Depuis le 24 novembre 2018 et jusqu’au 24 mars 2019, le musée Denon à Chalon propose une exposition sur les êtres fantastiques et les figures du monstre en Occident. Accessible à tous les publics, elle permet d’explorer la représentation de ces êtres fantastiques sous toutes ses formes. De l’époque mérovingienne à l’antiquité, au moyen âge en passant par une époque plus récente jusqu’à nos jours. Mathieu Pinette commissaire de l’exposition, nous fait réfléchir au sens des liens que nous tissons depuis la nuit des temps avec ces êtres fantastiques, tous si différents les uns des autres.

À partir de collections du musée Denon et d’autres fonds régionaux empruntés notamment aux musées de Beaune, Dijon, Autun ou encore Besançon. Le but de l’exposition est de montrer s’il existe encore un lien entre ces créatures d’autrefois et nos modes de vie actuels. Ont-elles toujours leur place au sein de notre culture ?

L’exposition se déroule en trois parties distinctes délimitées par le vert, le rouge et le blanc pour marquer les différentes époques.

La visite guidée s’ouvre sur une série de plaques-boucles mérovingiennes où y figurent des hippogriffes, animaux hybrides, fantastiques et « monstrueux » (d’apparence mi – cheval et mi- aigle). À cette période, l’animal est un symbole de protection pour celui qui a la chance de le porter sur lui. Une manière de s’approprier l’animal en question, ses pouvoirs, sa force.

Les animaux fantastiques n’ont pas toujours un rôle négatif, maléfique comme on le pense souvent à tort. Ils peuvent être dans une dimension favorable nous explique le commissaire de l’exposition, aussi Conservateur en Chef du Patrimoine. Ces êtres peuvent nous valoir du bien.

Si depuis l’antiquité (époque gallo-romaine), les créatures fantastiques sont perçues comme des divinités puissantes par leur monstruosité et leur exotisme. Au Moyen Âge, le monstre est l’incarnation du mal, de Satan… Il a donc ce double pouvoir qui est de protéger par exemple les édifices religieux comme les églises. Il protège, car il fait peur, mais il provoque l’effet inverse aux esprits défavorables qui lui voudraient du mal.

Jusqu’au début de l’époque contemporaine, au XVIIIème siècle, les monstres continuent à provoquer l’effroi comme l’amusement. Aujourd’hui encore, les films moyenâgeux, à suspense et d’épouvante font frémir le grand public. En définitive nous aimons jouer à nous faire peur.

L’exposition se termine par une série de photographies modernes après le moyen âge qui laisse apparaître des pistes sur notre monde actuel. Si l’on s’en tient à l’étymologie du mot. Le terme monstre, du latin monstrare signifie « montrer ». On montre le monstre, car il est autre, différent. Les photographies nous dévoilent des messages. Nous sommes tous des êtres fantastiques d’une certaine façon par nos différences. Une sorte d’éloge de la différence.

Quand, où ? :

Le musée est gratuit et ouvert à tous, tous les jours sauf le mardi. Adresse : 3 rue Boichot, Chalon-sur-Saône Site web : www.museedenon.com Tél : 03.85.94.74.41 – Commissaire d’exposition : Mathieu Pinette.

Le musée organise des ateliers gratuits pour le jeune public couplé d’une visite guidée.

  • Le jeudi 21 février et le vendredi 1er mars à 14h30 : «Dioramonstre» pour les 6/8 ans – Durée 2h : Création d’objets en plusieurs dimensions pour être accroché au mur. Fabrication d’une boîte ronde : tête, corps, pattes, griffes, ailes composeront votre monstre.
  • Le vendredi 22 février et le jeudi 28 février à 14h30 : «Chimère de papier» pour les 9/12 ans – Durée 2h : Réalisation d’un trophée de votre chimère en volume à partir de papiers colorés.
  • Le Vendredi 1er mars à 18h : Rencontre avec le commissaire de l’exposition – Durée 1h : Visite gratuite et commentée de l’exposition par le commissaire, Matthieu Pinette, Conservateur en Chef du Patrimoine.
  • Le Dimanche 10 mars à 15h30 : Visite commentée de l’exposition – Durée 1h30 – Gratuit jusqu’à 18 ans / 3.60€ par adulte.

Crédits photos : DG

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