Incendie en Gironde : Emmanuel Macron promet des avions supplémentaires contre les feux

21 juillet – Emmanuel Macron a promis ce mercredi l’achat d’avions supplémentaires pour lutter contre les incendies, à l’occasion d’un déplacement en Gironde où il a rendu hommage aux pompiers qui font enfin ralentir les deux gigantesques incendies faisant rage depuis plus d’une semaine. « Merci à vous, merci infiniment ! » A La Teste-de-Buch, au bord du bassin d’Arcachon, où il est arrivé dans l’après-midi, le président a longuement rendu hommage aux sapeurs-pompiers, aux personnels de la Sécurité civile, aux forces de l’ordre, aux élus et à l’ensemble des personnes mobilisées contre le feu qui ravage la forêt située aux abords de la dune du Pilat​. Profitant de cette visite, Jean-Luc Gleyze et Xavier Fortinon, respectivement présidents PS des départements de Gironde ​et des Landes, ont réclamé dans une lettre ouverte au chef de l’Etat « une flotte (aérienne) plus conséquente, et une répartition territoriale adaptée ». La France va devoir « acheter plus » d’avions de lutte contre les incendies, est convenu Emmanuel Macron à La Teste-de-Buch.Les 22 avions dont est dotée la protection civile étaient « suffisants ces dernières années. (…) Est-ce qu’il faut en avoir davantage ? La réponse est oui », a-t-il jugé, soulignant que cette flotte augmentée serait européenne et appelant à « redéployer une stratégie industrielle » pour construire ces appareils.

Canicule : 42°C à Paris, 40 à Dieppe… nouveaux records de chaleur battus ce mardi dans le nord de la France

20 juillet. Pour la troisième fois depuis 1872, la température dépasse les 40 °C à Paris, et atteint 40,5 °C. Ce n’était pas arrivé depuis le 28 juillet 1947 et le 25 juillet 2019, où il avait fait 42,6 °C et 40,4 °C dans la capitale. 19 records mensuels de chaleur ont également été battus ou égalés dans l’après-midi, essentiellement dans les Hauts de France et la Normandie. L’ONU a appelé mardi à une « prise de conscience » des dirigeants face aux vagues de chaleur, alors que des records absolus de chaleur ont été battus lundi dans 64 communes françaises, avec 42,7°C, par exemple, à Beaulieu-sur-Layon (Maine-et-Loire). La canicule sévissait toujours mardi dans une large partie du pays. Une température de 40,5 °C a été relevée à Paris par Météo France, ce qui en fait la deuxième journée la plus chaude enregistrée dans la capitale depuis le début des relevés, rapporte BFMTV. « Après les 42,6°C du 25 juillet 2019 et les 40,4°C du 28 juillet 1947, la station de Paris-Montsouris vient d’atteindre les 40°C pour la troisième fois de son histoire ce 19 juillet 2022 », a annoncé le météorologiste Guillaume Séchet, sur Twitter. Le mercure a dépassé le même jour le seuil des 40°C au Royaume-Uni, une première dans ce pays. Une température de 40,2°C a été relevée à l’aéroport d’Heathrow, dans l’ouest de Londres, alors que les sapeurs-pompiers combattaient des incendies dans et autour de Londres, un brasier engloutissant plusieurs maisons, qualifié « d’incident majeur » par les autorités

CP Chalon : Soirées poétiques au jardin géobotanique

Chalon… Au fil de l’été

Du lundi 25 juillet au vendredi 5 août : Soirées poétiques au jardin géobotanique

