L’acte 2 du quinquennat annoncé il y a un an tarde décidément à se mettre en place. “J’ai besoin de vous”, disait Emmanuel Macron en mai dernier devant les députés de la commission des Lois qu’il recevait en petit comité, promettant de multiplier les initiatives du même type après avoir tiré les leçons de la crise des gilets jaunes.  Le chef de l’État présentait alors la deuxième phase de son quinquennat comme celle de la bienveillance et de l’écoute. Tout particulièrement l’écoute de ses députés, antennes de terrain nécessaires à sa bonne compréhension de la France qui lui avait tant manqué pour anticiper la colère populaire contre la taxe carbone.

Neuf mois plus tard, patatras. Après le couac notable la semaine dernière concernant l’allongement du congé de deuil de 5 à 12 jours, c’est comme si tout était à reconstruire. Cette proposition de loi UDI refusée par le gouvernement et les députés de la majorité a provoqué un tollé à l’Assemblée et dans l’opinion et le Président de la République est intervenu lui-même par voie de presse pour appeler ses troupes ”à plus d’humanité”.

La pilule est très mal passée au sein du groupe majoritaire à l’Assemblée qui, pour certains, ont fait part de leur agacement à devoir porter le chapeau d’une “erreur collective”, selon les termes de Muriel Pénicaud, quand eux ne faisaient qu’appliquer les consignes du gouvernement. “Des conseillers du président de la République étaient présents à la réunion de groupe le mardi, ils ont eu un aperçu à chaud de la colère des députés”, se souvient une source gouvernementale qui note que la réunion prévue fin février entre les députés et le Président a alors été avancée à ce mardi 11 février à l’Élysée. Neuf mois plus tard, patatras. Après le couac notable la semaine dernière concernant l’allongement du congé de deuil de 5 à 12 jours, c’est comme si tout était à reconstruire. Cette proposition de loi UDI refusée par le gouvernement et les députés de la majorité a provoqué un tollé à l’Assemblée et dans l’opinion et le Président de la République est intervenu lui-même par voie de presse pour appeler ses troupes ”à plus d’humanité”.

La pilule est très mal passée au sein du groupe majoritaire à l’Assemblée qui, pour certains, ont fait part de leur agacement à devoir porter le chapeau d’une “erreur collective”, selon les termes de Muriel Pénicaud, quand eux ne faisaient qu’appliquer les consignes du gouvernement. “Des conseillers du président de la République étaient présents à la réunion de groupe le mardi, ils ont eu un aperçu à chaud de la colère des députés”, se souvient une source gouvernementale qui note que la réunion prévue fin février entre les députés et le Président a alors été avancée à ce mardi 11 février à l’Élysée.“Le rendez-vous est utile pour les parlementaires de la majorité, y compris pour ceux qui ont senti un lien distendu après les propos du Président sur ‘l’humanité’”, confirme Guillaume Chiche, député LREM des Deux-Sèvres, au HuffPost. “Ce n’était pas un rappel à l’ordre, mais certains l’ont pris directement pour eux. À ce titre, c’est bien que le chef de l’État réaffirme qu’il s’adressait surtout à l’opinion publique”, analyse l’ancien socialiste qui n’en est pas à sa première expérience en politique.

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