Le Musical Hollywoodien, conférence de N. T. Binh

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Pendant le Festival des Chefs OP’ (28 février – 6 mars), cet après-midi jeudi 3 mars, c’est dans le petit théâtre de l’EDA, que N.T. Binh, critique de cinéma, membre du comité de rédaction de la revue POSITIF, producteur, réalisateur de documentaires, spécialiste des comédies musicales, auteur de livres sur Sautet, Bergman, sur le cinéma britannique…, souvent invité par l’association chalonnaise de cinéma La Bobine, tient, devant environ 70 sectateurs, une conférence sur Le Musical Hollywoodien, Histoire, Esthétique, Création. Sa conférence est basée sur son dernier livre Le Musical Hollywoodien

 

Cyd Charisse et Fred Astaire marchent côte à côte dans un parc nocturne. Ils traversent sans s’arrêter une piste de danse où évoluent des couples, puis se retrouvent seuls dans un espace éclairé par la lune, tandis que la musique a changé de mélodie. Ils ne marchent déjà plus et ne dansent pas encore. Ce moment iconique de Tous en scène (The Band Wagon, 1953), mis en scène par Vincente Minnelli, produit par Arthur Freed pour la MGM, chorégraphié par Michael Kidd sur une musique d’Arthur Schwartz, est exemplaire d’un genre, le musical classique hollywoodien, qui célèbre l’art de la transition entre un réel quotidien et un imaginaire magique, fantasmé, spectaculaire.
Comment ce genre cinématographique est-il né et a‑t-il évolué ? quelle relation garde-t-il avec ses origines théâtrales ? à quel point a‑t-il réussi à conjuguer la singularité d’une vision créatrice et la collaboration d’incomparables savoir-faire ? sous quelle forme se perpétue-t-il jusqu’à aujourd’hui ? Du Chanteur de jazz (1927) à La La Land (2016), en passant par le génie de Busby Berkeley, de Gene Kelly et de Bob Fosse, ou par les réflexions inédites de Ginger Rogers, cet ouvrage qui réunit les meilleurs spécialistes du musical tente de répondre à ces questions, en remontant aux sources de notre bonheur.

Ginger Rogers, Fred Astaire

Ouvrage sous la direction de N. T. Binh et José Moure, avec des textes de Rick Altman, Charlotte Aumont, Yosr Ben Romdhane, Pierre Berthomieu, Fanny Beuré, Francis Bordat, Marc Cerisuelo, Caroline Emmet, Beth Genné, Cécile Gornet, Martin Laliberté, Sarah Leperchey, Alain Masson, Adrienne L. McLean, Karen McNally, Benoît Rivière, Christian Viviani et un entretien inédit avec Ginger Rogers par Rui Nogueira.

 

Films montrés et décrits pendant la partie filmée, par CTV, de la conférence

N.T. Binh (Allo Ciné)

Tandis qu’il suit des études de médecine qui aboutiront à une thèse de doctorat, Nguyen Trong Binh intègre en 1979 la revue Positif dont il deviendra rapidement l’un des piliers. Usant du pseudonyme Yann Tobin, il y écrit notamment sur l’âge d’or hollywoodien, vers lequel vont ses préférences – il consacre d’ailleurs une monographie à Joseph L. Mankiewicz. Collaborateur de l’Encyclopaedia Universalis, il publie des livres sur des sujets aussi variés que le cinéma britannique, Ingmar Bergman ou encore Paris dans les films, et enseigne le Septième art dans différentes universités.

En 1990, N.T. Binh passe de l’écrit à l’écran en étant coscénariste de Printemps perdu d’Alain Mazars, un film qu’il produit via la société BLM (Binôme long-métrage), prolongement de Binôme, structure specialisée dans les films institutionnels et scientifiques qu’il avait créée en 1984.

N.T. Binh s’essaie à la réalisation en signant des documentaires dans lesquels ce spécialiste des comédies américaines prouve qu’il s’intéresse également aux cinéastes français. L’Atelier d’Alain Resnais est ainsi diffusé sur Arte, et Binh réalise pour le cinéma, en 2003, Claude Sautet ou la magie invisible, présenté au Festival de Cannes. La même année, il rejoint la société de distribution Les Grands Films Classiques.

Film « Les chercheuses d’or de 1933  » / Gold Diggers of 1933

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