CDLR 2022 : les choix des programmatrices

Les 2 programmatrices de ce 35e festival « Chalon dans la Rue »; Pauline Bance et Lucile Chesnais, nous présentent, leur année de travail (sans directrice, celle-ci, Nathalie Cixous arrive le 15 juillet) pour arriver à cette programmation, leurs coups de coeur, le côté pratique… Cie UndercloudsInertie / Akalmie CelsiusLabyrinthe / La ChaloupeOctobre / Les UrbainsdigènesCHANTIER ! La tournée du coq / Collectif Balle Perdue– I’m not Gisèle Carter / Pudding Théatre – Soupir.s / Cie D’un Ours Une pelleOlivier Debelhoir / Cie VagueHiatus 😐 Voir la totalité de la conférence de présentation du festival au public, aux Guinguettes, le 5 juillet Référence incontournable de la création en espace public, le festival Chalon dans la rue reflète l’actualité des arts de la rue. Chaque année, ce sont près de 160 compagnies françaises et internationales qui s’emparent de Chalon-sur-Saône. Les projets artistiques sont sélectionnés (Sélection Off), (Aube de la Création) ou programmés (Partis-Pris de Création) par l’équipe du festival. Aucune forme, aucune discipline n’est privilégiée. Les compagnies historiques se mêlent aux plus jeunes, les arts de la rue aux arts numériques, le spectacle vivant aux performances. Des créations interrogent la société, quand d’autres jouent les noctambules, contournent les “formats formatés”, proposent d’autres temporalités ou suivent des chemins plus classiques. La ville devient, 5 jours durant, un vaste terrain d’expression où s’imaginent de nouveaux modes de dialogues entre artistes, ville, œuvres et publics. 5 jours – 160 compagnies françaises et internationales – 1 000 représentations – 1 2 00 professionnels et programmateurs (Source – Chalon dans la Rue)

CHALON DANS LA RUE, 35ᵉ ÉDITION !

Du 20 au 24 juillet 2022  Après 2 années hors du temps, Chalon dans la rue s’ancre plus que jamais dans le monde de maintenant. Que de choses à vous dire, de liens à re-construire. 2022 marque le temps des retrouvailles, des créations sans détours et de nos premières amours. Les collectifs d’artistes retrouvent les cours, les déambulations investissent les rues, la Loupiote (Parc Georges Nouelle) s’ouvre au jeune public. La Place des Publics vous immerge au cœur du festival du petit matin jusque tard dans la nuit. Cette année, nous l’avons renforcée. Côté pile : la boutique, le bar et l’accueil public. Côté face : le collectif des Tanukis et leurs invités. Ils ont concocté pour vous une programmation endiablée composée de spectacles, de concerts et d’ateliers participatifs. Ils vous donnent rendez-vous chaque soir à 19h pour un cérémonial collectif et décalé. À Chalon dans la rue, nous créons une bulle pailletée où le public peut profiter et les artistes s’exprimer. La programmation est riche, foisonnante. L’Aube de la création vous invite le 20 juillet à ses parcours surprises de 2 à 3 maquettes de spectacles où vous ne saurez ni ce que vous allez voir ni où. Les 150 spectacles des Partis-pris de création (le IN) et de la Sélection Officielle (le OFF) investissent la ville et transforment Chalon-sur-Saône en une scène à ciel ouvert. Ce festival, nous le construisons pour vous et avec nos équipes, les artistes, nos partenaires, nos mécènesles bénévoles, le territoire et toutes ces forces qui gravitent autour de nous. C’est une œuvre collective. Nous avons hâte de vous la faire partager et de vous retrouver, dans ce monde d’après. Ce sera beau, ce sera bien, ce sera ensemble. Reprenons la fête là où nous l’avions laissée ! (source Chalon dans la RUE)

Tout le programme détaillé (cliquez)

Chalon dans la rue 2022 se présente aux Ginguettes

C’est sur la scène des Guinguettes que, ce soir du mercredi 5 juillet, l’équipe de « Chalon dans la Rue » présente la programmation 2022, devant un public nombreux. Lucile Chesnais et Pauline Bance mènent l’exercice avec brio, aidée par le comédien Fabien (Eric), caché dans le public, qui intervient posant des questions et racontant sa vie. Idée intéressante mais qui devient très vite lourde… la sobriété a souvent du bon…!
dans une dizaine de spectacles, des Chalonnais amateurs seront dans le public et interviendront.
La Directrice du Festival Nathalie Cixous (qui nous vient de Cergy) arrive dans une semaine… apparemment, l’équipe de Chalon dans la rue s’est bien débrouillé sans elle.
En vidéo, l’intégralité de la présentation avec, bien sûr Lucie, Pauline et Eric…!
Site officiel du festival