 Après les Guinguettes au Port Villiers, les animations estivales proposées par la Ville de Chalon se poursuivent au parc géobotanique du lundi 25 juillet au vendredi 5 août. Venez-vous évader avec ces soirées du parc dédiées à la nature ! Grace aux différents spectacles proposés, ce petit coin au paradis vous fera voyager dans une ambiance.  Du 25 juillet au 5 août, des créations artistiques originales vous attendent au cœur du jardin géobotanique du parc Georges-Nouelle. Histoires extraordinaires narrées par des conteuses inspirées, balade musicale, berceuses pour adultes, visites du jardin en compagnie des experts des Espaces Verts, concerts et spectacles… l’effervescence de la ville laissera place à une ambiance paisible et féerique dans les allées de ce jardin que vous découvrirez sous un autre jour. Gratuites, ces représentations nécessitent pour la plupart une inscription préalable (03.85.90.50.90. du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h 30). Retrouvez le programme complet.
  • Lundi 25 juillet à 20 h : « Contes et savates », spectacle d’Anne Prost-Cossio et Vezio Cossio.
À partir de 6 ans – Sur inscription Madame Anselme, historienne spécialiste des légendes et anecdotes en tout genre, accompagnée de René Laplace, champion de savate française 1930 proposent de vous faire passer un moment inoubliable… Un duo totalement inattendu et réjouissant !
  • Mardi 26 juillet à 20 h : « Racines, contes d’arbres et de forêts », spectacle d’Emmanuelle Lieby.
À partir de 8 ans – Sur inscription Quand un arbre tombe, on l’entend, quand la forêt pousse, pas un bruit. Dans la forêt, quand les branches se querellent, les racines s’embrassent. Les racines… nos racines… vos racines…
  • Mercredi 27 juillet à 19 h et 20 h : « Un oiseau chante », spectacle musical interactif de Lydiane Curt Pitou et Louisiane Pillot.
De 0 à 6 ans – Sur inscription C’est l’anniversaire du petit Loriot, aujourd’hui c’est la fête pour tous les oiseaux ! Rendez-vous dans le jardin en chantant ce refrain… Petits et grands sont conviés au son des voix des 2L, la clarinette, de la guitare, du yukulele, des cloches et petits instruments.
  • Jeudi 28 juillet à 20 h : Visite guidée du jardin avec le service des Espaces Verts.
Sur inscription
  • Vendredi 29 juillet à 20 h : D’autres nouvelles des cents nouvelles nouvelles », spectacle d’Emmanuelle Lieby.
À partir de 16 ans – Sur inscription. Dans la nouvelle saison des Nouvelles des Cent Nouvelles nouvelles, vous serez transportés par le jaloux et la barbouillée, étonnés par un médecin malgré lui et vous bouillonnerez pour le charretier, l’orfèvre et sa femme. Laissez-vous donc chatouiller les oreilles…
  • Samedi 30 juillet à 20 h : « L’été tango », concert de Lyly and Co.
Violon, clarinette, violoncelle et contrebasse sont réunis pour vous proposer un programme autour de pièces d’Astor Piazzolla, de John Kember, d’Isaac Albéniz etc. Un beau voyage musical au pays du tango pour vous donner un peu de soleil au coeur.
  • Dimanche 31 juillet à 20 h : « Berceuses pour adultes », concert de Sidonie Dubosc et Morton Potash.
« Berceuses pour adultes », c’est un piano et une voix dans le crépuscule d’une chambre aux volets ouverts sur un jardin d’été. De l’aube à la nuit noire, Sidonie Dubosc et Morton Potash regardent la terre tourner, la vie s’aventurer et les robes se soulever. Ces chansons d’amour et de chair sont le coeur battant des premiers jours, le feu extatique des enlacements, la fantaisie des amoureux.
  • Lundi 1er août à 20 h : « Un oiseau m’a dit », spectacle d’Anne Prost-Cossio.
À partir de 10 ans – Sur inscription Venez-vous installer au frais, sous les arbres… et laissez Anne Prost-Cossio vous raconter leurs histoires qu’ils se transmettent de branche en branche… Saviez-vous qu’ils avaient autant à dire ?
  • Mardi 2 août à 20h : Visite guidée du jardin avec le service des Espaces Verts.
Sur inscription
  • Mercredi 3 août à 20h : « Portrait des miens » Concert de Sidonie Dubosc.
C’est le récit d’une jeune femme au milieu du chamboulement terrestre. Seule en scène avec son piano à pouce, elle chante les beautés, les amours et les petits riens qui maintiennent en vie. Entre ses mains, le cercle de bois qui résonne vous convie dans le cercle des familles du coeur, celui des retrouvailles et des réconciliations, des joies enfantines et des éternelles tendresses.
  • Jeudi 4 août à 20 h : « L’otite orphéolonique » – Concert Fanfare de rue.
Dans la grande famille des Orphéons, voici le plus petit des orchestres forains distillant encore artisanalement de la mélodie à l’accent jazz ! Une musique soignée, originale, joyeuse, festive, mais pas que… Venez aérer votre oreille, qu’elle soit externe, moyenne ou interne.
  • Vendredi 5 août à 20 h : Balade musicale par l’ensemble Artifices.
Tous publics – Sur inscription Quoi de plus réussi qu’un chant d’oiseau imité par une flûte ? Cet instrument doux et mélodieux sait s’envoler dans les aigus et rivaliser en prouesse avec le ramage de ces petits êtres ailés. Pour dialoguer avec ces sonorités, le violon, instrument don’t il a été dit que les ornements pouvaient figurer des trilles d’oiseaux…

