Ce Lundi 3 septembre, ils sont plus de 350, venant d’un peu toute la France (Ardèche, Toulouse, Calais, Bourg-en-Bresse, devant le palais de justice de Chalon, réclamer justice, en silence, pour ce berger allemand de 9 ans immolé par sa « maîtresse » le 10 août à Sagy (Bresse – 71). En silence, ils ont fait le tour du palais de justice en remontant par la rue de la citadelle et en redescendant par la rue du Docteur Mauchamp.

Un produit inflammable avait été aspergé sur le chien avant de mettre le feu. Malgré les soins prodigués par la clinique vétérinaire du Colombier à Louhans, l’animal est décédé. L’éleveuse animatrice est jugée pour « sévices graves et actes de cruauté envers un animal ». La Bressane encourt 2 ans de prisons fermes et 30 000 € d’amende. Plusieurs associations se sont portées partie civile ( 30 millions d’amis, SPA Chalon, l’association Lisa, les Cha’maloos (qui a récupéré les 7 chiens de la prévenue), Fondation Brigitte Bardot…) Cette animatrice a d’autres chiens pour qui elle porte beaucoup d’amour. Fudgi est le chien de son compagnon. Sur les réseaux sociaux, cette éleveuse a été insultée de façon véhémente, menacée de mort.  Son avocate, Me Charrier, vu les débordements hostiles sur les réseaux, vu une salle comble franchement hostile à la prévenue, a demandé le huis clos pour que la « dignité de sa cliente soit respectée. Celui-ci lui a été refusé par la Présidente. Me Terrin, avocate marseillaise spécialisée dans la cause des animaux défend les intérêts de Fudji, le berger allemand et de Laurent, son maître et le compagnon de la prévenue. La prévenue n’appréciait pas la complicité fusionnelle qu’il partageait avec le chien dont elle était jalouse. La prévenue évoque la possible jalousie, parfois agressive, de Fudji envers elle. Elle a développé la phobie des bergers allemands. Fudji victime collatérale d’un drame de jalousie passionnelle ?

Elle reconnaît avoir lancé du liquide inflammable, de l’alcool à brûler sur le chien. Il a fallu 8 allumettes pour réussir à enflammer l’animal. Au début, Fudji n’a rien dit, puis il a commencé à hurler et à se rouler par terre. Le feu s’est éteint. Fudji est mort plus tard, après 10 jours de combat, à la clinique de Louhans de graves brûlures sur 50% du corps. C’est quand elle a vu le brasier que la prévenue s’est dit « mon Dieu, qu’est-ce que j’ai fait ». Elle ne se reconnaît pas dans son acte, elle qui bichonnait, selon son compagnon, ses 7 propres chiens. La prévenue dit regretter sincèrement son acte qu’elle juge impardonnable. Elle est actuellement en soins thérapeutiques. A la fin de l’audience la prévenue déclare « J’accepterai toute sanction et je renouvelle mes excuses pour mes actes de cruauté.

Le parquet requiert 18 mois de prison dont 9 mois avec sursis avec mise à l’épreuve, des soins psychologiques et une réparation du préjudice.L’affaire a été placée en délibéré au lundi 10 septembre à 15h.

Correspondante Marie et Rédaction CTV

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