Boris Johnson annonce sa démission

Il s’est accroché jusqu’au bout avant d’être, finalement, renversé par son propre parti. Usé par les scandales, affaibli par une série de démissions sans précédent, le premier ministre britannique, Boris Johnson, s’est résolu, jeudi 7 juillet, à quitter le pouvoir, en annonçant sa démission en tant que chef du parti conservateur. Il restera premier ministre jusqu’à ce qu’un nouveau dirigeant soit désigné. « C’est clairement la volonté du Parti conservateur qu’il y ait un nouveau chef de file et donc un nouveau premier ministre », a-t-il déclaré à la mi-journée, lors d’une allocution de six minutes, devant Downing Street, se disant « triste » de quitter « le meilleur travail au monde ». Reconnaissant son échec, il a néanmoins jugé « qu’il serait dingue de changer de gouvernement, alors que nous réalisons autant de choses, que nous avons un mandat aussi vaste et que nous n’avons que quelques points de retard dans les sondages ». « Je suis immensément fier des réalisations de ce gouvernement : d’avoir réalisé le Brexit, réglé nos relations avec le continent, redonné le pouvoir à ce pays de faire ses propres lois », a-t-il salué. Après trois années turbulentes au pouvoir, marquées par le Brexit dont il était le champion, la pandémie de Covid-19, l’invasion russe en Ukraine et une inflation record, M. Johnson a assuré que celui ou celle qui lui succéderait aurait « tout [son] soutien ». Le calendrier pour l’élection d’un nouveau leader conservateur sera précisé la semaine prochaine, a-t-il ajouté. D’une popularité jadis inoxydable, Boris Johnson avait sombré dans les enquêtes d’opinion : selon deux sondages cette semaine, près de 70 % des Britanniques souhaitaient son départ. Le mois dernier, il avait échappé à un vote de défiance, 40 % des députés conservateurs refusant, cependant, de lui accorder leur confiance.  Les démissions et les appels au départ de M. Johnson s’étaient poursuivis jusqu’à son annonce jeudi, alors que Downing Street annonçait une série de nominations pour remplacer les ministres et secrétaires d’Etat démissionnaires. Le tout nouveau ministre des finances, Nadhim Zahawi, nommé mardi, avait appelé Boris Johnson à « partir maintenant », alors que la ministre de l’éducation, Michelle Donelan, nommée elle aussi mardi, annonçait sa démission, estimant qu’elle n’avait « pas d’autre choix ». Au total, une soixantaine de départs ont été annoncés au sein du gouvernement depuis mardi, dont cinq ministres, un exode d’une rapidité sans précédent dans l’histoire politique britannique.