Et toujours… la navette fluviale

Découvrez Chalon depuis la Saône à bord de la navette fluviale jusqu’au 21 août entre le Port Villiers (au bas des marches) et la prairie Saint-Nicolas (ponton). Du lundi au vendredi de 14h à 19h Les samedis et dimanches de 11h à 19h 10 places disponibles par trajet (aucune réservation possible) 2 € la traversée (gratuit pour les moins de 8 ans) Les départs peuvent être annulés si les conditions météorologiques sont défavorables. Plus d’infos : Christophe : 06.09.04.92.82 ; Cathy : 06.13.98.45.32.  

Macron reçoit le président des Emirats arabes unis

19 juillet – Emmanuel Macron a accueilli en grande pompe ce lundi le président des Emirats arabes unis, Mohamed ben Zayed al-Nahyane (MBZ). Les deux dirigeants devaient s’entretenir au cours d’un déjeuner avant de se retrouver dans la soirée pour un dîner d’Etat dans le cadre majestueux du Grand Trianon, à Versailles, en présence d’une centaine d’invités. La visite doit être marquée par « l’annonce de garanties émiraties concernant les quantités d’hydrocarbures (diesel uniquement) fournies à la France », qui « cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement dans le contexte du conflit en Ukraine », selon l’Elysée. Dominées par les hydrocarbures, les exportations émiraties vers la France ont atteint en 2019 un record absolu de 1,5 milliard d’euros, dont une grande partie de produits pétroliers raffinés, mais les Emirats ne fournissent actuellement pas de diesel au pays. Des signatures d’un accord stratégique sur les énergies du futur (hydrogène, énergies renouvelables), de contrats dans les transports et le traitement des déchets sont également prévues avant le départ de MBZ mardi. Les discussions entre les deux présidents devaient également porter sur leurs « efforts conjoints » pour renforcer « la stabilité et la sécurité » au Moyen-Orient, en particulier sur le dossier du nucléaire iranien, selon l’Elysée. Comme le veut la tradition, Emmanuel Macron remettra à MBZ les insignes de grand’croix de l’Ordre national de la Légion d’Honneur, et lui offrira en cadeau une édition de 1535 de la carte du géographe allemand Lorenz Fries de la péninsule arabique et du golfe. Cette rencontre « met en valeur les liens historiques entre les deux pays, mais aussi le potentiel pour une coopération plus poussée » entre eux, a indiqué le conseiller diplomatique de MBZ, Anwar Gargash.

L’Assemblée nationale a débute l’examen du projet de loi sur le pouvoir d’achat

18 juillet – L’Assemblée nationale a débuté ce lundi après-midi l’examen en séance du projet de loi sur le pouvoir d’achat, qui sera suivi d’un budget rectificatif. Le gouvernement l’assure, il est prêt à discuter avec les oppositions. Il n’a surtout pas le choix, en raison de sa majorité relative, qui lui impose de trouver des majorités de circonstance. S’il est prêt au « compromis », comme l’a affirmé Elisabeth Borne lors de son discours de politique générale, le gouvernement prévient que ce ne sera pas open bar. Le compromis, oui, mais à ses conditions. « Nous sommes prêts à écouter (les autres propositions), les entendre, à modifier nos propositions si d’autres sont meilleures. C’est l’esprit de compromis et l’esprit constructif qui m’anime aujourd’hui », a assuré en ouverture des discussions le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Mais « la seule ligne rouge », c’est « pas de baisse irréversible des taxes sur les énergies fossiles » qui serait « dommageable pour le climat ». « La majorité sera ouverte à toute proposition constructive. Simplement, nous n’entrons pas dans une logique de surenchère », « nous voulons le compromis, mais il ne se finance pas à coups de milliards », insiste Bruno Le Maire, qui ne veut pas de mesure « qui puisse dégrader les finances publiques ». C’est « le cadre clair », auquel tient le ministre, qui « voi(t) des espaces de compromis sur la revalorisation du travail et les carburants ». Concrètement, « il n’y a rien à rejeter a priori, à part les sujets comme la baisse de la TVA sur le carburant, ou la hausse du Smic », résume un conseiller ministériel. La première mesure étant demandée par le RN, la seconde par la Nupes.

