Un lundi de janvier, un lundi gris, dans la Grande rue, rue piétonne de Chalon, froide et déserte, comme souvent tous les lundis de pluie vous me direz… et puis des accords de guitare, une voix, des chansons qui redonnent une vie et une gaîté à cette rue commerçante…

Max, la vingtaine, est là avec sa compagne et leurs trois chiens… des chansons engagées ou plus classiques prises dans un large répertoire de Brassens, Boris Vian, Boby la Pointe à La Rue qui est à nous, en passant par ses propres chansons et le rap. Max chante très bien, avec beaucoup de conviction et d’émotion. Max a des idées, une conception du monde et un regard très critique sur ce monde capitaliste qui, vous l’aurez compris, n’est pas le sien.

Sa compagne, les 3 chiens et lui viennent de Paris, à pied, et vont en Espagne, vivre dans des communautés où la solidarité et le partage ont un sens. C’est ces valeurs que Max partage, vit et chante.

Max a connu la rue tôt avec sa mère. Il a essayé de te travailler dans l’animation sociale dans des centres d’accueil de jour pour SDF, mais le mode de fonctionnement était super normé et les gens, pour lui, n’étaient pas considérés comme des individus.

Puis il a retrouvé la rue. Il n’y vit pas trop mal de sa musique et quand il n’y a pas d’argent pour manger, il fait, comme beaucoup, les poubelles dans une société très généreuse dans ses déchets.

Trois chiens en plus à nourrir… des chiens qui sécurisent, mais aussi sont des vrais liens affectifs et surtout ils ne les jugent pas, comme hélas le font beaucoup d’humains de la ville avec « leur mépris, et parfois leur haine ».

Pour sa semaine à Chalon, il vit dans une forêt à St Marcel, à une heure à pied de ses rues piétonnes qui le font vivre et que lui anime et d’un certain côté fait vivre. Pas possible de rester dormir dans la ville… on le chasse, ici comme souvent ailleurs.

Max a actuellement réalisé ses deux rêves, « voyager et faire de la musique sur la route ». Il veut vivre dans une société plus simple, basée sur la production locale, l’autonomie alimentaire, les échanges non monétaires, dans des lieux alternatifs dans des écos-villages, des endroits de partage, de solidarité, d’apprentissage.

Max n’est pas religieux, mais il a la foi en la vie, l’Humain, l’Univers…

Il est libre Max !… bonne route… !

En début de reportage, une chanson écrite et composée par Max et en fin deux chansons interprétées par Max.

Max est un pseudo

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