Discours de politique générale d’Elisabeth Borne

« En m’adressant à vous, c’est à la France que je parle ». Il est 15h. Au sein du Palais-Bourbon, l’agitation a laissé place à un silence interrogateur. Comment la Première ministre, jugée parfois trop techno jusque dans ses propres rangs, va-t-elle s’en sortir face à une si large opposition ? Très vite, les premières huées pleuvent. Très vite, Elisabeth Borne montre qu’elle n’est pas du genre à se laisser déstabiliser. « Je sais combien nous sommes attendus. Je ne suis pas femme à me dérober, ni devant les défis, ni devant les débats », lance-t-elle. « Sauf pour le vote de confiance ! », balance la patronne du groupe La France insoumise, Mathilde Panot. Faute de majorité absolue, la Première ministre avait indiqué qu’elle n’engagerait pas sa responsabilité par un vote à l’issue des débats. Défendant le bilan du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, l’ancienne ministre du Travail assure, aussi, avoir entendu « le message » des électeurs aux législatives. « Par le résultat des urnes, ils nous demandent d’agir et d’agir autrement », dit-elle. « Une majorité relative n’est pas et ne sera pas le synonyme d’une action relative, elle ne sera pas le signe de l’impuissance […] Le compromis, ce n’est pas se compromettre, c’est accepter chacun de faire un pas vers l’autre. Bâtir ensemble ne signifie pas à renoncer à notre identité ». A droite, on se moque gentiment de ces quelques poncifs. « Et l’eau, ça mouille ! », ironise un député LR. Mais c’est du côté des insoumis que viennent la quasi-totalité des huées. Alexis Corbière et François Ruffin ne laissent que peu de répits à Elisabeth Borne. Elle ne laisse rien transparaître, fixe régulièrement ses opposants avec un léger sourire, comme par défi. Et poursuit, inlassablement. « Je ne corresponds peut-être pas au portrait-robot que certains attendaient. Cela tombe bien, la situation est inédite. Je n’ai pas le complexe de la femme providentielle », s’amuse-t-elle, « j’ai été ingénieure, femme d’entreprise, préfète, ministre… Mon parcours n’a suivi qu’un fil rouge : servir ». Contrant d’emblée les critiques sur son manque d’emphase au micro, elle ajoute : « Je ne suis pas une femme de grandes phrases et de petits mots […] Je crois en trois choses : l’écoute, l’action et les résultats ». Sur le fond, la cheffe du gouvernement coche les cases attendues : pouvoir d’achat, écologie, travail, sécurité, énergie, sans jamais éclaircir le flou du projet d’Emmanuel Macron. Elle appelle aussi le pays à reprendre le « chemin de l’équilibre » des finances publiques, et se fait de nouveau chahuter lorsqu’elle évoque (très brièvement) l’explosive réforme des retraites. « Oui, nous devrons travailler progressivement un peu plus longtemps », assure-t-elle, déclenchant une bronca à gauche. Elle se tourne cette fois vers Yaël Braun-Pivet, pour que la présidente de l’Assemblée nationale appelle au calme. Le duel avec les insoumis n’est pas terminé. Ces derniers l’appellent une nouvelle fois à un vote de confiance, en faisant claquer leur tablette. La Première ministre jette un regard noir vers leurs rangs et réplique. « L’heure n’est pas à nous compter, mais à nous parler. La confiance ne se décrète pas a priori, elle se forgera texte après texte. Car nous travaillerons en bonne intelligence, comme nous le demandent les Français ». Elisabeth Borne évoque ensuite son histoire personnelle. « Si je suis ici devant vous, Première ministre de la France, je le dois à la République. C’est elle qui m’a tendu la main en me faisant pupille de la Nation, alors que j’étais cette enfant dont le père n’était jamais vraiment revenu des camps », confie-t-elle, très émue, évoquant le suicide de son père déporté, quand elle avait 11 ans. Son discours, d’environ une heure trente, n’aura livré aucune surprise. Elisabeth Borne n’est toujours pas un tribun hors pair. Mais elle a montré qu’elle ne flancherait pas face aux critiques. Comme un avant-goût des nombreux débats à venir dans l’Hémicycle.

Le maire d’Angers, Christophe Béchu, nommé à la transition écologique

C’est donc Christophe Béchu qui prendra la succession d’Amélie de Montchalin à la tête du ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires. Déjà membre du premier gouvernement d’Elisabeth Borne, où il était ministre délégué chargé des collectivités territoriales, sous la double tutelle d’Amélie de Montchalin et de Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur, Christophe Béchu coche plusieurs cases. La nomination de cet ancien membre de l’UMP puis des Républicains, secrétaire général du parti de centre droit Horizons depuis le 9 octobre 2021, conforte l’alliance avec le mouvement d’Edouard Philippe, dont M. Béchu est un proche. Surtout, sa connaissance des collectivités territoriales – il est maire d’Angers et président d’Angers Loire Métropole depuis 2014 – est un atout pour la transition écologique déclinée au plus près des territoires. S’agissant de sa connaissance de l’écologie, Matthieu Orphelin, ex-député du Maine-et-Loire qui connaît bien l’homme, pour l’avoir « pratiqué » à Angers, dit de lui qu’« il est sensible à ces thèmes, l’un des plus sensibles même à droite ». « On a agi ensemble sur le plan vélo par exemple, qui a été développé à Angers. » C’est d’ailleurs dans cette ville qu’Edouard Philippe, alors premier ministre, était venu en septembre 2018 présenter le plan vélo national. Quand Amélie de Montchalin occupait le poste, avant sa défaite aux élections législatives, elle était au cinquième rang protocolaire. Après le remaniement, son successeur Christophe Béchu -pas forcément connu pour sa fibre écologique- tombe à la dixième position. Sa collègue Bérengère Couillard, nommée secrétaire d’État à l’Écologie figure quant à elle au 41e rang… sur 42. Dans ce nouveau tumulte, la nomination du maire d’Angers Christophe Béchu au ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires a vu ressurgir d’anciennes positions de l’ex-sénateur UMP/LR au sujet du mariage pour tous et des couples de même sexe.  L’homme politique s’était vivement opposé en 2013 au projet de loi porté par Christiane Taubira. “Quel principe plus important que celui qui consiste à se préoccuper des plus fragiles? Et c’est bien entendu autour de la notion de l’enfant que je considère qu’il y a une ruse avec nos principes”, expliquait l’ex-sénateur, qui craignait aussi ultérieurement l’ouverture à la PMA pour toutes (autorisée en 2021) et à la GPA. Il réclamait alors notamment un référendum sur la question du mariage pour tous.