Sarah, évadée du Veld ‘hiv, rescapée d’Auschwitz

A l’occasion de la Commémoration – 16 et 17 juillet – de la Rafle du Veld ‘Hiv, CTV vous propose de revoir un film réalisé il y a quelques années par Julien Peltier un membre de Typo, le média des lycéens de Bourgogne, « Histoires de ne pas oublier…! » sur le parcours de Sarah Montard.
Sara Montard (décédée cette année 2022) est arrêtée, en 1942, lors de cette rafle avec sa mère…! Puis en 1944, les deux femmes sont envoyées sur Auschwitz…!
Les 16 et 17 juillet 1942, la police française arrête 12 884 Juifs dans Paris et sa banlieue. Il fallait livrer des Juifs aux Allemands. Ces arrestations, suivies de déportation et la plupart du temps de mort, sont pratiquées uniquement par la POLICE FRANçAISE, pas de nazis, d’Allemands à l’horizon. A Paris (et pas en Province) la police, à la demande de pétain et de son gouvernement de Vichy, fait du zèle…elle arrête aussi les enfants, alors que les Allemands, les nazis ne le demandaient pas…!!!!. Tous ces policiers n’étaient antisémites, ils obéissaient aux ordres, disaient ils, certains avec beaucoup de professionnalisme, si on peut dire. Un petit nombre de commissaires, d’inspecteurs, de gardiens de la paix ont eu une réaction positive et courageuse de désobéissance à ses ordres infâmes de Vichy : ils ont prévenus des familles, sont venus et ont laissé 2h aux occupants pour fuir avant leur retour, n’ont pas enfoncé les portes fermées, ont oublié d’emmener les enfants. A l’issue de ces arrestations, les célibataires et les couples sans enfant sont envoyés au camp de Drancy. Les familles, 8 000 personnes, sont parquées au Vélodrome d’hiver (détruit en 1959). Après cinq jours et six nuits d’enfermement dans d’atroces conditions, elles seront conduites dans le Loiret et internées dans les camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers avant d’être menés dans des camps d’extermination. 3 000 enfants en bas âge sont séparés de leurs parents.
Sara (ou Sarah) Montard est arrêtée avec sa mère. Elles réussissent à s’enfuir du Veld ‘Hiv. Elles sont dénoncées par des bons français voisins. Elles sont déportées à Auschwitz. Elles réussissent à survivre, puis c’est la longue marche, l’arrivée au Lutétia à Paris. Sarah retournera à Auschwitz seulement en 2000 avec ses enfants. Puis elle accompagnera, chaque année, des lycéens au camp de la mort, témoignera dans les écoles (dont des collèges et lycées chalonnais). Elle accepte d’accompagner des lycéens de Typo qui réalise avec elle un magazine sur la Shoah et un film (que vous pouvez voir ci-dessous). Cette rencontre avec elle fut un très grand moment d’humanité, de force, de bonheur, de leçon de vie pour tous les participants de la mission et tous ceux qui l’ont rencontrée. Sarah nous a quitté en 2022. Depuis les années 2000, toute sa vie a été consacrée à témoigner pour « NE PAS OUBLIER…! « . Nous aussi « n’oublions pas ». Les Nazis ne sont pas toujours où l’on croit, n’est ce pas M. Poutine qui montre tout son talent de dictateur fasciste (Point de vue de CTV) en Ukraine…!!!

Ce 17 juillet, Emmanuel Macron la gare de Pithviers, lieu de mémoire de la Sohah.

