Exposition couverte par ChalonTV avec ITW de l’artiste

Lorsque l’idée d’une exposition à la chapelle du Carmel s’est fait jour, Karim Beladjila a immédiatement souhaité créer un corpus d’œuvres totalement nouveau. Cette démarche est entièrement inédite pour l’ar­tiste, qui jusqu’à présent présentait ses travaux les plus récents. Cependant, le lieu lui-même, son histoire et la spiritualité qui y est attachée lui ont donné l’envie de faire un travail original pour l’occasion.

Pour qui connaît son œuvre et la transcendance qui s’en dégage, l’imprégnation de la religiosité de la chapelle ne sera pas une surprise. Nous savons qu’il travaille actuellement à la réalisation de vitraux pour la chapelle des trois Marie dans le village de Cerisiers.

Le choix du triptyque fait bien évidemment référence à l’art religieux. À sa grande surprise, Karim Beladjila s’est vu confirmé dans cette option lors de sa rencontre avec l’œuvre de Zao Wou-Ki lors de l’exposition récente que le musée d’art moderne de Paris a consacré à cet artiste. De plus, ce format de trois mètres par un mètre cinquante sur toile permet à l’artiste d’investir une surface totale qu’il n’avait pas abordée jusqu’à présent.

Il y retrouve les effets de transparence et de sfumato qui avaient fait le succès de sa seconde période. À l’époque, il travaillait la matière avec une gomme. Sur la technique employée pour ces grands formats, le créateur reste discret. Il retrouve cependant sa capacité à nous proposer ses œuvres telles des ouvertures vers un au-delà. Le format choisi, bien différent du format raisin auquel il nous avait accoutumé, propose maintenant une totale immersion au visiteur.

Exposition visible du 3 avril au 21 avril 2019 – 16 rue de la Motte – Ouvert tous les jours – de 14 h à 18 h (sauf le mardi) – Entrée libre

Karim Beladjila

Karim Beladjila est originaire de Constantine. Ses pre­miers pas dans l’art, à l’âge adulte, reçoivent immé­diatement un très bon accueil. Ainsi sa toute première peinture à l’huile, dont la photo est postée sur un réseau social, reçoit la proposition d’achat d’un collectionneur. Quelques mois plus tard, c’est une galerie constantinoise qui l’invite. D’autres expositions suivront dans di­vers lieux culturels prestigieux d’Algérie.

Autodidacte, Karim Beladjila a développé sa propre technique. Son outil principal est une gomme, qu’il uti­lise pour travailler la matière au plus près du support. Il a depuis exploré de nombreuses autres manières de traiter la peinture à l’huile, utilisant pomme de terre, oignon ou peau de bête.

Après une courte période à la figuration naïve, il s’est épanoui dans l’abstraction, explorant les couleurs et les formes avec une grande liberté.

Karim Beladjila est entré ensuite dans une troisième pé­riode, avec une majorité d’œuvres réalisées avec l’oignon.

Il en ressort une peinture à la surface très travaillée, qui troque les précédents effets de sfumato au profit d’une matière qui affirme sa présence. Depuis, l’artiste a exposé dans toute la France, de Lille à Rodez, patrie de Soulages, mais également à Montreux en Suisse où son travail a reçu un accueil enthousiaste et suscité l’intérêt des organisateurs du salon d’art contempo­rain, le MAG. Près de Chalon, à Saint-Vincent, la Marlière lui a donné l’occasion de poser un regard trans­versal sur son travail. L’exposition « figuration fortuite » a rassemblé des œuvres de diverses périodes dans lesquelles la main, à l’insu du peintre, a donné à voir des formes identifiables.

Karim Beladjila s’est vu proposer de travailler à la création de vitraux pour la chapelle des Trois Maries dans la commune de Cerisiers. Ce projet, qui s’ap­puie sur une collaboration avec un artisan vitrailliste, représente une nouvelle étape enthousiasmante pour l’artiste.

  • Textes tirés de la brochures de l’exposition
  • photos : Karim

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