Emmanuel Macron a convoqué un Conseil des ministres à 16H00 à l’Elysée ce lundi, quelques heures après la nomination du nouveau gouvernement, selon l’Elysée. A ce Conseil des ministres, pourrait notamment être évoquée la question de confiance que la Première ministre Elisabeth Borne peut poser à l’Assemblée à l’issue de sa déclaration de politique générale prévue mercredi. La cheffe du gouvernement n’a pas encore dit si elle engageait ou non sa responsabilité. Le directeur de la Croix-Rouge française, Jean-Christophe Combe, a été nommé lundi ministre chargé des Solidarités et des personnes handicapées, en remplacement de Damien Abad , visé par une enquête pour tentative de viols. L’exécutif faisait face à une pression croissante pour écarter du gouvernement M. Abad, venu des rangs de LR et visé par une enquête du parquet de Paris après la plainte d’une femme pour des faits remontant au premier semestre 2010. Olivier Véran quitte le ministère des relations avec le Parlement pour devenir porte-parole de l’exécutif. Il remplace Olivia Grégoire, qui est nommée ministre déléguée chargée de l’artisanat, du commerce, du tourisme et des PME. Franck Riester, jusqu’alors ministre délégué au commerce extérieur et à l’attractivité, devient ministre délégué chargé des relations avec le Parlement, en remplacement d’Olivier Véran. Marlène Schiappa , fidèle d’Emmanuel Macron, est nommée secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale et solidaire et de la Vie associative, a annoncé l’Elysée lundi. L’ancienne ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, 39 ans, l’une des plus médiatiques personnalités de la macronie, retrouve le gouvernement après l’avoir quitté après l’élection présidentielle. Le médecin urgentiste François Braun a été nommé ministre de la Santé et de la Prévention en remplacement de Brigitte Bourguignon, battue aux élections législatives, a annoncé l’Elysée lundi. François Braun, 59 ans, avait été chargé en juin par Emmanuel Macron d’une « mission flash » sur les carences de l’hôpital en France. Il est chef des urgences du centre hospitalier régional de Metz-Thionville et président du syndicat Samu – Urgences de France. La cheffe économiste de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) Laurence Boone a été nommée lundi secrétaire d’Etat en charge de l’Europe, a annoncé l’Elysée. Mme Boone, âgée de 53 ans, succède à ce poste à Clément Beaune. Ancienne conseillère économique du président François Hollande de 2014 à 2016, Mme Boone était également depuis janvier secrétaire générale adjointe de l’OCDE. Clément Beaune a été nommé lundi ministre délégué chargé des Transports, un portefeuille qui n’avait pas été pourvu dans le premier gouvernement d’Elisabeth Borne après le départ de Jean-Baptiste Djebbari. M. Beaune, 41 ans, ancien conseiller d’Emmanuel Macron à l’Elysée, était jusqu’alors ministre délégué chargé de l’Europe. Il était parvenu à se faire élire député à Paris il y a quinze jours. L’ancien préfet Jean-François Carenco a été nommé lundi ministre des Outre-mer en remplacement de Yaël Braun-Pivet, élue depuis présidente de l’Assemblée nationale, a annoncé l’Elysée dans un communiqué. Le nouveau ministre, qui a été notamment préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon (1996-1997) et de Guadeloupe (1999-2002), diplômé de l’Ena, présidait jusqu’à présent la Commission de régulation de l’Energie. Il remplace Mme Braun-Pivet, députée des Yvelines, élue mardi dernier présidente de l’Assemblée nationale.