Une gare comme témoin de l’horreur nazie : Le Président de la République inaugure ce dimanche 17 juillet un nouveau lieu de mémoire dans l’ancienne gare de Pithiviers (Loiret), d’où sont partis huit convois pour Auschwitz-Birkenau. « Cette gare, c’est le lieu où l’évènement français devient génocide européen. (…) C’est un lieu de mémoire unique en France », a lancé Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah, qui destine le lieu « principalement aux scolaires« . Ce lieu de mémoire est inauguré dimanche à l’occasion des 80 ans de la rafle du Vél d’Hiv (16-17 juillet 1942). Avec ce site de 400 mètres carrés, qui appartient toujours à la SNCF, le Mémorial souhaite « renforcer le travail » du Centre d’étude et de recherche sur les camps d’internement du Loiret (Cercil). Cette gare a ainsi été le deuxième site de déportation français après celui de Drancy (Seine-Saint-Denis). Au total, 16.000 Juifs ont été internés dans les camps voisins de Pithiviers et Beaune-la-Rolande ente 1941 et 1943. Une salle de la gare est consacrée à un reportage photo poignant, quasiment minute par minute, de la rafle dite « du billet vert », la première arrestation massive de Juifs en France. La police française avait convoqué et arrêté 3.700 Juifs étrangers le 14 mai 1941. Ils seront ensuite envoyés dans les deux camps du Loiret, avant de constituer le premier convoi vers Auschwitz-Birkenau en mars 1942, afin de vider les lieux avant les grandes rafles de l’été. « Ce qui s’est passé ici est directement lié à la rafle du Vél d’Hiv » en juillet 1942, insiste Olivier Lalieu, le commissaire de l’exposition. (sources diverses pour cette partie dont Wikipédia et Géo…) – Photos Pithiviers : Wikipédia

Macron en Vulcain du 14 juillet

Le chef de l’État a véritablement lancé son deuxième quinquennat ce jeudi en renouant avec l’interview présidentielle du 14-juillet. Sa première longue intervention médiatique depuis sa réélection, sans compter son allocution aux Français à la fin juin. L’occasion pour lui de dresser la feuille de route de son gouvernement face à des prévisions économiques moroses et dans un contexte international éruptif. Très offensif sur certains sujets, comme la polémique sur les Uber files ou la pénurie de main-d’œuvre qui pénalise les entreprises, Emmanuel Macron a dessiné les contours d’un été et d’un automne de réformes… quitte à lancer, rapidement, les hostilités à l’Assemblée nationale. Au programme, de celui qui se voit désormais en “Vulcain”, le dieu de la forge: une réforme du travail qui contiendra plusieurs volets de l’assurance-chômage au RSA en passant par la formation. La suite, entre plan de sobriété énergétique et réforme des retraites -des sujets particulièrement impopulaires- promet également de belles batailles politiques. De quoi souffler sur les braises de la campagne présidentielle et jouer la continuité malgré une majorité relative à l’Assemblée. Emmanuel Macron n’a pas souhaité gommer sa vision du marché du travail, quitte à l’exprimer de manière un peu abrupte. Revendiquant, de lui-même, sa “petite phrase” sur le fait de traverser la rue pour trouver un emploi, dégainée à un jeune chômeur il y a quatre ans, le chef de l’État a remis le couvert: “C’est encore plus vrai aujourd’hui.” Dans son esprit, la préservation du pouvoir d’achat des Français passe par le “plein emploi” et, donc, une large “réforme du Travail” dès les prochaines semaines. Sans donner les détails de ce projet, Emmanuel Macron a distillé quelques indices sur sa philosophie. Relevant les difficultés de nombreux secteurs à recruter, il a par exemple expliqué “entendre” ceux qui peuvent “trouver un autre métier” mais pas ceux qui comptent avant tout sur “la solidarité”. “Si derrière la réponse, c’est ‘je vais bénéficier de la solidarité nationale pour réfléchir à ma vie’, j’ai du mal à l’entendre parce que cette solidarité c’est ceux qui bossent qui la paient”, a-t-il lâché, en confirmant sa volonté de conditionner le versement du RSA aux bénéficiaires à un “contrat où chacun fait sa partie” pour “leur remettre le pied à l’étrier”.

