Benalla s’invite encore aux bons vœux de Macron

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Emmanuel Macron a adopté un ton pugnace et offensif lundi pour ses voeux 2019 en appelant à « l’unité retrouvée » des Français après la crise des « gilets jaunes », qui démontre que la France n’est « pas résignée ». Le chef de l’Etat a également utilisé des termes forts pour dénoncer « les porte-voix d’une foule haineuse » et affirmer, dans une allusion aux débordements des dernières semaines, que « l’ordre républicain sera assuré sans complaisance ».

« Je suis au travail (…) Je crois en nous », a conclu le président qui a présenté durant un quart d’heure ses voeux debout, sans pupitre, en agitant beaucoup ses mains. Ces deuxièmes voeux du quinquennat étaient très attendus au terme d’une année 2018 très difficile pour le président et l’exécutif, au plus bas dans les sondages après une succession d’épreuves, de l’affaire Benalla au conflit social des « gilets jaunes », en passant par les démissions de ministres de premier plan.

Il a mis en garde contre le « déni flagrant de réalité » dans lequel « nous nous sommes installés »: « On ne peut pas travailler moins, gagner plus, baisser nos impôts et accroître nos dépenses, ne rien changer à nos habitudes et respirer un air plus pur ». Le chef de l’Etat n’a pas fait de nouvelles annonces sociales, trois semaines après son allocution télévisée du 10 décembre au cours de laquelle il avait annoncé 10 milliards d’euros d’aides en faveur du pouvoir d’achat pour tenter de répondre aux demandes des « gilets jaunes ».

Si Alexandre Benalla a été licencié l’été dernier après sa mise en cause pour des violences le 1er mai, cela ne l’aurait pas empêché de garder contact avec Emmanuel Macron. L’ancien chargé de mission a affirmé à Mediapart, dimanche 30 décembre, avoir continué à échanger régulièrement avec Emmanuel Macron, via la messagerie Telegram. Des échanges qui durent depuis son licenciement au sein de l’Élysée.

Et ce n’est pas tout, Alexandre Benalla a pris soin de conserver la preuve de ces échanges. « Ça va être très dur de le démentir parce que tous ces échanges sont sur mon téléphone portable « , a-t-il déclaré dans cet entretien mis en ligne dans la nuit de dimanche à lundi. Des propos pour le moins étonnants étant donné que la présidence avait assuré ne plus entretenir aucun contact avec l’ex-chargé de mission, adjoint au chef de cabinet du président de la République, depuis son licenciement.

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