Premier signalement au comité de suivi des violences sexuelles de LFI contre Coquerel

Sophie Tissier, militante de gauche et ancienne figure des « gilets jaunes », a annoncé dimanche avoir effectué un signalement au comité de suivi des violences sexuelles de LFI quant au comportement envers elle du député Eric Coquerel, élu cette semaine président de la commission des Finances de l’Assemblée. « Je viens de saisir le comité violences sexistes sexuelles CVSS de la FI afin d’entériner mon témoignage attestant des comportements inacceptables de Eric Coquerel. C’est une forme d’agression qui doit être dénoncée car cela entre dans le continuum des violences envers les femmes », a tweeté ce matin Sophie Tissier. [Sophie Tissier a porté plainte ce 4 juillet] Interrogé sur BFMTV, Eric Coquerel a de nouveau contesté tout comportement déplacé envers les femmes et amorcé une contre-offensive: « Je vais regarder le dossier, je vais voir. Je n’exclus pas de porter plainte pour diffamation », a-t-il dit. Par ailleurs, « le mouvement envisage maintenant de porter plainte sur tous les gens qui se répandent en calomnies (…) sur les réseaux sociaux ». « Je crois qu’il n’y aura pas de plainte (…), je crois que cela va faire pschitt », a-t-il poursuivi, soulignant que « même une cause juste comme #MeToo peut être instrumentalisée ». Il a enfin rejeté tout parallèle entre sa situation et celle du ministre Damien Abad qui fait l’objet d’une enquête judiciaire après une plainte pour tentative de viol. Si, selon lui, « le citoyen Abad a droit à la présomption d’innocence », sa qualité de ministre rendrait « préférable » qu’il quitte ses fonctions. Eric Coquerel a également défendu son innocence dans une tribune au Journal du Dimanche : « Je fais cette tribune pour affirmer que je n’ai jamais exercé une violence ou une contrainte physique ou psychique pour obtenir un rapport, ce qui caractérise la porte d’entrée d’un comportement délictuel dans le domaine des violences sexistes et sexuelles », y écrit Eric Coquerel, en se disant « obligé de prendre la parole pour la première fois ».

Macron roule des mécaniques au sommet de l’Otan

Emmanuel Macron s’est félicité mercredi 29 juin du «consensus» trouvé la veille sur l’adhésion à l’Otan de la Finlande et de la Suède après la levée du veto de la Turquie, à l’issue d’un entretien avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à Madrid. L’entrée dans l’Alliance atlantique de ces deux pays, qui «disposent de capacités robustes et interopérables», va «contribuer significativement à la sécurité de l’ensemble des alliés», a souligné le chef de l’État selon des propos rapportés par l’Élysée. Cette adhésion était bloquée par la Turquie, membre de l’Otan depuis 1952, qui accusait notamment Stockholm et Helsinki d’abriter des militants de l’organisation kurde PKK, qu’Ankara considère comme «terroriste». Mais, au terme de longues tractations, Recep Tayyip Erdogan a donné mardi soir son accord à leur entrée, ayant estimé avoir obtenu leur «pleine coopération» dans sa lutte contre le PKK. Au cours de leur entretien, Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan «ont tous deux souligné l’importance d’afficher un message d’unité et de force, face au bouleversement de l’ordre sécuritaire européen causé par l’agression russe» en Ukraine, a indiqué l’Élysée. Le président français a notamment interrogé son homologue sur «les dernières discussions turco-russes» pour rétablir un corridor d’exportation du grain ukrainien en mer Noire. Les deux dirigeants ont affirmé «vouloir poursuivre leur coordination, en lien avec les Nations unies, pour parvenir aux conditions permettant d’assurer la sécurité du port d’Odessa et des convois maritimes», selon la présidence.

