«Il n’y a pas de raisons qu’il y ait des règles différentes à Paris et à Marseille». Cette petite phrase prononcée par le ministre délégué aux PME, Alain Griset, n’est pas pour remonter le moral des restaurateurs parisiens. Constatant la colère et la détresse de leurs collègues Aixois et Marseillais, qui ont baissé le rideau depuis dimanche pour les quinze prochains jours, ils craignent de subir le même sort.

Invité de RTL ce mardi, Alain Griset a en effet laissé la question ouverte. «Il n’y a pas de raisons qu’il y ait des règles différentes à Paris et à Marseille. Il y aura un Conseil de défense qui se prononcera et ensuite le ministre de la Santé se prononcera. Moi, aujourd’hui, je n’ai aucun élément qui me permette de dire qu’il y aura une fermeture des restaurants», a-t-il répondu, restant évasif. Le doute ne semble pourtant plus permis chez les restaurateurs parisiens. «On a de moins en moins d’espoir. Je pense sincèrement qu’on se dirige vers l’annonce d’une fermeture, lundi», confirme David Zenouda, représentant de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) à Paris.

Selon le découpage annoncé la semaine dernière par Olivier Véran, la métropole Aix-Marseille, ainsi que la Guadeloupe, sont placées en zone d’alerte maximale, le plus haut seuil avec un taux d’incidence de 250 cas pour 100.000 habitants. Paris, sa petite couronne et dix autres villes (Lyon, Nice, Bordeaux, Lille, Toulouse, Saint-Étienne, Rennes, Rouen, Grenoble et Montpellier) sont pour l’instant en zone d’alerte renforcée. Mais les chiffres de la capitale frôlent ceux du sud de la France avec un taux d’incidence actuellement de 245,7, selon les dernières données de Santé Publique France, consultées par Le Figaro.

Un constat qui fait craindre le pire aux restaurants et tous se préparent, d’ores et déjà, à devoir cesser leur activité promptement. «On va travailler en flux tendu et samedi, au menu, il y aura peut-être moins de choix car les restaurants veulent éviter de faire les mêmes erreurs que lors de la première fermeture et ne refont pas leurs stocks», explique David Zenouda, décrivant un état d’esprit «très pessimiste».

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.