Uber Files : « Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre ! » assume Macron

Emmanuel Macron « assume à fond ». En marge d’un déplacement dans l’Isère, le chef de l’État a déclaré « assume[r] à fond » son action contestée auprès d’Uber lorsqu’il était ministre de l’Économie, soulignant avoir agi à l’époque « pour créer des milliers d’emplois ». « Moi, je suis extrêmement fier […], il est très difficile de créer des emplois sans entreprises ni entrepreneurs », a renchéri le chef de l’État. « Je le referais demain et après-demain », a-t-il insisté. Dans le cadre des Uber Files, une enquête reposant sur des milliers de documents internes à Uber adressés par une source anonyme au quotidien britannique The Guardian et transmis au Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et à 42 médias partenaires, Le Monde s’est intéressé aux liens entre la société américaine et Emmanuel Macron à l’époque où il était ministre de l’Économie (2014-2016). S’appuyant sur différents témoignages et documents, dont de nombreux échanges de SMS, Le Monde conclut à l’existence d’un « deal » secret entre Uber et Emmanuel Macron à Bercy. Le quotidien fait état de réunions dans le bureau du ministre, de nombreux échanges (rendez-vous, appels ou SMS) entre les équipes d’Uber France et Emmanuel Macron ou ses conseillers, citant notamment des comptes rendus de réunions rédigés par le lobbyiste Mark MacGann. Sont pointées du doigt certaines pratiques destinées à aider Uber à consolider ses positions en France, comme le fait de suggérer à l’entreprise de présenter des amendements « clés en main » à des députés. La société Uber France a confirmé la tenue de réunions avec Emmanuel Macron : des rencontres qui « relevaient de ses responsabilités en tant que ministre de l’Économie et du Numérique supervisant le secteur des VTC ». Les oppositions ont continué, mardi, d’accuser le chef de l’État d’avoir défendu les intérêts d’Uber à l’époque où l’entreprise développait son implantation en France, alors que lui-même était ministre de l’Économie de François Hollande (2014-2016). « On introduit une espèce d’ambiance qui consisterait à dire que voir des chefs d’entreprise, en particulier étrangers, ce serait mal. Mais je l’assume à fond et en vous regardant ! J’ai vu des chefs d’entreprise, l’horreur ! Je les ai vus, ça a toujours été officiel, avec des collaborateurs. J’en suis fier ! S’ils ont créé des emplois en France, je suis hyper fier de cela », a plaidé Emmanuel Macron. « Comme le dirait un de mes prédécesseurs, cela m’en touche une sans faire bouger l’autre », a insisté le chef de l’État en référence à une phrase attribuée à Jacques Chirac.

Motion de censure: LFI tente d’apparaître comme la seule opposition à Macron

“Vous êtes, à cette fonction, une anomalie démocratique.” À la tribune de l’Assemblée nationale, ce lundi 11 juillet, Mathilde Panot a, sans surprise, tiré à boulets rouges sur Élisabeth Borne et son gouvernement pour défendre la motion de censure. “Il est logique que le refus de la confiance récolte défiance”, a déclaré la présidente du groupe La France insoumise au Palais Bourbon, qui ouvrait le bal des prises de parole avant le vote. “Vous prononcez, Madame la Première ministre, cinq fois le mot compromis, mais pas l’ombre d’un regret des cinq années passées”, a poursuivi la députée du Val-de-Marne, avant de revendiquer une forme de “clarification” et un “moment de vérité” au sein de l’opposition. “Ceux qui ne voteront pas cette motion de défiance seront les partisans de votre politique”, a-t-elle déclaré, citant notamment la retraite à 65 ans, la conditionnalité de l’accès au RSA ou encore le défi climatique. Un discours très offensif auquel la locataire de Matignon a répliqué du tac au tac. “Aujourd’hui, Mesdames et Messieurs les députés, nous pourrions être en train d’agir pour les Français. Au lieu de cela, nous débattons d’une motion de censure cousue de procès d’intention, qui fait obstacle au travail parlementaire et, de ce fait, à la volonté des Français”, a riposté Élisabeth Borne, se montrant aussi pugnace que son adversaire du jour. Ayant manifestement travaillé ses formules, la Première ministre s’est laissée aller à quelques jeux de mots. “L’avenir en commun [nom du programme de Jean-Luc Mélenchon] a été remplacé par l’invective en commun. La motion de posture a remplacé la motion de censure”, a enchaîné la cheffe du gouvernement, déclenchant quelques rires dans l’hémicycle, avant de poursuivre: “Contrairement aux signataires de votre motion de censure, nous nous portons des solutions, pas la dissolution”. Et Élisabeth Borne d’appeler les députés de l’opposition à se désolidariser de l’initiative de la NUPES: “Rejeter cette motion de censure, c’est respecter le vote des Français. C’est refuser l’instabilité. C’est accepter de juger le gouvernement sur les actes et sur les faits. Les Français nous le demandent”.