Yaël Braun-Pivet, première femme élue présidente de l’Assemblée nationale

Elle est la première femme à occuper cette fonction sous la Ve République. La députée de la majorité présidentielle Yaël Braun-Pivet a été élue, mardi 28 juin, présidente de l’Assemblée nationale. L’Assemblée « a le visage de la France » et « les Français nous enjoignent de travailler ensemble, de débattre plutôt que de nous battre », a déclaré l’élue de 51 ans dans sa première prise de parole depuis le perchoir, devant son mari et ses cinq enfants en tribune. « Il faudra que nous soyons dans l’action, dans une action apaisée. Et le rôle du président de l’Assemblée nationale est aussi de maintenir un climat de débat apaisé entre les uns et les autres », a-t-elle insisté ensuite devant la presse. Ephémère ministre des Outre-mer et présidente de la commission des lois au Palais-Bourbon sous la précédente législature, celle qui était encore novice en 2017 a été élue au deuxième tour d’un vote des députés par 242 voix, soit la majorité absolue des suffrages exprimés qui était nécessaire. « Enfin ! Pour la première fois de son histoire, l’Assemblée nationale sera présidée par une femme », a félicité Olivier Véran sur Twitter, avant même l’annonce officielle du résultat. Plusieurs élus de la coalition de gauche Nupes ont fustigé mardi 28 juin la référence à l’Algérie française dans le discours inaugural du doyen RN de l’Assemblée nationale José Gonzalez, en ouverture de la nouvelle législature. Dans une brève allocution, l’élu des Bouches-du-Rhône, pied-noir né à Oran, a évoqué sa terre natale à laquelle il a été « arraché ». « J’ai laissé là-bas une partie de ma France et beaucoup d’amis », à l’indépendance de l’Algérie en 1962, a-t-il affirmé, s’interrompant un instant sous le coup de l’émotion. Le chef de file du groupe écologiste Julien Bayou s’est dit « heurté », même si le doyen a été « prudent et a évoqué son cas personnel ». « C’est vraiment problématique. Nous, on n’a pas applaudi. » « Le RN veut montrer patte blanche, mais ça explose dès le premier discours », a commenté sa collègue députée EELV Sandrine Rousseau. La présidente du groupe LFI Mathilde Panot a accusé le RN de faire « l’apologie de l’Algérie française et des crimes de la colonisation ». L’insoumis Thomas Portes a fait part de son « dégoût ». « C’était assez gênant », a aussi jugé le numéro 1 du Parti socialiste Olivier Faure devant la presse.

Borne consulte à tout-va, Abad visé par une plainte pour tentative de viol

Le chef de l’Etat a confirmé ce samedi sa « confiance » en la Première ministre Elisabeth « dans la durée », malgré le risque de blocage post-législatives, et lui a confié une nouvelle mission : sonder si un « accord de gouvernement » est possible. Au retour du président, jeudi, des sommets du G7 en Allemagne et de l’Otan en Espagne, Elisabeth Borne devra faire des propositions « pour une feuille de route » et « pour la composition d’un nouveau gouvernement d’action » qui sera mis en place « dans les premiers jours du mois de juillet », a indiqué Emmanuel Macron. Elisabeth Borne, premier ministre, accord, gouvernement De son côté, Sophie Taillé-Polian, vice-présidente des députés écologistes, a déjà assuré que son groupe ne rejoindrait pas la majorité présidentielle. Quant au patron du MoDem, François Bayrou, il ne pense pas que des « accords d’appareil » ou une « coalition » soient possibles avec des oppositions. Mi-juin, Mediapart avait publié, sous le prénom d’emprunt « Laëtitia ». le témoignage de la femme qui vient de porter plainte contre Julien Abad. En 2010, elle était alors présidente d’une fédération du mouvement de jeunesse du Nouveau centre, dont Julien Abad, député européen, était le président national. Le soir des faits, selon son récit, Damien Abad lui a « offert un verre » au fond duquel elle a vu « quelque chose » : méfiante, elle est allée recracher sa gorgée aux toilettes. Toujours selon ses dires, Julien Abad l’attendait derrière la porte et tout est allé « très vite » : l’eurodéputé l’aurait « poussée dans une pièce en face » puis aurait tenté de la contraindre à une fellation. « J’avais peur, j’étais sidérée. Je me suis débattue, je l’ai frappé dans le ventre », raconte-t-elle. « Laëtitia » dit avoir finalement pu « se défaire » de son agresseur présumé et sortir de la pièce grâce à l’irruption d’un convive. « Une nouvelle fois, je conteste avec la plus grande fermeté toute accusation de tentative de viol ou d’agression sexuelle », affirme Damien Abad dans une déclaration écrite transmise à la presse. « Je ne laisserai pas ces accusations mensongères et scandaleuses sans réponse. Dès ce jour, j’ai demandé à mes avocats de déposer une plainte en dénonciation calomnieuse ».