Faites-le plein de protéines…!

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Épicés, salés, torréfiés petits amuse-gueules pour vos apéritifs. Avec ces délicieux insectes vous faites le plein de protéines. Devenez entomophages. Manger des insectes c’est en partie sauver la planète. Recommandé par la Food and Agriculture Organisation et l’ONU. Faites le plein de grillons, criquets, vers à soie, scorpions… le tout accommodé avec une sauce aigre-douce, sucrée, ou pimentée…Vous allez faire sensation…! Après le premier recul, faîtes le pas…c’est délicieux… Quand vous aurez pris cette bonne habitude…essayez les araignées…c’est plus difficile, plus répulsif…mais tout aussi excellent…

Rendez-vous Rue aux Fèvres… un magasin vous vend vos nouveaux apéritifs

Une lectrice nous signaleJ’aimerais juste apporter une petite précision : il est recommandé d’éviter la consommation d’insectes pour les personnes allergiques aux crustacés, mollusques et acariens, car ils sont porteurs des mêmes allergènes.

Le + de ChalonTV

Source http://www.sante-et-nutrition.com/proteines-insectes/

Les protéines d’insectes

Un enjeu mondial de l’alimentation

L’évolution actuelle de la démographie mondiale corrélée à la consommation croissante des protéines animales place la population face à une impasse nutritionnelle et écologique. Pour nourrir – et surtout mieux nourrir – l’ensemble des habitants de la planète, des solutions alternatives doivent donc être mises en place : valorisation des protéines d’origine végétale (céréales, légumineuses) et développement de solutions alternatives, notamment l’élevage d’insectes à grande échelle, comme le recommande l’Organisation Mondiale de la Santé depuis 2013.

Les insectes, quels atouts représentent-ils ?

Intérêts nutritionnels

Ces petites bêtes s’avèrent être de très bonnes sources de protéines (45 à 75% du poids sec), d’acides gras oméga 3 et 6, et de minéraux : fer, zinc, magnésium, cuivre, sélénium, etc. Selon l’espèce et l’alimentation des insectes, certaines de ces teneurs peuvent aller jusqu’à couvrir 100% de nos besoins journaliers en certains micronutriments.

Intérêts environnementaux

Sur cet aspect, les insectes tirent également leur épingle du jeu. En effet, l’élevage d’insectes possède une faible empreinte environnementale et hydrique en comparaison des élevages traditionnels. Il suffit de 2kg d’aliments pour produire 1kg d’insectes, quand il en faut 8 pour la même quantité de viande de bœuf. De plus l’élevage d’insectes produit très peu de gaz à effet de serre et est en mesure d’utiliser en circuit fermé les déchets organiques produits par d’autres animaux.

Autres intérêts

De nombreux composés issus des insectes peuvent être exploités : colorant naturel (rouge de cochenille) ou plastique dégradable (la chitine, biopolymère servant à la préparation de biomatériaux). Ils sont par ailleurs indispensables à la pollinisation.

Existe-t-il des dangers à manger des insectes ?

Consommés à l’état sauvage, les insectes peuvent être porteurs de parasites ou bactéries notamment s’ils sont consommés crus ou seulement lyophilisés. Les insectes peuvent également s’avérer toxiques suite à la consommation de médicaments, de pesticides ou encore de matières organiques. Ils contiennent par ailleurs certains facteurs antinutritionnels (acide phytique, tannins, …) pouvant impacter leur qualité nutritionnelle. Ces points font l’objet de mesures prophylaxiques de plus en plus rigoureuses en parallèle de la structuration des élevages.

Où en trouver ?

Malgré une réglementation qui ne permet pas encore la démocratisation de leur commercialisation en France, internet regorge de farines d’insectes et d’insectes séchés à consommer lors à l’apéritif ou encore sous forme de produits dérivés (pâtes par exemple). La réglementation actuelle qui concernerait les insectes appartient aux textes de la Novel Food (Règlement n°258/97 de la Commission Européenne). Ces règlements européens restent à ce jour imprécis quant à l’utilisation des insectes à destination humaine, mais l’autorisent à destination des animaux.

Malgré leurs intérêts certains, la barrière culturelle reste un obstacle de taille à la consommation d’insectes en France. Toutefois, au regard des enjeux mondiaux de l’alimentation, la tentation de les conseiller est évidente…. Alors, futurs gastronomes entomophages, bonne dégustation

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,

    Merci pour ces informations très intéressantes, et utiles, à une époque où il faut se poser les bonnes questions quant à l’avenir écologique de la planète.

    J’aimerais juste apporter une petite précision : il est recommandé d’éviter la consommation d’insectes pour les personnes allergiques aux crustacés, mollusques et acariens, car ils sont porteurs des mêmes allergènes.

    Merci

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