Vagabondage photo : Terrasse dans la RUE

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Vendredi 23 juillet. Quand on pense à Chalon dans la RUE des années passées, on voit des rues piétonnes pleines de gens, parfois trop, on voit des cours d’école pleines de spectacles, on voit sur la place de l’hôtel de ville des troupes s’animer, on s’arrête dans la Rue, écouter un musicien, un artiste, un peintre, un jongleur, un clown, des petites troupes (les Off du Off)…, on voit les Rues du Cœur de ville vivre, être Chalon dans la Rue. Quand ce vendredi, on parcourt le centre-ville, on circule bien certes, et on a le choix de la terrasse, du bar, tellement ils sont nombreux. En exagérant, on peut dire que la Rue est bar, est terrasse. Quelques intermittents égarés, un graffeur, un chanteur, un groupe africain, 2 ou 3 spectacles derrière les vitres de magasin… Quand on arrive place de l’Hôtel de Ville, la place terrassière, on aperçoit, devant l’église Saint-Pierre, sur un espace immense, deux intermittents en spectacle… ! Drôle d’impression. Il y a la Rue du Coeur de ville et d’un autre côté Chalon dans la RUE.

Certes 2021 ne peut ressembler à 2019, 2018, 2012, 2001 ni au premier festival initié, en 1987, par Pierre et Quentin avec le soutien fort du Maire de l’époque Dominique Perben… Il n’aura échappé à personne que depuis mars 2020, nous vivons, Covid oblige, des moments particuliers, masque, confinement, vaccin, déconfinement, Pass sanitaire, situation industrielle et commerçantes difficiles, bars, restaurants fermés, ouverts, fermés, vie culturelle fort réduite ou inexistante, vie scolaire (même si l’école est restée le plus souvent ouverte) et universitaire perturbée… Tout cela a fait annuler, en juillet 2020, CHALON DANS LA RUE. Pour cette saison 2021, qui a failli ne pas avoir lieu et où il a fallu s’adapter vite, on ne pouvait imaginer les rues piétonnes pleines de visiteurs se côtoyant, se touchant… sans masque… les spectacles ont donc été délocalisés du Cœur de ville (excepté l’île Saint-Laurent). De plus les inondations de la Saône, du jamais vu en juillet, n’ont pas facilité l’organisation. De plus samedi matin, forte tempête, des pluies, des spectacles annulés jusqu’à 18 h. Le soleil étant revenu, la Rue reprend sa vie samedi après 18 h. On peut imaginer le travail qu’ont dû entreprendre les organisateurs, les difficultés à gérer… Bravo à eux…

Il restera cependant une drôle impression de tout cela… un Nouveau Monde, la guerre contre le virus est loin d’être gagnée. Le variant Delta a bousculé l’idée que la pandémie était finie et a amené la France, mais aussi d’autres pays (quand nous parlons des mesures prises par l’état, par Macron, par le Président et le parlement, tout en gardant un sens critique, ouvrons les yeux sur nos voisins européens, sur les autres pays, comme la Tunisie qui manque d’oxygène et de vaccins) à prendre de nouvelles mesures, que certains jugent dictatoriales, avec des retours en arrière, masques, couvre-feu, confinement. On peut se poser la question de ce que nous réservent le variant Delta + et le suivant Oméga… Seule une unité nationale et internationale pourra rendre ces variants « insignifiants »… comme une gripette comme certains médecins et politiques le disaient au début de la pandémie en 2020. Tout cela doit nous faire réfléchir à ce que nous voulons de notre vie ensemble, à sortir d’un individualisme fort. Pas sûr… Quand jeudi on se promène rues piétonnes…, on a peu d’espoir, quand on va voir un spectacle, on reprend un peu espoir… Hélas le festival, les festivals ne durent qu’un temps…

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