Bolsonaro, candidat d’extrême droite, élu président du Brésil

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Le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro a été élu haut la main président du Brésil, avec 55.1%  des voix ( 57 797 847 votes) contre 44,9% (47 040 906 votes) à son adversaire de gauche Fernando Haddad.

L’ex-capitaine de l’armée prendra ses fonctions en janvier, dans un Brésil extrêmement polarisé à l’issue d’une campagne tendue et délétère. Âgé de 63 ans, Bolsonaro, avait frôlé la victoire dès le premier tour le 7 octobre dernier avec 46% des voix. Cet ancien capitaine, qui ne cache pas sa nostalgie pour les «années de plomb» de la dictature militaire ( 1964-1985), a lui-même été victime d’une agression à l’arme blanche début septembre alors qu’il était en campagne dans l’État du Minas Gerais. Malgré ses dérapages racistes, misogynes et homophobes Jair Bolsonaro a séduit des millions d’électeurs avec un discours sécuritaire qui a fait mouche.

Le candidat d’extrême droite, parfois surnommé le «Trump des tropiques», s’est défendu d’être une menace pour la démocratie, promettant d’être «esclave de la Constitution» et de gouverner «avec autorité, mais sans autoritarisme». Regard bleu perçant, l’ancien député, qui peut se prévaloir d’avoir été épargné par les scandales de corruption qui rongent le Brésil, a pour projet phare de libéraliser le port d’armes pour permettre aux «gens bien» de se faire justice eux-mêmes, dans un pays gangrené par la violence extrême.

Jair Bolsonaro a été lui-même victime de violence: le 6 septembre, il a frôlé la mort après avoir été poignardé à l’abdomen par un déséquilibré lors d’un bain de foule. De quoi entretenir encore plus le «mythe», le surnom que lui donnent ses plus ardents supporters. Hospitalisé trois semaines, il n’a pas pu reprendre sa campagne dans les rues ni participer aux débats télévisés, mais est resté très actif sur les réseaux sociaux -autre point commun avec le président américain -, où il fait un tabac avec près de 8 millions d’abonnés sur Facebook. Le format concis et direct du numérique lui va comme un gant. Loin d’être un grand tribun – il s’exprime avec une syntaxe approximative et a un cheveu sur la langue – il sait s’adresser directement à l’électeur internaute avec de petites phrases qui font mouche.

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