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Sarah, évadée du Veld ‘hiv, rescapée d’Auschwitz

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A l’occasion de la Commémoration – 16 et 17 juillet – de la Rafle du Veld ‘Hiv, CTV vous propose de revoir un film réalisé il y a quelques années par Julien Peltier un membre de Typo, le média des lycéens de Bourgogne, « Histoires de ne pas oublier…! » sur le parcours de Sarah Montard.
Sara Montard (décédée cette année 2022) est arrêtée, en 1942, lors de cette rafle avec sa mère…! Puis en 1944, les deux femmes sont envoyées sur Auschwitz…!
Les 16 et 17 juillet 1942, la police française arrête 12 884 Juifs dans Paris et sa banlieue. Il fallait livrer des Juifs aux Allemands. Ces arrestations, suivies de déportation et la plupart du temps de mort, sont pratiquées uniquement par la POLICE FRANçAISE, pas de nazis, d’Allemands à l’horizon. A Paris (et pas en Province) la police, à la demande de pétain et de son gouvernement de Vichy, fait du zèle…elle arrête aussi les enfants, alors que les Allemands, les nazis ne le demandaient pas…!!!!. Tous ces policiers n’étaient antisémites, ils obéissaient aux ordres, disaient ils, certains avec beaucoup de professionnalisme, si on peut dire. Un petit nombre de commissaires, d’inspecteurs, de gardiens de la paix ont eu une réaction positive et courageuse de désobéissance à ses ordres infâmes de Vichy : ils ont prévenus des familles, sont venus et ont laissé 2h aux occupants pour fuir avant leur retour, n’ont pas enfoncé les portes fermées, ont oublié d’emmener les enfants. A l’issue de ces arrestations, les célibataires et les couples sans enfant sont envoyés au camp de Drancy. Les familles, 8 000 personnes, sont parquées au Vélodrome d’hiver (détruit en 1959). Après cinq jours et six nuits d’enfermement dans d’atroces conditions, elles seront conduites dans le Loiret et internées dans les camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers avant d’être menés dans des camps d’extermination. 3 000 enfants en bas âge sont séparés de leurs parents.
Sara (ou Sarah) Montard est arrêtée avec sa mère. Elles réussissent à s’enfuir du Veld ‘Hiv. Elles sont dénoncées par des bons français voisins. Elles sont déportées à Auschwitz. Elles réussissent à survivre, puis c’est la longue marche, l’arrivée au Lutétia à Paris. Sarah retournera à Auschwitz seulement en 2000 avec ses enfants. Puis elle accompagnera, chaque année, des lycéens au camp de la mort, témoignera dans les écoles (dont des collèges et lycées chalonnais). Elle accepte d’accompagner des lycéens de Typo qui réalise avec elle un magazine sur la Shoah et un film (que vous pouvez voir ci-dessous). Cette rencontre avec elle fut un très grand moment d’humanité, de force, de bonheur, de leçon de vie pour tous les participants de la mission et tous ceux qui l’ont rencontrée. Sarah nous a quitté en 2022. Depuis les années 2000, toute sa vie a été consacrée à témoigner pour « NE PAS OUBLIER…! « . Nous aussi « n’oublions pas ». Les Nazis ne sont pas toujours où l’on croit, n’est ce pas M. Poutine qui montre tout son talent de dictateur fasciste (Point de vue de CTV) en Ukraine…!!!

Ce 17 juillet, Emmanuel Macron la gare de Pithviers, lieu de mémoire de la Sohah.

Une gare comme témoin de l’horreur nazie : Le Président de la République inaugure ce dimanche 17 juillet un nouveau lieu de mémoire dans l’ancienne gare de Pithiviers (Loiret), d’où sont partis huit convois pour Auschwitz-Birkenau.

« Cette gare, c’est le lieu où l’évènement français devient génocide européen. (…) C’est un lieu de mémoire unique en France », a lancé Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah, qui destine le lieu « principalement aux scolaires« .

Ce lieu de mémoire est inauguré dimanche à l’occasion des 80 ans de la rafle du Vél d’Hiv (16-17 juillet 1942). Avec ce site de 400 mètres carrés, qui appartient toujours à la SNCF, le Mémorial souhaite « renforcer le travail » du Centre d’étude et de recherche sur les camps d’internement du Loiret (Cercil).

Cette gare a ainsi été le deuxième site de déportation français après celui de Drancy (Seine-Saint-Denis). Au total, 16.000 Juifs ont été internés dans les camps voisins de Pithiviers et Beaune-la-Rolande ente 1941 et 1943. Une salle de la gare est consacrée à un reportage photo poignant, quasiment minute par minute, de la rafle dite « du billet vert », la première arrestation massive de Juifs en France.

La police française avait convoqué et arrêté 3.700 Juifs étrangers le 14 mai 1941. Ils seront ensuite envoyés dans les deux camps du Loiret, avant de constituer le premier convoi vers Auschwitz-Birkenau en mars 1942, afin de vider les lieux avant les grandes rafles de l’été. « Ce qui s’est passé ici est directement lié à la rafle du Vél d’Hiv » en juillet 1942, insiste Olivier Lalieu, le commissaire de l’exposition.

(sources diverses pour cette partie dont Wikipédia et Géo…) – Photos Pithiviers : Wikipédia

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