Drôle de zèbre

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Sous les projecteurs de CTV accueille, Aude Jacquin, présidente de l’association « Un zèbre en Bresse« . L’association a pour objectif de promouvoir la connaissance et la reconnaissance du haut potentiel intellectuel. Ainsi, elle mène divers actions en faveur des enfants à haut potentiel intellectuel ou manifestant des aptitudes atypiques et qui peuvent en souffrir notamment au niveau scolaire, familial, amical et relationnel. Le but est également de soutenir les parents confrontés à la précocité de leur enfant et de les aider à faire face au répercussion que ce profil particulier peut avoir sur leur quotidien.

Mais qu’est ce que haut potentiel intellectuel ? Comment est il perçu ? Et comment se vit-il ? Voici le parcours par lequel beaucoup de parents et d’enfants passent…

  • C’est un enfant qui surprend parfois par des réflexions qu’on attendrait chez un plus grand.
  • C’est un enfant qui est sur sa planète, ou qui passe du coq à l’âne, un peu comme son papa ou son grand-père.
  • C’est un enfant sensible, dans tous les sens du terme : il ne supporte pas l’injustice, il a parfois des réactions « exagérées ».
  • C’est un enfant qui pose dix mille questions, s’intéresse passionnément à un sujet.
  • C’est un enfant qui déroute ses enseignants, et tous les adultes qu’il côtoie.
  • C’est un enfant en échec scolaire ou au contraire en grande réussite scolaire.
  • C’est un enfant solitaire ou au contraire très « social ».

Mais c’est un enfant qui ne rentre pas dans les cases, c’est un enfant qui va mal.
C’est un enfant qui alerte.
Ou alors un pré-adolescent voire un adolescent qui inquiète.

Alors on commence à s’interroger.

C’est souvent l’école qui pose les premières questions.
Ensuite on va voir le psychologue scolaire, le médecin scolaire, l’infirmier scolaire.
Le médecin traitant poursuit les prescriptions. Il faut réussir à trouver ce qu’il a, cet enfant qui montre qu’il va mal.
On va chez le psy (chologue, chiatre, neuro, …), chez l’ortho (phoniste, ptiste, pédiste,…), chez le sophrologue, le kinésiologue, l’ostéopathe. On frappe à toutes les portes.

On s’épuise mais à force de tours et de détours, on arrive à poser des mots sur les maux.
Notre enfant n’est pas malade, il n’est pas fou non plus.
Notre enfant a un fonctionnement qui n’appartient qu’à lui. Il ne rentre dans aucune case. Et il n’est pas le seul. Tout comme le zèbre, ses rayures le distinguent parmi tous les autres habitants de la savane, et tout comme le zèbre, ils sont tous différents les uns des autres.

Ce diagnostic (étrange utilisation de ce mot car ce n’est pas une maladie !) ne peut être posé que par un psy. Psychologue, psychiatre, neuropsychologue sont tous habilités à faire les tests homologués ( WISC-IV ou K-ABC pour les plus connus) et à conduire les entretiens qui permettent d’avoir une vue d’ensemble du fonctionnement du patient. Les résultats chiffrés (le QI par exemple) sans l’ensemble de l’analyse sont souvent très peu utiles. En effet, le but de tout ceci étant de mieux connaître le fonctionnement du patient afin de trouver comment l’aider dans une situation qui lui pose problème. Un nombre seul ne dit pas grand chose.
Un rendez-vous chez un psychologue ou un neuropsychologue peut être pris à l’initiative des parents mais être guidé dans cette démarche par son médecin traitant présente l’avantage de garder un interlocuteur unique (plutôt qu’une suite d’interlocuteurs) et, a priori, quelqu’un qui connaît l’enfant et sa famille.

Texte tiré du site de l’association 

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