parquet de Paris. Sur ces 35 personnes, 27 sont majeures.

Environ 3500 personnes ont manifesté dans la capitale samedi pour cette nouvelle mobilisation qui a rassemblé près de 50.000 personnes dans toute la France, selon les chiffres des autorités. Les premiers heurts entre manifestants et forces de l’ordre se sont produits vers 14h sur les quais de Seine, près de l’Hôtel de Ville, et des affrontements ont ensuite éclaté sur la passerelle Léopold Sédar Senghor, reliant les deux rives de la Seine au niveau du Jardin des Tuileries.

Pendant cet épisode, un gendarme a été blessé après avoir été frappé par des manifestants. Une enquête a été confiée à la Sûreté territoriale mais aucune interpellation n’a eu lieu pour l’instant, selon le parquet.

D’autres incidents parfois violents ont aussi éclaté à Bordeaux et Toulouse et ont quelque peu éclipsé le message d’un mouvement qui ciblait initialement la hausse des prix des carburants et porte aujourd’hui des revendications plus larges comme le référendum d’initiative citoyenne.

A Paris, l’entrée du ministère du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a été défoncée par un engin de chantier.

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Deux gendarmes molestés lors de l’« acte 8 » des « gilets jaunes » à Paris ont déposé plainte, a appris l’AFP dimanche 6 janvier auprès de la gendarmerie. Lors de cette nouvelle manifestation dans la capitale, des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, qui relie les deux rives de la Seine au niveau du Jardin des Tuileries.

Sur des images largement diffusées sur les réseaux sociaux, on voit un gendarme à terre, entouré de manifestants et frappé par l’un d’eux portant un manteau et un bonnet noir. Ce gendarme s’est vu prescrire 15 jours d’incapacité totale de travail (ITT) et a porté plainte dimanche. Sur une autre vidéo, on voit un homme portant également un manteau et un bonnet noir attaquer tel un boxeur professionnel un gendarme derrière son bouclier. Ce dernier a eu 2 jours d’ITT et a également porté plainte.

Un homme identifié mais pas interpellé

« L’enquête dira si l’homme habillé de noir est le même sur les deux attaques », souligne une source proche de l’enquête. Les investigations ont été confiées à la sureté départementale, mais aucune interpellation n’a eu lieu pour l’instant, d’après des sources concordantes à l’AFP.

Samedi soir, le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) avait indiqué avoir « identifié » cet homme. La Fédération française de boxe a également condamné dimanche dans un communiqué le « comportement inacceptable » d’un « ancien boxeur professionnel » auteur de violences à l’égard des forces de l’ordre.

Sources Franceinfo avec AFP

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