« Uber Files » : Emmanuel Macron accusé d’avoir œuvré en coulisses pour le géant du VTC

Des révélations qui pourraient être gênantes pour Emmanuel Macron . Du moins en ce qui concerne son rôle bienveillant envers Uber pendant deux ans entre 2014 et 2016. Le Monde et France Info dévoilent ce dimanche 10 juillet de nombreux documents internes à l’entreprise américaine qui montrent comment le ministre de l’Économie a agi en faveur du géant de la Silicon Valley. Alors qu’Uber fait l’objet d’enquêtes sur le plan pénal ou fiscal et que les taxis sont en colère, l’entreprise peut compter sur un soutien de poids, la figure montante du gouvernement, et ce contre l’avis de François Hollande ou de Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur. Nommé ministre de l’Économie fin août 2014, l’actuel chef de l’État reçoit au ministère quatre figures d’Uber : Pierre-Dimitri Gore-Coty (alors directeur Europe de l’Ouest), Mark MacGann (lobbyiste en chef pour la zone Europe, Afrique, Moyen-Orient), David Plouffe (ancien conseiller de Barack Obama et vice-président d’Uber), et le PDG de l’entreprise, Travis Kalanick. Quelques jours avant, la nouvelle loi Thévenoud encadrait encore un peu plus la possibilité de devenir chauffeur Uber. Les quatre hommes ressortent ravis malgré le contexte. « Spectaculaire, du jamais-vu », s’extasient-ils, selon les documents. Aujourd’hui, nos confrères, qui ont travaillé avec le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ), sortent ces documents qui ont été récupérés par le Guardian et qui devaient rester confidentiels, appelés donc « Uber Files ». Ce sont des dizaines de milliers de mails, fichiers PDF, présentations, tableurs, etc., écrits entre 2013 et 2017 (124.000 documents). Pour nos confrères, Uber a utilisé tout le lobbying possible pour « obtenir une dérégulation du marché ». Car au sein du gouvernement, Bernard Cazeneuve, qui possède la tutelle des taxis au ministère de l’Intérieur, ne voit pas son arrivée d’un très bon œil. Encore moins Manuel Valls, le Premier ministre, ou le ministre des Transports, qui se méfie du service. Ces documents tendent à prouver que l’actuel président de la République a opéré en tant que « partenaire », plus qu’un soutien envers l’entreprise. En dix-huit mois, Emmanuel Macron aurait eu pas moins de dix-sept échanges avec le PDG de l’époque, Travis Kalanick. Toutes les occasions sont bonnes pour Uber France afin de tirer parti de la situation et de permettre à Emmanuel Macron d’être un peu plus dans la lumière, à l’image du dépôt de bilan de l’entreprise Mory Ducros, où les chauffeurs auraient pu rejoindre les rangs du géant américain. Mais le projet n’aboutira finalement pas. Cependant, en coulisses, Emmanuel Macron fait tout pour aider Uber et promet dès la première rencontre avec le PDG du groupe de l’aider dans le dossier de la répression des fraudes, qui reproche à UberPop de présenter un service s’apparentant à celui d’un covoiturage. Finalement, les bureaux français du groupe seront perquisitionnés, ce qui agacera au plus haut point aux États-Unis. Aujourd’hui, la DGCCRF nie avoir subi de pressions du cabinet du ministre de l’Économie. Autre épisode en octobre 2015 : le préfet des Bouches-du-Rhône, Laurent Nuñez, prend un arrêté pour interdire Uber dans le département. Uber s’inquiète et demande à Emmanuel Macron de « comprendre ce qu’il se passe ». L’actuel chef de l’État répond qu’il regardera cela « personnellement », détaille Le Monde. L’interdiction disparaîtra, mais Laurent Nuñez nie avoir subi des pressions à l’époque auprès de nos confrères.